Rejet du projet de convention de l’employeur
Conflit de travail chez SICO ? Les syndicats misent sur « la conciliation de la dernière chance »
Réunis en assemblée générale hier à Drummondville, les 160 travailleuses et travailleurs des usines de fabrication de peinture SICO de Beauport (Québec) et de Longueuil ont rejeté dans de très fortes proportions le projet de convention collective qualifié de final par leur employeur.
Membres de syndicats affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), les employé-es de Beauport et de Longueuil se sont prononcés, à scrutin secret, à 92,5 et 91,6 pour cent contre l’offre de leur employeur.
À Beauport et Longueuil, les syndiqué-es ont déjà voté à l’unanimité et à 97 pour cent en faveur du déclenchement de la grève générale au moment jugé opportun. Avant d’exercer ce droit, les représentants des deux syndicats souhaitent que le conciliateur affecté à leur dossier les convoque rapidement, ainsi que leur employeur, pour « la conciliation de la dernière chance. »
Litiges
Les négociations achoppent particulièrement sur les augmentations de salaire et le régime de retraite.
La convention collective est échue depuis le 31 octobre dernier.
Les syndicats CSN avaient nolisé des autobus pour permettre à leurs membres de Beauport et de Longueuil de participer à la même assemblée générale faisant le point sur les négociations. Les votes étaient distincts.
Le syndicat de Beauport regroupe 70 travailleurs. Celui de Longueuil en représente 90.
Source : CSN 02-04-03 — Renseignements : Yvan Brault, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de SICOBeauport (CSN), (418) 661-8617. Normand Dubé, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de SICOLongueuil (CSN), (514) 926-6101.