Réunis en assemblée générale le lundi 1er juin, l’ensemble des employé-es de la Ville de Sainte-Thérèse ont décidé, par vote secret, dans une proportion de 92,6 % de confier à leur comité exécutif syndical le mandat de déclencher la grève générale au moment jugé opportun. « Nos membres ont pris une décision éclairée ! Les principaux enjeux encore en litige sont pécuniaires : les salaires et le fonds de pension », a déclaré le président du syndicat, Daniel Gauthier. Le syndicat a fait des avancées significatives en regard de ses demandes initiales, mais la partie patronale reste sur ses positions et ne bouge pas d’un pouce. Qualifiées de « picochines » par la Ville, les demandes syndicales sont toujours refusées. Pour ajouter l’insulte à l’injure, la Ville demande aux syndiqué-es de renoncer complètement à la rétroactivité des salaires due depuis le 1er janvier 2008 pour financer la bonification du régime de retraite, et ce sans compter que la Ville désire que les employés cèdent pour toujours la totalité des surplus qui sont habituellement générés par le régime de retraite. Le syndicat tient à préciser que l’objectif n’est pas de faire la grève, mais qu’après 14 séances de négociation et plus de 30 jours de protestation très visible de la part des employés, l’employeur aurait dû comprendre le message. Le comité de mobilisation du syndicat est à préparer la liste des services essentiels à maintenir qu’il soumettra à l’employeur et au Conseil des services essentiels. Le Syndicat des employés(es) de la Ville de Sainte-Thérèse (CSN), qui compte 125 membres est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics – CSN. Le syndicat a été fondé en 1958. Le dernier conflit de travail remonte à 1975. La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2007.