La Fédération du commerce de la CSN s’inquiète de l’avenir des emplois chez Parmalat
La Fédération du commerce de la CSN s’inquiète de l’avenir des emplois à l’usine de Parmalat, située rue St-Jacques Ouest à Montréal. La direction de Parmalat a récemment annoncé aux travailleuses et aux travailleurs ainsi qu’aux dirigeants du syndicat, affilié à cette fédération, l’intention du groupe LCL (Provigo, Maxi et Loblaws), de Métro et de Super C de s’approprier le transport des produits assumé en ce moment par la compagnie. Ce changement permettrait graduellement aux grandes chaînes d’alimentation de s’approvisionner directement chez Parmalat à compter de l’automne prochain. Ainsi, au printemps 2006, 70 % des clients ne seraient plus servis par les chauffeurs de Parmalat.
L’impact d’un tel changement serait majeur pour les 32 chauffeurs qui travaillent actuellement chez Parlamat. De plus, cette première annonce engendre de l’incertitude chez les autres travailleuses et travailleurs de cette compagnie. En effet, quelles en seraient les conséquences chez le personnel de bureau et de l’usine affecté aux commandes ?
Ces changements sont représentatifs de l’attrait des grandes entreprises pour la sous-traitance, attrait engendré par les modifications apportées à l’article 45du Code du travail par le gouvernement de Jean Charest. Les chauffeurs de camion de Parmalat n’entendent pas accepter la disparition de leurs emplois comme une lettre à la poste. Le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Parmalat-CSN, Guillain Michaud, souhaite maintenir des emplois de qualité chez les chauffeurs de Parmalat et entend prendre tous les moyens nécessaires pour y arriver.
Le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie, s’inquiète du recours à la sous-traitance chez les géants de l’alimentation. En outre, il se demande quelles seraient les conditions de travail pour les travailleuses et les travailleurs qui auraient à prendre la relève des chauffeurs de Parmalat.
La convention collective des travailleuses et des travailleurs de Parmalat prendra fin le 31 mars 2005 et le droit de grève sera acquis au cours de l’été 2005. La compagnie Parmalat embauche quelque 240 travailleuses et travailleurs à son usine située rue St-Jacques ouest à Montréal.
Source : FC – CSN – 8 mars 2005
Pour renseignements : Jean Lortie, président de la Fédération du commerce (CSN) tél. : (514) 598-2351