La CSN appuie le dépôt de la pétition par l’Association des services de garde en milieu scolaire à Jean Charest
La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a participé ce matin, avec l’Association des services de garde en milieu scolaire, à la remise de la pétition de près de 25 000 signataires au premier ministre Jean Charest, pour dénoncer l’augmentation des tarifs en service de garde de 5 à 7 $ par jour, à compter de septembre prochain. Cette décision du gouvernement Charest n’a fait l’objet d’aucune consultation. « Avec cette augmentation de 40 % des frais de garde, ce sont les familles qui seront pénalisées. Les parents assumeront dorénavant 70 % du coût total du service de garde au lieu du 50 % actuel. C’est inacceptable ! », a déclaré la présidente de la CSN. Rappelons que, actuellement, le coût total d’une place en service de garde en milieu scolaire est d’environ de 10 $ par jour.
Claudette Carbonneau a indiqué que les travailleuses et les travailleurs des services de garde en milieu scolaire syndiqué-es CSN ont contribué à faire signer la pétition aux parents utilisateurs de ces services. « En augmentant les tarifs, le gouvernement Charest semble oublier que les services de garde en milieu scolaire s’adressent à des jeunes enfants, dont une partie d’entre eux seront probablement pénalisés par cette décision et risquent de se retrouver la clé au cou », a soutenu la présidente de la CSN.
La présidente de la CSN a également indiqué que le gouvernement libéral, loin de se satisfaire d’une augmentation de 2 $ des services de garde en milieu scolaire et dans les centres de la petite enfance, peut, en vertu de la loi 32 adoptée à toute vapeur en décembre dernier, indexer unilatéralement les frais de garde à tout moment. De plus, le ministre de l’Éducation, Pierre Reid, ajoute l’insulte à l’injure en indiquant que les 66 millions de dollars qu’il va chercher dans les poches des parents seront réinvestis dans les services éducatifs et non pas dans la qualité des services de garde en milieu scolaire alors que les besoins sont criants. « Malheureusement, la priorité de ce gouvernement semble être les baisses d’impôt d’abord, les enfants passent ensuite ! Nous invitons Jean Charest à revoir ses priorités et à faire de la famille une préoccupation majeure de son gouvernement », a déclaré Claudette Carbonneau.
Des millions de dollars économisés au gouvernement fédéral
Par ailleurs, la CSN a rappelé que le gouvernement du Québec demande aux parents de mettre la main dans leur proche alors qu’il existe une iniquité qui n’a jamais été corrigée depuis l’instauration de la politique familiale québécoise. « Nos travaux avec des fiscalistes révèlent que c’est au bas mot 400 millions de dollars qui ont été économisés par Ottawa depuis l’instauration de la politique familiale au Québec », a soutenu Claudette Carbonneau.
De plus, selon la présidente de la CSN, si les familles québécoises utilisaient le maximum de la déduction fiscale fédérale qui se situe à 7 000 $ pour les frais de garde, c’est une somme de 160 millions de dollars qui pourrait être récupérée pour l’année en cours et pourrait servir à bonifier l’ensemble de la politique familiale québécoise, y compris le soutien à accorder aux familles dont les enfants ne fréquentent pas les services de garde.
La CSN est l’organisation syndicale qui regroupe le plus grand nombre de travailleuses et de travailleurs dans les services de garde.
Source : CSN – 05-02-2004
Pour renseignements : Nicolas Girard, Service des communications de la CSN, (514) 598-2264, cell : (514) 605-9961