Des travailleuses et des travailleurs du CSSS des Sommets demandent le respect!
Le Syndicat en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Centre de santé et des services sociaux des Sommets, représentant les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inalothérapeutes, demande le respect pour ses membres. À deux reprises, l’employeur a blâmé les travailleuses pour le déficit important du CSSS des Sommets dans les médias. Il déclare que le déficit s’explique, en partie, par l’absentéisme important du personnel. Le syndicat réfute cette analyse.
Le mardi 29 mai, en soirée, la présidente du syndicat, Hélène Lalande, a déposé, lors du conseil d’administration du CSSS, une pétition de plus de 200 signatures provenant des travailleuses en soins infirmiers et cardiorespiratoires. Le syndicat a rejoint plus de 60 % de ses membres en l’espace de deux semaines. La pétition demande à l’employeur de les respecter.
Selon Hélène Lalande, une des causes de l’absentéisme est liée aux conditions de travail qui sont imposées à l’intérieur de l’établissement. « Le personnel n’est pas suffisamment reconnu », explique-t-elle.
La détérioration des conditions et du climat de travail a eu pour effet qu’en 2006, pour les 25 infirmières recrutées, il y a eu 28 départs. La présidente du syndicat ajoute : « Nous nous retrouvons avec des pénuries de personnel, mais l’employeur ne fait rien pour garder les travailleuses. Lorsqu’on constate des pénuries dans certains titres d’emploi, il faut être plus attentif et à l’écoute de son personnel. On ne peut pas décider du jour au lendemain de modifier les horaires de manière unilatérale, sans consultation, et penser que ça n’aura aucun effet. »
Madame Lalande précise que les emplois en soins infirmiers sont en demande partout dans la région et dans la province. « L’employeur doit modifier ses comportements pour retenir le personnel et attirer de nouvelles personnes. Nous voulons du respect, pas seulement dans les paroles, mais aussi dans les gestes au quotidien. »
L’utilisation des heures supplémentaires obligatoires de manière répétitive, même lorsque les besoins sont connus depuis un certain temps, crée de la frustration chez les infirmières et les infirmières-auxiliaires. L’employeur doit effectuer une meilleure planification de la main-d’uvre.
Les représentants du syndicat ont dû intervenir à plusieurs reprises pour que l’employeur cesse de harceler les travailleuses en congés de maladie. Hélène Lalande ajoute que si l’employeur veut moins d’absences pour cause de maladie, il doit modifier sa façon de traiter le personnel.
Le syndicat se dit impatient de prendre connaissance des conclusions du rapport de la firme engagée par l’Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides. Cette firme a pour mandat d’analyser la situation budgétaire du CSSS des Sommets et de faire des recommandations pour corriger la situation.
Le syndicat souhaite être impliqué activement pour s’assurer que le tout se fasse dans le respect des personnes uvrant tous les jours avec la clientèle du CSSS des Sommets. Il revendique la formation d’un comité paritaire pour étudier les solutions de redressement budgétaire.
Source : CSN – 30 mai 2007
Pour renseignements : Hélène Lalande, présidente du Syndicat en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Centre de santé et services sociaux des Sommets CSN tél. : 819 324-4060 Pierre Morabito, conseiller syndical CSN, région des Laurentides téléavertisseur : 1 800 363-3781