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Les employé-es syndiqués CSN de Montour de Blainville déclenchent une première journée de grève

La quarantaine de syndiqué-es CSN de l’usine Montour de Blainville ont déclenché, hier, une première journée de grève.

Depuis l’échéance de la convention collective, le 15 mars dernier, six rencontres de négociation se sont tenues. La presque totalité des enjeux normatifs étant réglée, la partie syndicale avait fondé beaucoup d’espoir dans la dernière séance de négociation du 23 mai.

Rappelons que les syndiqués avaient voté à 95 % en faveur du déclenchement d’une grève générale illimitée le 11 mai dernier. En conséquence, la partie syndicale croyait fermement que l’employeur avait saisi le sérieux de la démarche syndicale et que son offre monétaire prendrait en compte cette volonté collective.

« Cette offre, tant attendue, est nettement insuffisante et demeure à des lunes des attentes de nos membres et en deçà de la capacité de payer de l’employeur. C’est, pour nous, une énorme déception. L’employeur ne nous prend pas au sérieux. Il sous-estime nettement la détermination de nos membres », souligne le président du syndicat, Frédérik Bleau.

Rappelons aussi que les enjeux syndicaux sont essentiellement liés aux augmentations générales des salaires, à la bonification de la retraite, ainsi qu’aux régimes de congés et de vacances annuelles et à la durée de la convention collective.

Les négociations se tiennent dans un contexte où le niveau de productivité et la qualité de la production assurent à l’entreprise des produits prisés par ses nombreux clients. L’employeur envisage officiellement, à court terme, l’élargissement de sa gamme de produits offerts sur le marché. En conséquence, des projets d’agrandissement de l’usine de Blainville sont actuellement sur la planche à dessin. La rentabilité de cette entreprise n’est donc aucunement en jeu.

« Nous réitérons que le succès de cette entreprise est, en grande partie, lié au fait que nos membres offrent une prestation de travail exemplaire et de qualité. Nous estimons avoir contribué significativement à cette prospérité économique et nous demandons simplement notre juste part », précise Monsieur Bleau.

Nettement insatisfaits du déroulement de la négociation et devant le peu de considération de l’employeur envers la détermination exprimée par 95 % des membres du syndicat, ces derniers ont pris la décision d’exercer une première journée de grève ce 26 mai.

Le Syndicat des employés de la Cie Montour – CSN représente tout près d’une quarantaine de salarié-es à l’emploi de Montour Ltée, une compagnie située sur le boulevard Michèle-Bohec à Blainville et spécialisée dans la production d’assaisonnements, d’épices, de sauces, de soupes, de bouillons et de consommés. Le Syndicat est affilié à la Fédération du commerce de la CSN (FC) et au Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides CSN (CCSNL).

Vote de grève des employé-es syndiqués CSN de chez Montour de Blainville

Réunis en assemblée générale dimanche dernier, jour de la fête des Mères, les travailleuses et travailleurs syndiqués de chez Montour de Blainville ont d’abord voté, à l’unanimité, pour le déclenchement immédiat de moyens de pression.

Déterminés à ce que la négociation ne traîne pas en longueur, les membres présents, lors de l’assemblée générale, ont aussi adopté à 95% un vote permettant le déclenchement de journées de grève sporadiques et, si nécessaire, le déclenchement de la grève générale illimitée.

« La compagnie engendre des profits et des projets d’agrandissement de l’usine sont sur les planches à dessin. Dans ce contexte, il est permis d’exiger que nos conditions de travail demeurent concurrentielles et il est tout à fait légitime pour nos membres de revendiquer leur juste part de la rentabilité de l’usine », souligne le président du syndicat, Monsieur Frédérick Bleau.

En effet, le niveau de productivité et la qualité de la production assurent à l’entreprise des produits prisés par ses nombreux clients. Il est donc propice pour l’employeur d’envisager, dans ce contexte, l’élargissement de la gamme de produits qu’il offre sur le marché. La rentabilité de cette usine n’est aucunement en jeu.

Cependant, l’employeur tente de profiter de ce contexte économique favorable pour exiger quelques concessions des syndiqué-es lui assurant, selon lui, une meilleure flexibilité dans l’utilisation de la main-d’œuvre. L’agrandissement envisagé de l’usine en serait la raison.

« Le syndicat et ses membres ne sont vraiment pas à ce niveau de discussions. Les règles de la convention collective régissant la main-d’œuvre n’ont jamais, par le passé, posé problème ni même été un frein au développement économique de l’entreprise. La preuve en est aujourd’hui palpable. Pour nous, l’employeur tente simplement de faire dévier le débat lié à la négociation qui est maintenant purement économique », précise Monsieur Bleau.

Les enjeux syndicaux sont essentiellement liés aux augmentations générales des salaires, à la bonification de la retraite, ainsi qu’aux régimes de congés et de vacances annuelles.

Depuis l’échéance de la convention collective le 15 mars dernier, cinq rencontres de négociation ont eu lieu. Les parties se sont entendues sur la presque totalité des enjeux normatifs. La prochaine date de rencontre entre les parties est prévue le 23 mai prochain.

Pour l’instant, les syndiqués ont entrepris des moyens de pression. Selon l’évolution des négociations, des journées de grève sporadiques seront à prévoir.

Le syndicat a acquis son droit légal d’exercer la grève le 12 mai dernier, au lendemain de la tenue de son assemblée générale.

Le Syndicat des employés de Montour – CSN représente tout près une quarantaine de salarié-es à l’emploi de Montour Ltée, une entreprise située sur le boulevard Michèle-Bohec à Blainville et spécialisée dans la production d’assaisonnements et d’épices, de sauces, de soupes, de bouillons et de consommés. Le Syndicat est affilié à la Fédération du commerce de la CSN (FC) et au Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides CSN (CCSNL).