8 novembre 2002

CSN - Les infirmières auxiliaires de la FSSS - CSN sont en attente

Les infirmières auxiliaires de la FSSS-CSN sont prêtes à relever le défi

L’abolition de milliers de postes d’infirmières auxiliaires durant les années 1990 est une des causes principales de la pénurie d’effectifs dans les soins infirmiers. La profession d’infirmière auxiliaire a en effet perdu 3700 membres depuis le début des années 1990.

” Menacée il y a peu de temps d’une disparition progressive, notre profession est redécouverte et maintenant considérée comme une clé importante pour résoudre la crise actuelle des soins infirmiers “, explique Gaétane Bernatchez, représentante du secteur des infirmières auxiliaires à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.

Au creux de la vague, il y a cinq ans, seulement 550 étudiantes entreprenaient une formation d’infirmière auxiliaire. En 2002, l’effectif de première année est de 1478 et les perspectives sont bonnes d’augmenter le recrutement.

Selon la représentante de la FSSS, les besoins de relève dans les soins infirmiers risquent de se heurter, au niveau collégial et au niveau universitaire, à la diminution générale de la population étudiante. ” Il y a nécessité d’attirer des candidates à tous les niveaux de formation, en particulier dans le secteur secondaire professionnel, où sont formées les infirmières auxiliaires “, de dire Mme Bernatchez, rappellant qu’il manque 700 infirmières auxiliaires présentement.

La loi modifiant le Code des professions dans le domaine de la santé, adoptée en juin 2002, et dont la mise en application est prévue pour le mois de novembre prochain, est une amélioration majeure au partage des responsabilités dans l’équipe des soins infirmiers. Les infirmières voient leur champ de pratique élargi à des actes auparavant reconnus exclusifs aux médecins, tandis que les infirmières auxiliaires pourront exercer un ensemble de nouvelles activités professionnelles jusqu’à maintenant réservées aux infirmières. ” Nous sommes prêtes à relever le défi de l’élargissement de nos responsabilités professionnelles et nous pressons le ministère de mettre en place les programmes de formation qui vont nous permettre d’être encore plus efficaces “, mentionne la représentante de la FSSS.

Gaétane Bernatchez constate que le difficile contexte de pénurie de personnel a heureusement provoqué une prise de conscience dans le réseau. ” Le repli sur soi corporatiste fait place à de la collaboration et à des expériences prometteuses visant l’efficacité du travail en soins infirmiers. Il faut saluer à ce propos l’initiative du ministère de la Santé et des Services sociaux qui soutient des expériences en organisation du travail en soins infirmiers dans chacune des régions du Québec “, ajoute-t-elle.

Les infirmières auxiliaires de la FSSS sont prêtes à réintégrer certains départements d’hôpitaux qui leur ont été fermés. Elles attendent également que les CLSC s’ouvrent enfin à leur profession après que l’on ait très bien réussi leur intégration dans les équipes de soins à domicile des CLSC du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

En milieu hospitalier, il faut saluer l’exemple de l’hôpital du Sacré-Coeur, à Montréal, qui a ouvert 43 postes d’infirmières auxiliaires sur tous les départements, avec d’excellentes conditions d’embauche. Citons aussi l’hôpital de Sept-Îles, où quatre nouveaux postes d’infirmières auxiliaires en chirurgie ont été créés et où l’on envisage de possibilités d’embauche en pédiatrie.

” Il est malheureux que les informations sur les expériences réussies d’utilisation d’infirmières auxiliaires circulent mal et que certaines poches de résistance existent toujours dans certains établissements. Il appartient aux régies régionales et au ministère de rectifier le tir à cet égard “, réclame Mme Bernatchez.

La représentante FSSS souligne que des efforts doivent être faits à plusieurs niveaux. ” Au groupe de travail sur la planification de la main-d’oeuvre infirmière auxiliaire du MSSS, auquel participe la FSSS, a été retenu l’objectif d’améliorer le taux de diplômation des étudiantes de 59 à 65 pour cent. L’ouverture de nouvelles écoles de formation, l’augmentation des postes à temps complet de 36 pour cent à 60 pour cent et l’augmentation des heures travaillées par les infirmières auxiliaires à temps partiel et à temps occasionnel ont aussi fait consensus. L’exercice de planification de main-d’oeuvre a permis de s’entendre entre intervenants pour que les programmes de stage soient organisés de façon équitable entre les niveaux secondaire, collégial et universitaire de formation dans les soins infirmiers. Tout cela est de bon augure ! “, de dire Mme Bernatchez.

” Les infirmières auxiliaires se tournent vers l’avenir et ne veulent pas revenir en arrière “, conclut Gaétane Bernatchez.

La FSSS-CSN représente 7300 des 14 000 infirmières auxiliaires du réseau de la santé et des services sociaux.

(Source: FSSS-CSN 08-11-2002 — Pour renseignements : Claude Saint-Georges, 514-258-7124)

   


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