Préparation d’un plan d’action pour débattre des enjeux électoraux dans les syndicats
Le CCMM-CSN donne son appui au collectif « D’abord solidaires »
Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) donne son appui au collectif « D’abord solidaires », récemment créé pour élaborer un programme d’éducation politique sur les enjeux soulevés par la montée des idées de droite sous l’impulsion de partis qui proposent des politiques néolibérales.
Lors de l’assemblée générale du conseil central, hier soir, les délégué- es ont voté en ce sens et invité les syndicats affiliés à faire signer la déclaration d’appui du collectif auprès de leurs membres. En outre, le CCMM- CSN a adhéré au plan d’action de « D’abord solidaires » et s’est engagé à élaborer des outils pour que les syndicats puissent organiser des débats sur les enjeux électoraux au cours de la prochaine campagne.
Pour le CCMM-CSN, la montée de l’ADQ et la morosité qui s’est installée au Québec, en regard des partis traditionnels et de la « chose politique », a de quoi inquiéter. « Les partis traditionnels profitent du désabusement des citoyennes et des citoyens à leur égard pour faire la promotion d’idées de droite ou, pire encore, pour les mettre en oeuvre », a expliqué le président du conseil central, Arthur Sandborn. Au cours des dix dernières années, autant à Ottawa qu’à Québec, les gouvernements ont appliqué des recettes néolibérales comme la signature de deux traités de libre-échange, les réformes successives au programme d’assurance-chômage ainsi qu’aux réseaux de l’éducation et de la santé et à l’aide sociale. Il est normal que le niveau de confiance et de crédibilité des citoyennes et des citoyens à leur endroit soit en chute libre.
« L’arrivée de l’ADQ sur la scène politique, en particulier lors des dernières élections partielles, assombrit davantage le paysage politique en raison du programme qu’elle propose », a-t-il poursuivi.
Depuis son dernier congrès, en novembre 2001, le conseil central travaille à la construction d’une alternative politique au Québec et s’est engagé dans les travaux conduisant à la réforme du mode de scrutin. Ce n’est pas d’hier que le CCMM-CSN appuie l’émergence d’alternatives politiques aux partis traditionnels pour tenter de remettre la question sociale au premier plan. Le FRAP et le RCM, au secteur municipal, le MEMO, au niveau scolaire, sont autant de formations appuyées par le conseil central depuis les trente dernières années. Lors de l’élection partielle dans la circonscription de Mercier, en 2001, le conseil central a aussi appuyé activement la candidature indépendante de Paul Cliche.
« Nous croyons, encore aujourd’hui, que le temps est venu de travailler à construire une alternative de gauche au Québec, a affirmé Arthur Sandborn. Pour nous, la création du collectif « D’abord solidaires » n’est pas en contradiction avec cette démarche parce qu’il s’est donné le mandat de faire de l’éducation politique autour des idées de droite qui émergent et de produire des outils d’information pour que les citoyennes et les citoyens puissent faire un choix éclairé lors des prochaines élections québécoises.
« Pour alimenter les débats dans nos milieux de travail, nous produirons également des outils que nous mettrons à la disposition de nos syndicats, tout comme ceux de D’abord solidaires. »
Le CCMM-CSN représente plus de 85 000 travailleuses et travailleurs dans quelque 575 syndicats présents dans 1200 lieux de travail.
Source : CCMM-CSN 06-02-03 Renseignements : Arthur Sandborn, (514) 598-2003