C’est avec l’intention ferme de faire changer de cap les administrateurs de l’établissement que le syndicat et les citoyens présents lors de la conférence de presse ont convié la population de la MRC à une importante manifestation visant à se mobiliser afin d’obtenir des services alimentaires de qualité au CSSS de Matane. Les détails de la manifestation seront révélés dans les prochains jours. Difficultés de gestion Depuis quelques années déjà le CSSS est aux prises avec des difficultés de gestion, plus particulièrement au service alimentaire. C’est dans une perspective de rationalisation des opérations que les administrateurs de l’établissement ont donné mandat à deux consultants d’examiner la question. « À plusieurs reprises, nous sommes intervenus auprès de la direction de l’établissement, de mentionner le président du syndicat, Monsieur Michel Goudrault. Notre souhait était alors d’être associé à la démarche. » Malgré les nombreux appels faits par le syndicat, ce n’est que récemment que la direction a consenti à mettre sur pied un comité de travail. Donner un coup de barre D’entrée de jeu, le syndicat a toujours été d’avis que le temps était venu de donner un coup de barre pour rendre le service alimentaire du CSSS Matane concurrentiel avec les autres établissements de santé du Québec. C’est précisément dans cette optique que le syndicat, de sa propre initiative, a donné mandat à MCE-Conseil, firme d’experts en analyse et gestion d’entreprises, d’analyser la situation du service alimentaire et de proposer une ou des pistes de solutions. Un rapport de plus d’une centaine de pages a été déposé à la direction de l’établissement avec des propositions de réaménagements tant au niveau des postes de travail que de la façon de faire du service alimentaire. La proposition du syndicat, sur le plan des économies est plus avantageuse et préserve un haut standard de qualité des aliments préparés et servis à la clientèle. Malgré cela, la direction songe à opter pour un changement de cap radical du processus de préparation et distribution des repas en passant de la liaison chaude, processus actuel, à la liaison froide. Le principe de la liaison froide consiste à servir des repas « rethermalisés » selon les termes de l’employeur ou plutôt « réchauffés » selon le syndicat. « Si nous partageons les objectifs de rationalisation recherchés par les administrateurs, nous ne pouvons toutefois souscrire à un projet dont l’objectif économique primerait sur la qualité des services offerts », d’ajouter le président du syndicat.