Première convention collective chez Transport A. Bergeron et fils et Transport Lauriss Vallières
Réunis en assemblée générale ce dimanche 2 février, les camionneurs de Transport A. Bergeron et fils ont voté à 86.6 pour cent en faveur de leur tout premier contrat de travail. Leurs confrères de l’unité du garage et pièces ont également accepté les dernières offres patronales, dans une proportion de 88.2 pour cent .
Pour leur part, les camionneurs de Transport Lauriss Vallières, de La Sarre, ont imité leurs confrères d’Amos en donnant leur aval à 85.7 pour cent aux termes et conditions de leur première convention collective.
Augmentations de salaires
Le contrat de travail de ces 140 syndiqués, membres du Syndicat national du transport routier (FTPF-CSN) se terminera le 31 décembre 2005. Il prévoit les augmentations générales de salaire suivantes:
CAMIONNEURS
À compter de la date de signature, pour l’année 2003 : 1.5 pour cent;
le 1 erjanvier 2004 : 2 pour cent;
le 1 erjanvier 2005 : 2 pour cent.
- Le taux d’attente actuel de 10.02 $ est ajusté à 14.76 $, ce qui représente une augmentation de 47.3 pour cent.
- Le taux horaire actuel de 14.54 $ est ajusté à 15.37 $ ce qui représente une augmentation de 5.7 pour cent.
Dorénavant, les routiers se voient garantir un taux horaire minimum de 15.37 $ pour toutes les heures de service et de conduite accomplies dans une même semaine de travail. À l’échéance de la convention collective, le taux atteindra 16.09 $ l’heure. Un routier qui remplit sa semaine normale de travail reçoit un revenu minimum de 922.00 $ hebdomadairement. De plus, le routier à qui on attribue une route à conditions routières normales peut atteindre un taux de 16.50 $ l’heure en tenant compte des taux de kilométrage parcouru.
GARAGE ET PIÈCES
Les salarié-es de garage et pièces bénéficient des augmentations générales de 1.5 pour cent le 1 erjanvier 2003, 2 pour cent le 1 erjanvier 2004 et 2 pour cent le 1 erjanvier 2005.
Des ajustements sur les classes d’emploi varient entre 3.13 pour cent et 30.72 pour cent; ainsi, à la signature de la convention collective, un journalier passe du salaire minimum à 10 $ l’heure. Un mécanicien de remorque qui reçoit 10.07 $ obtiendra 13.00 $ l’heure. Un mécanicien soudeur passe de 14.40 $ à 15.50 $ l’heure. Un mécanicien de camion qui reçoit 16.00 $ passe à 16.50 $ l’heure.
La semaine de travail est réduite de 45 heures à 40 heures, incluant une rémunération compensée variant de 751.00 $ à 2,974.00 $ répartie sur deux ans.
Les salariés enregistrent également des gains au chapitre de l’assurance collective, où la contribution de l’employeur est augmentée à 50 pour cent du coût total du régime. Auparavant, la part de l’employeur était de 34 pour cent, ce qui représente pour le salarié une récupération de un pour cent sur son salaire annuel. Les salariés obtiennent la co-détention du contrat d’assurance, ce qui constitue un exploit dans le cadre d’un premier contrat de travail. Également, des améliorations sont prévues pour le paiement des équipements de sécurité. Un REER collectif est mis en vigueur.
Selon les règles usuelles d’un contrat de travail, des dispositions normatives ont été négociées telles que l’ancienneté, le droit au grief, les dispositions régissant la main-d’oeuvre et les comités de relations de travail; celles-ci font donc partie intégrante de la convention collective.
Le Syndicat national du transport routier CSN est accrédité depuis le 13 juillet 2001. Au moins 30 séances de négociation ont eu lieu depuis le début des négociations, en janvier 2002. Il aura fallu recourir à la conciliation, obtenir un mandat de grève à 82 pour cent et exercer 2 jours de grève pour obtenir un règlement.
Appelés à commenter, les présidents des syndicats concernés, Pierre Langlais de Transport Bergeron et Mario Veillette de Transport Vallières, ont déclaré : « Nous avons raison d’être fiers des résultats de la négociation; nous avons atteint les objectifs qui nous tenaient à coeur. Les bases de cette première convention collective sont une garantie pour construire notre avenir. «
Pour sa part, Angèle Bouchard, présidente du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Ungava, a applaudi à l’annonce de ce règlement : « Nous avons encore en mémoire les événements de 1999, lors des blocus routiers. La CSN appuie les camionneurs dans leur lutte pour améliorer les conditions de travail dans ce secteur d’activité. «
« Ce règlement servira de référence dans notre région puisqu’il s’agit de la toute première convention collective signée dans l’industrie du transport des matières forestières, a pour sa part commenté Marcel Duval conseiller syndical à la CSN. Notre plan d’action a fonctionné; il aura fallu une mobilisation importante pour arracher des gains majeurs, mettre au pas cette industrie et faire fléchir les papetières.«
Source: CCATU-CSN Renseignements :Marcel Duval, : (819) 825-6137; cellulaire : (819) 856-6516