Syndicat des chauffeurs de la STL-CSN
Nouvelle convention collective
Les quelque 450 chauffeurs de la Société de transport de Laval, membres d’un syndicat affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), ont ratifié ce midi dans une proportion de 76,6 % l’entente de principe intervenue la semaine dernière.
La nouvelle convention collective, qui prendra fin en août 2010, prévoit entre autres des hausses salariales de 2,5 % par année, la mise en place d’un horaire de travail de quatre jours suivis de trois jours de congé, ainsi que diverses primes.
Ainsi, une prime de 50 cents l’heure sera versée aux chauffeurs travaillant le soir, à compter de 18 heures, tandis que le dimanche ils seront rémunérés à taux et quart. En août prochain, ils recevront une augmentation supplémentaire de 1 % pour cette seule année, qui s’ajoutera à celle de 2,5 % déjà prévue ; durant un an, la hausse salariale sera donc portée à 3,5 %.
Comité paritaire
La convention collective prévoit également l’instauration d’un comité paritaire pour gérer le temps de parcours des autobus. Celui-ci aura pour mandat de proposer les correctifs nécessaires aux horaires de parcours afin d’assurer un service ponctuel, fiable et sécuritaire. Pour la première fois, les chauffeurs auront donc leur mot à dire dans le fonctionnement des horaires, très stricts. Ils obtiennent aussi la garantie qu’aucune mise à pied ne sera effectuée pour la durée du contrat de travail.
Parmi les autres gains réalisés par le syndicat, notons le versement par l’employeur d’un montant supplémentaire de 0,5 % dans le régime de retraite. De plus, l’employeur défraiera dorénavant 70 % du coût de l’arbitrage médical au lieu de 50 %, puis assumera la moitié des frais de toute hausse de l’assurance collective.
Une excellente entente
Le comité de négociation et le président du syndicat, Richard Ouimet, se sont montrés particulièrement satisfaits des termes de cette nouvelle entente. « Le nouvel horaire de travail, la mise en place du comité paritaire et le fait que les salaires soient négociés pour cinq ans constituent, entre autres, de bonnes nouvelles », de noter Richard Ouimet.
Rappelons que la convention collective était échue depuis août 2003. Le 9 décembre 2005, les syndiqué-es avaient voté à 91 % en faveur d’une entente partielle qui leur donnait droit à des augmentations salariales rétroactives totalisant 5 % entre les mois d’août 2003 et juillet 2005. Par ailleurs, celle-ci prévoyait que les pourparlers en vue du renouvellement de la convention collective reprendraient en janvier 2006 pour les sujets laissés en suspens.
Source : CSN – 26 mars 2006
Pour renseignements : Richard Ouimet, président du syndicat : 514 743-9525 (cell.) ;