La CSN demande au ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr Yves Bolduc, d’intervenir auprès de l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal en vue de trouver des solutions publiques et non privées pour résoudre les problèmes d’accessibilité. « Encore aujourd’hui, nous apprenions que la direction de l’hôpital Sacré-Cœur de Montréal, enclenchait le processus d’appel d’offres pour la privatisation d’une partie des chirurgies qui lui incombent, pour une durée de cinq ans. Non seulement on renonce à offrir ces services dans le réseau public, mais en plus tout se manigance sans aucune transparence », de déclarer la vice-présidente de la CSN, Denise Boucher. En effet, la direction s’était engagée à fournir au syndicat une copie de l’appel d’offres au même moment que celui-ci était soumis publiquement, ce qu’elle n’a pas fait. « En outre, cet appel d’offres doit être rendu public. La direction doit cesser d’affirmer que même si les coûts sont plus élevés dans le privé, qu’elle n’a pas le choix, car il n’y a pas d’autres solutions. Pouvons-nous savoir de quels coûts il est question et connaître toutes les conditions que comporte cet appel d’offres. Est-ce possible que nos administrations publiques n’aient aucun compte à rendre ? », de se demander Denise Boucher. La CSN rappelle que des projets pilotes sur la réorganisation du travail sont actuellement à l’étude à l’hôpital du Sacré-Cœur et le ministre doit privilégier cette voie plutôt que celle de la sous-traitance avec le secteur privé. Il faut donner toutes les chances de réussite à ce processus et ne pas conclure d’avance à son échec. « Il en coûte au gouvernement entre 1000 et 1500 $ pour chaque chirurgie pratiquée à la clinique RocklandMD, alors que les salles d’opération de l’hôpital Sacré-Cœur sont sous-utilisées. Nous réitérons notre demande au ministre de démontrer qu’il est un défenseur du système public de santé et nous lui demandons d’appuyer les projets pilotes. Nous lui demandons de mettre un frein à ce projet comme il vient de le faire pour les cliniques d’ophtalmologie du CHUM et des Laurentides », a conclu la vice-présidente de la CSN.