La CSN et la Fédération des professionnèles de la CSN tiennent à manifester leur soutien aux organismes en employabilité du Québec et demandent au gouvernement Charest de maintenir et de bonifier son apport financier indispensable pour leur bon fonctionnement.
« On ne peut pas se permettre des coupures dans la mission de développement de l’employabilité de ces organismes, souligne Lucie Dufour, secrétaire générale de la Fédération des professionnèles (FP-CSN). Les compressions de 5 à 30 % prévues dans ces services affecteront directement les personnes sans emploi, notamment celles qui sont éloignées du marché du travail et qui éprouvent des difficultés à l’intégrer », fait-elle remarquer.
La CSN et la FP-CSN viennent ainsi ajouter leurs voix à celles de la Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d’œuvre (COCDMO) et de ses réseaux membres. D’ici 2019, plus de 700 000 postes seront à combler au Québec. Cela pose un défi à la société québécoise qui doit s’assurer d’avoir des travailleuses et des travailleurs prêts à l’emploi et qui doit pouvoir compter sur toute la main-d’œuvre disponible.
« Les personnes qui seront touchées par ce manque de financement n’ont pas les moyens de l’être, et le Québec n’a pas les moyens de se passer de cette main-d’œuvre. Il serait grand temps que le gouvernement Charest exige des partis politiques fédéraux qu’ils prennent l’engagement de réinjecter l’argent de la caisse d’assurance emploi qui revient au Québec pour appuyer les organismes en employabilité », conclut Denise Boucher, vice-présidente de la CSN.