La CSN dénonce les listes d’attente au Centre hospitalier Pierre Le Gardeur
En manifestant devant le Centre hospitalier Pierre Le Gardeur, les militantes et militants de la CSN veulent alerter la population devant les longues listes d’attente pour se prévaloir des services d’imagerie médicale. Les radiologistes qui oeuvrent dans cet établissement public, et dans leur clinique privée située tout juste en face, sont particulièrement visés comme une partie importante du problème. Mais plus encore, les responsables gouvernementaux, soit l’Agence de la santé et des services sociaux de Lanaudière et le ministère de la Santé, sont fortement interpellés comme directement responsables de cette situation où la population est prise en otage.
La population doit subir des listes d’attente extraordinaires à cause d’une mauvaise organisation des services. Les radiologistes profitent de leur droit de pratiquer dans le privé tout en délaissant l’établissement public. Les conséquences sont nombreuses. Les listes d’attente s’allongent, en ne pratiquant que trois mammographies par jour, par exemple ou très peu d’échographies abdominales, les délais peuvent être de dix-huit mois. Comme on l’a vu dans un reportage de Radio-Canada, les patients à bout d’angoisse doivent se rabattre sur la clinique privée, moyennant déboursés supplémentaires. La non-utilisation des équipements du Centre hospitalier flambant neuf de Lachenaie, qui a coûté 150 millions il y a à peine deux ans, constitue un gaspillage honteux.
La CSN de Lanaudière invite donc la population à porter plainte au bureau du député, Monsieur Jean-Claude Saint-André, à l’Agence de la santé et des services sociaux de Lanaudière qui est responsable de l’organisation des services dans la région et au Ministre de la santé qui reste le premier responsable de cette situation. L’absence totale de contraintes pour ces spécialistes de la santé est au coeur de ce drame humain pour toutes ces personnes qui attendent un examen qui va leur dire, si oui ou non, elles sont atteintes d’une grave maladie.
Déjà la firme Raymond Chabot Grant Thorton, il y a peu de temps, dénonçait cette situation et concluait : « On ne peut laisser aux seuls radiologistes la détermination du niveau d’accessibilité aux services d’imagerie ». La CSN de Lanaudière est du même avis et croit que les responsables gouvernementaux doivent réagir. À défaut de quoi, l’efficacité de l’établissement public, voire sa survie, apparaît compromise.
Source : Conseil central de Lanaudière (CSN) – 22 juin 2006
Pour renseignements : Daniel Tessier, président (450) 759-0763