Les membres du Syndicat des employé-es de bureau du cimetière Notre-Dame-des-Neiges (CSN) entameront à compter de ce matin, 8 h 30, trois jours de débrayage, à l’entrée principale du cimetière, 4601, Côte-des-Neiges, à Montréal. Une ligne de piquetage se tiendra à cet endroit de 8 h 30 à 14 h 30 ce vendredi. Il s’agira du troisième débrayage en moins de deux semaines de la part du syndicat qui blâme le négociateur nommé par l’employeur dans ce dossier de vouloir retarder la négociation. De plus, l’employeur a retiré certains éléments sur des clauses que le syndicat croyait réglées. Les parties syndicale et patronale avaient entamé une nouvelle ronde de trois jours de négociation en vue du renouvellement de la convention collective, en présence d’une conciliatrice. Enjeux Le syndicat reproche à l’employeur de vouloir sabrer dans les conditions de travail existantes. Celui-ci cherche, entre autres, à rendre les horaires de travail plus flexibles, allant jusqu’à une plage horaire de sept jours. Cela aurait un effet néfaste sur la conciliation famille-travail. De plus, l’employeur ne veut pas respecter l’ancienneté dans l’octroi des postes et dans l’ordre des mises à pied. En demande sur plusieurs autres clauses de la convention collective, la partie patronale veut aussi diminuer la commission des conseillers aux préarrangements. Ce groupe d’employé-es veut notamment atteindre l’équité de traitement avec leurs confrères cols bleus. Pensons, entre autres, à l’obtention d’une meilleure sécurité d’emploi et la création d’un véritable régime de retraite. La convention collective des 29 salarié-es de bureau est échue depuis le 31 décembre. Rappel des faits En février, les membres du syndicat avaient été unanimes à rejeter, à scrutin secret, le projet de convention collective de leur employeur. Le 20 mai, le comité exécutif syndical a obtenu un mandat de recourir à la grève au moment jugé opportun dans une proportion de 95 %. Les syndiqué-es ont débrayé une première fois quelques heures, le lundi après-midi 1er juin. Mécontents de leur employeur lors des négociations du 3 juin, ils ont à nouveau dressé les piquets de grève, mais pour une période de trois jours, les 5, 6 et 7 juin. Les salarié-es ont aussi distribué des tracts sur les enjeux de cette négociation lors de la commémoration du 180e anniversaire de bénédiction et de célébration de la messe dans la basilique Notre-Dame, le dimanche 7 juin.