Au Québec il y a un thème récurrent à chaque campagne électorale : la Santé. C’est encore le cas pour l’élection de 2026. Tous les partis politiques souhaitent améliorer l’accès aux soins et proposeront des solutions. Au quotidien, les soins et les services sont offerts par le personnel et les professionnels de la santé et ce sont à ces soignants que la population souhaite accéder.
Au cours des dernières années, de nombreux secteurs d’activité ont souffert d’une pénurie de main-d’œuvre et le domaine de santé et des services sociaux n’y échappe pas. Les promesses électorales qui sont formulées sans d’abord tenir compte de cet enjeu ne sont pas crédibles.
Un rapport récent de la Commissaire à la santé et au bien-être du Québec a clairement identifié cette pénurie. Le rapport gouvernemental sur l’État d’équilibre du marché de l’emploi 2026 identifie plusieurs professions de la santé qui connaissent une pénurie dans toutes les régions du Québec. Ces données doivent être au cœur de tout diagnostic visant à évaluer l’accès aux soins et surtout être la base de toute solution pour l’améliorer. Ignorer cette pénurie ne fera que mettre une pression additionnelle sur ces travailleurs et ces équipes déjà très sollicités et en bout de ligne créer de l’insatisfaction dans la population.
Aujourd’hui, nous nous unissons pour demander à tous les partis politiques de reconnaître la pénurie de main-d’œuvre et s’engager à mettre sur pied, dès les premiers mois suivant l’élection, une grande réflexion nationale réunissant les partenaires qui représentent les travailleuses et travailleurs de la santé touchés par la pénurie : médecins de famille, infirmières, infirmières praticiennes spécialisées, pharmaciens, professionnels en soins et personnel du réseau, ordres professionnels, syndicats ainsi que les établissements d’enseignement, les associations étudiantes et représentants des patientes et patients. Cette réflexion devra permettre l’adoption de solutions qui inciteront les gens à choisir les professions du domaine de la santé et des services sociaux et d’y demeurer par la suite, de
telle sorte que le système public de santé et des services sociaux puisse répondre aux besoins de la population.