Les organisations syndicales, étudiantes et populaires invitent la population à venir souligner la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs qui aura lieu ce vendredi, 1er mai. C’est sur le thème « Sortie de crise, le monde d’abord ! » que de nombreuses activités sont organisées partout au Québec. À Montréal, une grande marche empruntant la rue Ontario partira du parc Préfontaine (métro Préfontaine), au coin des rues Hochelaga et Moreau, où le rassemblement est prévu à 18 h 30. Les deux porte-parole de la manifestation sont Lyse Cloutier, de la Table régionale des centres de femmes Montréal métropolitain-Laval, et Gaétan Châteauneuf, président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Selon Lyse Cloutier, la crise économique révèle les causes de la pauvreté, mais indique également les solutions. « La pauvreté, ce n’est pas un choix, c’est une décision politique, a-t-elle déclaré. Nous ne voulons pas de solutions qui creuseront les inégalités entre les hommes et les femmes et qui appauvriront les plus vulnérables dans notre société. Nous revendiquons des solutions qui garantissent les droits inaliénables que sont la santé, un logement adéquat, l’accès à la culture et à l’éducation, des services sociaux publics et universels, un revenu décent et l’égalité entre les hommes et les femmes. » Gaétan Châteauneuf a fait valoir que l’origine de cette crise se trouve dans le mirage de prospérité créé par des marchés financiers avec un endettement insoutenable. « Le paradigme d’une croissance économique basée sur l’endettement de la population est fini. Il faut augmenter le pouvoir d’achat de la population, et ça passe par un meilleur partage de la richesse », a commenté M. Châteauneuf. Ce partage se concrétise, entre autres, par un salaire minimum au-dessus du seuil de la pauvreté et un accroissement du taux de syndicalisation. « Et surtout, dans un temps de chômage accru, il faut réformer le programme d’assurance emploi, a-t-il insisté. Nos travailleuses et nos travailleurs doivent avoir accès au programme d’assurance et de formation pour lequel ils paient déjà abondamment, et au plus vite. Pour sortir de cette crise, il faut mettre des solutions en avant pour le monde d’abord ! »