« Les compressions budgétaires dévoilées en douce par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) qui seront imposées aux commissions scolaires et aux cégeps sont tout simplement inadmissibles ! » s’indigne la vice-présidente de la CSN, Denise Boucher. Ayant pris connaissance des coupes annoncées dans les commissions scolaires et dans les cégeps par le biais des crédits gouvernementaux, Mme Boucher, qui est responsable du dossier de l’éducation, affirme avoir été sidérée.
« Cela est d’autant plus déplorable que rien ne laissait présager des compressions de cet ordre. Est-ce que le gouvernement entendait opérer sans que le milieu réagisse ? » s’interroge-t-elle.
Pour la CSN, le fait que le gouvernement tienne mordicus à atteindre l’équilibre budgétaire à court terme mine des créneaux porteurs et porte un coup considérable à un secteur essentiel de la société, l’éducation.
Le MELS, qui a pourtant convié les partenaires du secteur de l’éducation à des rencontres, qui a affirmé être à l’écoute, oblige aujourd’hui les établissements à procéder à des compressions à court terme, sans consultation. Dans l’état actuel des choses, toute compression dans le secteur de l’éducation a des répercussions sur les services offerts aux élèves, aux étudiantes et aux étudiants.
« Si le gouvernement du Québec considère l’éducation comme étant une priorité, il a une façon bien étonnante de le démontrer ! Il ne s’agit pas ici de compressions cosmétiques, c’est au personnel des commissions scolaires et des cégeps que l’on s’attaque, sans compter les impacts néfastes engendrés sur les cégeps de région et leurs programmes innovateurs », conclut la vice-présidente de la CSN.
La CSN compte plus de 2100 syndicats qui représentent plus de 300 000 membres, tant dans le secteur privé que dans le secteur public, et ce, dans toutes les régions du Québec. En éducation, les membres de la CSN œuvrent dans les établissements privés, dans les commissions scolaires, dans les cégeps et dans les universités.