La journée internationale des femmes du SCRC
Le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC-CSN) tenait, le 8 mars, une activité pour rappeler, entre autres, que les femmes à l’emploi de l’institution fédérale subissent encore un traitement inégal par rapport à celui des hommes.
L’épreuve des faits
Un très grand nombre de femmes sont privées de sécurité d’emploi et vivent sous le joug de la précarité. Dans nos effectifs réguliers, c’est-à-dire, les personnes qui travaillent à longueur d’année et sont donc à plein temps : sur un total de 1 151 personnes, 722 sont des femmes. Le taux de permanence des femmes n’est que de 66 % comparé à 88 % chez les hommes. De nos 722 femmes, 77 presque 11 % sont contractuelles et 168 temporaires soit 24 %.
Total des femmes sans sécurité d’emploi : 245 ou encore 34 % de nos effectifs réguliers.
Chez les hommes les chiffres correspondants sont 51 et 11,9 %.
Sécurité d’emploi
Des permanences, si oui tant mieux, mais pas nécessairement. À tout le moins, pourquoi pas une sécurité d’emploi qui après un temps donné, reconnaîtrait l’expérience acquise, les aptitudes et les compétences développées. Passé un certain cap, l’accès à de nouveaux contrats, bref du travail serait offert même si l’émission disparaît, est remplacée par une autre, change de titre ou est modifiée. Fini le syndrome du « char neuf », finie la mise au rancart, finie l’ère de l’employée jetable.
Par ailleurs, un grand nombre de nos femmes, y compris des permanentes, continuent d’être mal traitées au plan salarial où elles n’ont même pas encore droit à l’égalité salariale en dépit d’engagements solennels et personnels de la haute-direction. Le système de rémunération injuste, inéquitable, on connaît. Au chapitre des revenus globaux annuels, le revenu moyen des hommes était en novembre 2005, 21 % plus élevé que le revenu féminin moyen. Quant on regarde la rémunération additionnelle, toutes primes confondues, l’écart moyen défavorable aux femmes se chiffre à 6 000 dollars par année.
C’est le même employeur qui se pique de figurer pour une deuxième année consécutive dans l’édition 2005 du Palmarès des 100 meilleurs employeurs du Canadapubliée par Mediacorp Canada Inc.
OUI c’est le même employeur qui refuse de donner un plus grand accès à la sécurité d’emploi en général à nos membres peu importe le sexe.
Changer de visage, d’air et d’âge ; se faire dire que l’on n’a plus d’avenir à Radio-Canada après y avoir uvré 3, 10, 20 ou 30 ans, NON MONSIEUR, madame parfois, pas question ! Nous avons un passé et à présent dès maintenant , nous voulons un avenir ICI à Radio-Canada.
Permanentes, contractuelles et temporaires, nous exigeons le droit à une véritable carrière à Radio-Canada, une certaine sécurité d’emploi en production, en ondes, et aussi à des postes supérieurs et à des fonctions enrichies.
Source : CSN – 8 mars 2006
Pour renseignements : Robert Fontaine président du SCRC : 514-842-4020