FNEEQ-CSN
Femme et pouvoir : une place à prendre
Pourquoi un tel colloque alors qu’ici, au Québec, l’égalité de droits pour les femmes semble déjà toute acquise ? Tellement, que plusieurs refusent de s’appeler féministes, tellement, que dans nos propres rangs, les activités des comités de condition féminine, depuis leur création, ont beaucoup diminué, si on exclut les activités entourant le 8 mars.
À quoi ce colloque peut-il être utile, si l’on croit qu’il suffit de vouloir pour pouvoir ? Peut-être, dans un premier temps, tout simplement à se rendre compte qu’il y a un décalage entre l’égalité de droits et l’égalité de faits, ici, au Québec, même dans le milieu syndical. Bien sûr, il faut mesurer le chemin parcouru et prendre acte de l’immense avancée des femmes dans notre société, une des plus avangardistes à cet égard. Mais, signale Caroline Senneville, secrétaire générale de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), « le pourcentage de femmes syndiquées à la fédération augmente, mais leur participation aux instances ne le reflète que partiellement. »
Déjà en 1995, la FNEEQ avait adopté des mesures afin de favoriser le militantisme des femmes. Que l’on pense au remboursement de frais de garde, à l’ajournement des réunions à 17 heures ou encore au fait qu’il n’y ait pas de réunion la fin de semaine.
À l’heure où le renouvellement du personnel enseignant, il importe de faire un pas de plus
Il est vrai qu’à l’heure où le cabinet du gouvernement québécois est composé d’un nombre égal d’hommes et de femmes, où une femme est également à la tête d’un parti d’opposition, il serait inopportun de prétendre qu’elles n’ont pas accès au pouvoir. Pourtant, si on regarde de plus près, si on cherche un portrait d’ensemble, on voit que la réalité est peut-être plus nuancée. Combien y a-il de femmes dans tous les lieux de pouvoir : politique municipale, magistrature, conseils d’administration privés ou publics, parlement canadien. Quand elles y sont, quelles fonctions y occupent-elles ?
Caroline Senneville, secrétaire générale de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), indique que « le pourcentage de femmes syndiquées à la fédération augmente, mais leur participation aux instances ne le reflète que partiellement. »
Mme Senneville conclut « l’intention est de renforcer les mesures de soutien aux femmes et aux comités exécutifs afin de viser la représentation de la moitié des membres des syndicats, les femmes, à la direction de nos organisations. Parce qu’à la FNEEQ, comme ailleurs, il nous reste une place à prendre »
Source : FNEEQ-CSN –
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