Nombreux appuis Grâce au soutien apporté aux chargé-es de cours par de nombreux groupes présents sur le campus, la réunion de l’assemblée universitaire a dû être annulée, faute de quorum. En effet, plusieurs organisations étaient présentes sur la ligne de piquetage pour afficher leur soutien à la cause des chargé-es de cours : le Syndicat général des professeurs et professeures de l’UdeM (SGPUM), le Syndicat des employé-es de soutien (SCFP 1244), le Syndicat des étudiant-es salariés (SESUM), l’Association générale des étudiant-es de la Faculté de l’éducation permanente (AGEEFEP) et la Fédération des associations étudiantes du campus de l’UdeM (FAECUM).
Leur contrat de travail étant échu depuis le 31 août 2009, les 2433 chargé-es de cours de l’Université de Montréal sont en grève de 13 à 17 h, aujourd’hui. Ils manifestent devant le pavillon principal de l’institution, boulevard Édouard-Montpetit, où l’assemblée universitaire est réunie.
À la demande du syndicat des chargées et chargés de cours (SCCCUM–FNEEQ–CSN), la partie patronale a finalement remis son « dépôt global », la semaine dernière, mais celui-ci s’est avéré être un document de reculs des conditions de travail et de refus des demandes prioritaires des syndiqué-es, selon le président du syndicat, Francis Lagacé.
Les chargé-es de cours réclament notamment que la taille des groupes-cours soit contrôlée, puisque la situation empire régulièrement. Les autres demandes syndicales ont trait à la stabilisation de l’emploi, au rattrapage salarial, à la prime de départ à la retraite, à l’équité envers les accompagnatrices, accompagnateurs et coachs de la Faculté de musique et à l’exonération des frais de scolarité.
Le syndicat avait remis à l’employeur la première partie de ses demandes non pécuniaires le… 2 juillet. Il aurait alors souhaité profiter de l’été pour régler différentes clauses sans incidence pécuniaire mais, dans un geste inhabituel, l’employeur avait rétorqué qu’il n’avait pas le mandat de négocier ces aspects de la convention collective tant qu’il n’aurait pas reçu le dépôt global des revendications, ce qui fut fait le 28 septembre.
Depuis, l’institution n’en finit plus de se traîner les pieds. Excédés, les syndiqué-es ont donc choisid’autres moyens pour tenter de faire débloquer la situation.
Soutien indéfectible de la FNEEQ et du conseil central Le président de la FNEEQ, Jean Trudelle, le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Gaétan Châteauneuf, et la responsable politique du regroupement université et vice-présidente de la FNEEQ, Marie Blais, ont assuré les chargé-es de cours et le président de leur syndicat, Francis Lagacé (3e sur la photo), de leur indéfectible soutien.