Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Alstom La Pocatière–CSN dénonce l’absence totale de l’employeur à la table de négociation. Plus d’un mois après le dépôt de l’avis de négociation, et malgré plusieurs relances de la partie syndicale, l’employeur refuse toujours de proposer des dates de rencontre. Une attitude qui témoigne d’un manque flagrant de considération envers les travailleuses et les travailleurs qui contribuent directement à la réalisation de ses contrats.
Un employeur présent pour les annonces, absent pour négocier
« L’employeur s’est montré très réactif lorsqu’il était question de célébrer la commande de VIA Rail pour la construction de 313 nouvelles voitures. Mais lorsqu’il s’agit d’écouter les demandes des travailleuses et des travailleurs qui mèneront ce projet à terme, il est soudainement absent à l’appel. On ne peut pas se réjouir des contrats qui entrent sans être prêt à s’asseoir à la table pour négocier avec celles et ceux qui vont les réaliser », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.
Pour la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross, l’attitude de l’employeur est inacceptable. « Cette situation frise la mauvaise foi. L’employeur doit revoir ses priorités et comprendre que ses contrats ne se réaliseront pas tout seuls. Derrière chaque commande, il y a des travailleuses et des travailleurs qui mettent leur savoir-faire et leurs efforts à contribution. S’il veut pouvoir compter sur eux pour livrer ses projets, il doit faire preuve de respect et s’engager sérieusement dans la négociation d’un nouveau contrat de travail. Les travailleuses et les travailleurs méritent mieux que le silence », poursuit Mme Ross.
Le STT d’Alstom La Pocatière–CSN demande à l’employeur de mettre fin à son silence, de répondre aux demandes syndicales et de convenir sans délai de dates de négociation. « Depuis le mois d’août que l’employeur nous dit qu’il est prêt à négocier. Il est plus que temps qu’il le prouve, car ça fait déjà près d’un mois que les membres attendent! », explique Claude Michaud, le président du syndicat. Les travailleuses et les travailleurs sont prêts à négocier de bonne foi afin de conclure une entente et de contribuer à la réalisation de ce projet majeur, qui représente des retombées économiques importantes pour la région. Encore faut-il que l’employeur fasse preuve de la même volonté et accepte enfin de s’asseoir à la table de négociation.