Remplacement des voitures du métro de Montréal
La CSN se réjouit de la décision du gouvernement
La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau se réjouit de la décision du gouvernement qui « privilégie le Québec » en vue du remplacement des voitures du métro de Montréal. « Nous plaidions pour le maintien d’emplois de qualité dans la région du Bas St Laurent. Nous avons aujourd’hui une excellente nouvelle qui place l’usine Bombardier Transport de La Pocatière en pole position », estime Madame Carbonneau.
La CSN, sa fédération de la métallurgie et le conseil central du Bas St Laurent, qui représentent les 1 000 travailleuses et travailleurs de l’usine de Bombardier Transport de La Pocatière, unissent leurs voix pour saluer l’annonce gouvernementale.
Le contrat du métro de Montréal représente une opportunité d’affaires qui maintiendra non seulement les emplois à l’usine de La Pocatìère, mais aussi dans tout son réseau de fournisseurs panquébécois », a fait valoir le président de la Fédération de la métallurgie de la CSN, monsieur Alain Lampron.
Le président du syndicat, monsieur Gilles Ouellet, rappelle que les travailleurs de l’usine de La Pocatière sont les seuls à avoir l’expertise et la capacité de fabriquer des caisses de voitures de métro et d’en faire l’assemblage au Québec. En effet, Bombardier Transport est le seul fabricant de voitures de train et de métro au Québec et au Canada, en plus d’être le numéro un au monde dans ce domaine.
« Nous sommes très heureux que le contrat du métro de Montréal reste au Québec. Ça va nous permettre d’innover puisqu’une nouvelle technologie de soudure au laser sera déployée, ce qui va rendre l’usine de la Pocatière encore plus compétitive à long terme sur le marché mondial, contribuant ainsi à maintenir des emplois de qualité à long terme », affirme Monsieur Ouellet.
Le président de la Fédération de la métallurgie, Alain Lampron, estime par ailleurs qu’une fois ficelé, le contrat devrait inclure des spécifications portant sur le contenu québécois et les retombées économiques locales. « Plusieurs pays européens, qui ont confié des contrats de gré à gré, imposent des exigences en vue de maximiser chez eux les emplois et les retombées économiques découlant d’un contrat de matériel roulant public. Aux États-Unis, au-delà de 60 % de la valeur de la voiture de train ou de métro doit être fabriquée en sol américain. Nous devrions profiter de l’occasion pour faire de même. »
La présidente du Conseil central du Bas St Laurent, Raymonde Robinson, croit pour sa part que la mobilisation de tous les acteurs de la région a joué un rôle. « Nous étions tous et toutes unis derrière un projet mobilisateur pour la région lors d’une grande manifestation, le 5 mars dernier, qui a fait ressortir la nécessité de tout faire pour maximiser les emplois et les retombées économiques chez nous ! »
La Confédération des syndicats nationaux compte plus de 300 000 membres. Fondée en 1921, la CSN représente des travailleuses et des travailleurs de tous les types de milieux de travail, tant dans le secteur privé que dans le secteur public.
Source : CSN – 11 mai 2006
Pour renseignements : Michelle Filteau, directrice du Service des communications de la CSN, tél. : (514) 598 2162, cellulaire : (514) 894 1326 Alain Lampron, président de la Fédération de la métallurgie, cellulaire : (514) 942 3919 Raymonde Robinson, présidente du Conseil central du Bas St Laurent, tél. : (418) 750 1187 ou (418) 723 7798 Gilles Ouellet, président du syndicat des employé-es de Bombardier La Pocatière (CSN), tél. : (418) 856 3464