Lock-out chez Aleris
Les syndiqué-es rejettent la dernière offre patronale
En lock-out depuis le 2 juillet et malgré une menace de fermeture de l’usine, les 350 syndiqué-es de l’usine de transformation d’aluminium Aleris à Trois-Rivières ont rejeté, aujourd’hui, à 80 % la dernière offre patronale lors de leur assemblée générale.
Cette offre garantissait une poursuite des opérations de l’usine pour une période d’un an à condition de l’atteinte d’un taux de productivité mensuellement, sans quoi l’entente aurait pris fin. Pour les syndiqué-es, cette proposition était tout à fait inacceptable et a été qualifiée d’insulte, après tous les efforts que ceux-ci ont consentis pour la survie de l’entreprise.
La proposition patronale comportait d’importants reculs au niveau des conditions de travail en plus d’une coupe d’une centaine d’emplois. Les employé-es ont donc refusé les trop minces garanties de l’employeur qui, à plusieurs reprises, a démontré une mauvaise foi flagrante et un manque d’ouverture. Cette proposition s’ajoutait à une offre globale similaire déjà soumise la semaine dernière par le médiateur du ministère du Travail. Celle-ci avait été rejetée par 62 % des membres.
Depuis l’échéance de la convention collective, en février dernier, Aleris réclame des concessions aux salariés de plus de 5 millions de dollars. Le syndicat avait pour sa part proposé de récupérer 2,3 millions $ grâce à une réorganisation du travail. Le syndicat exigeait également que la diminution du nombre d’emplois se fasse par attrition, ce à quoi la compagnie a refusé, comme bon nombre des exigences minimales du syndicat.
Vendredi, la compagnie annoncera si elle ferme définitivement ses portes pour transférer ses activités aux États-Unis.
Source : CSN – 10 juillet 2008
Pour renseignements : Texte et photos : Pierre-Luc Bilodeau, Service des communications de la CSN, Tél. : 514-774-0775