Suivant le mot d’ordre de leur syndicat, au centre de détention de Bordeaux à Montréal, les agents de la paix sont sortis à 7 heures pour aller manifester devant l’entrée de l’établissement.
Ce matin, les 2300 agents de la paix des centres de détention provinciaux partout au Québec ont donné le coup d’envoi à un nouveau plan d’action pour obtenir un règlement satisfaisant dans la négociation collective de leurs conditions de travail.
Au centre de détention de Québec, les agents de la paix ont aussi manifesté tôt ce matin pour démontrer leur appui à leurs négociateurs.
Dès 7 heures ce matin, les agents de la paix se sont réunis devant leur établissement afin de partager les dernières informations et démontrer leur appui à leurs négociateurs qui rencontrent, aujourd’hui, les représentants du ministère de la Sécurité publique. Le contrat de travail de ces travailleuses et à ces travailleurs est échu depuis le 31 mars 2010.
Les agents de la paix réclament notamment un redressement salarial ainsi qu’une amélioration de leur régime de vacances. En se réunissant ainsi au début de leur quart de travail, les agents de la paix voulaient lancer un message clair au ministère : « Nous sommes déterminés à obtenir un règlement satisfaisant dans les meilleurs délais ». Pour le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Stéphane Lemaire, les membres du syndicat ont ainsi démontré qu’ils sont unis derrière leurs revendications.
Ils réclament notamment un redressement salarial ainsi qu’une amélioration de leur régime de vacances.
« Notre contribution à la sécurité publique est inestimable. Il faut bien reconnaître que ce n’est pas un travail comme les autres. Les agents de la paix sont en droit de réclamer qu’on reconnaisse leur travail à sa juste valeur. Nous avons fait nos devoirs, en conseil syndical, la semaine dernière. Nous avons ciblé quelques enjeux qu’il faut régler maintenant. Si le ministère fait son bout de chemin, nous saurons nous rencontrer, conclure une entente satisfaisante et éviter le recours à d’autres moyens de pression perturbateurs », a-t-il fait valoir.
Nouveaux mandats
Avant même le lever du soleil, on pouvait voir des agents de la paix manifester devant la Maison Tanguay, la prison pour femmes du Québec.
Réunis en conseil syndical la semaine dernière, les délégué-es provinciaux du syndicat présent dans 19 établissements de détention québécois, ont dégagé de nouveaux mandats de négociation pour leurs porte-parole, afin de relancer la négociation. Ils ont ciblé six points de discussion pour en venir à un règlement satisfaisant. La principale demande concerne un redressement salarial qui permettrait de ramener l’écart entre les agents de la paix et les agents de la SQ à une proportion comparable à l’écart séparant les agents correctionnels du fédéral et les policiers de la GRC. Parmi les autres revendications, notons une amélioration au régime de vacances. Le conseil syndical a également adopté un plan d’action pouvant aller jusqu’à la grève, dont la manifestation d’aujourd’hui est une première étape. Plusieurs autres actions sont prévues ; elles seront annoncées ultérieurement.
Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec est un syndicat provincial regroupant les 2300 agents de la paix de 19 centres de détention sous juridiction provinciale. Il est affilié à la Fédération des employé-es de services publics et à la Confédération des syndicats nationaux. Fondée en 1921, la CSN compte aujourd’hui plus de 300 000 membres, notamment, les agents des prisons sous juridiction fédérale, et ce, partout au Canada.