Message à Jean Charest
Étiquetage obligatoire des OGM : Je me souviens
À la veille de la reprise des travaux parlementaires à Québec, une coalition de groupes environnementaux, de consommateurs, d’agriculteurs et de syndicats, rappelle au gouvernement libéral que Jean Charest a promis de mettre en place l’étiquetage obligatoire des aliments contenant des OGM (organismes génétiquement modifiés).
Devant le nouveau bureau du premier ministre sur la rue Sherbrooke Ouest, une douzaine de représentants des groupes, vêtus de combinaisons blanches, arboraient chacun une reproduction d’une plaque d’immatriculation automobile, immatriculée ainsi : Étiquetage obligatoire, OGM – PLQ, je me souviens.
« L’étiquetage obligatoire des OGM était un engagement électoral très ferme du PLQ. Nous souhaitons le redire au gouvernement afin qu’il en fasse l’annonce rapidement afin que l’étiquetage obligatoire entre en vigueur d’ici la Saint-Jean-Baptiste de 2004 », explique Éric Darier de Greenpeace.
« Savoir ce que l’on mange est un droit fondamental que le PLQ doit respecter », déclare Gaétan Châteauneuf, vice-président du Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN.
« De plus en plus de gens veulent manger des aliments sains et certifiés biologiques qui ne contiennent ni pesticide et ni OGM, c’est une question de sécurité alimentaire », affirme Isabelle Joncas d’Équiterre.
« L’étiquetage obligatoire des OGM s’impose. »
« Les sondages indiquent qu’une écrasante majorité de Québécois et Québécoises réclament l’étiquetage obligatoire. Alors que le Canada tente par tous les moyens de l’éviter, le Québec devrait être le chef de file dans ce dossier », précise Charles Tanguay de l’Union des consommateurs.
« Ça fait plus de trois ans et demi que le gouvernement fédéral promet en vain un étiquetage « volontaire ». On ne peut plus attendre, il faut que le gouvernement du Québec ait le courage de mettre en place l’étiquetage obligatoire », insiste Marie-France Huot d’Option consommateurs.
« D’après un sondage, 82,7 pour cent des producteurs agricoles sont en faveur de l’étiquetage obligatoire des OGM (1). Les agriculteurs veulent cultiver des aliments qui ont la confiance des consommatrices et des consommateurs. De plus, notre perte d’autonomie est sans cesse grandissante », constate Benoît Girouard, de l’Union paysanne.
« Nous refusons d’être les cobayes de la plus vaste expérience scientifique de tous les temps, puisque 60 à 75 pour cent des produits alimentaires transformés disponibles dans nos épiceries contiennent des OGM bien que personne ne connaisse encore les impacts à long terme sur la santé humaine et les écosystèmes. C’est pourquoi nous réclamons l’étiquetage obligatoire des OGM », de conclure Claire Heenan d’Environnement Jeunesse.
Les groupes invitent les citoyennes et les citoyens à afficher la plaque d’immatriculation en faveur de l’étiquetage obligatoire des OGM. Pour télécharger l’affiche et les autocollants : www.greenpeace.ca
(1) Groupe Everest, La Presse, 14 mai 2001, p. A4. 300 entrevues. Marge d’erreur d’environ 5,6 %, 19 fois sur 20.
SOURCE : CSN – 02-06-2003
Pour plus de renseignements : Marie-France Huot tél. : (514) 598-7288 ; Éric Darier cell. : (514) 605-6497 Claire Heenan tél. : (514) 252-3016 ; Benoît Girouard tél. : (450) 475-6800 Charles Tanguay tél. : (514) 521-6820 ; Isabelle Joncas tél. : (514) 522-2000 Gaétan Châteauneuf tél. : (514) 598-2017