« Après les 3800 agentes et agents de réservation et du service à la clientèle d’Air Canada, c’est au tour des employé-es de Postes Canada de subir la menace du gouvernement fédéral d’utiliser un coup de force pour obliger le retour au travail et brimer le droit de négocier. L’attitude que semble développer la ministre du Travail, Lisa Raitt, dans les conflits de travail est tout simplement indéfendable, d’affirmer le président de la CSN, Louis Roy. Elle doit cesser de s’ingérer dans les conflits », ajoute-t-il.
Réunis en bureau confédéral jeudi dernier, les représentantes et les représentants des diverses organisations de la CSN ont donné leur appui à la lutte des travailleuses et des travailleurs de Postes Canada. Ils ont aussi dénoncé l’intention du gouvernement fédéral de recourir aux lois spéciales et rétrogrades pour mettre fin à des conflits. Ils ont également réitéré le souhait qu’une entente soit négociée entre les parties. « Par ses grèves rotatives, le syndicat permettait la poursuite des services postaux. En mettant ses employé-es en lock-out, Postes Canada a ainsi annulé la livraison du courrier pour justifier le gouvernement fédéral d’adopter une loi spéciale », de préciser Louis Roy.
Tout comme pour le conflit des agents de réservation et du service à la clientèle d’Air Canada, les représentants de la CSN ont rappelé au gouvernement fédéral que son rôle est aussi de s’assurer que les droits prévus dans la charte soient respectés.
Contre la privatisation Les représentants de la CSN sont aussi inquiets des volontés de privatisation des services postaux qui ont été maintes fois exprimées depuis le début du conflit. « Nous sommes certains que la population canadienne ne sortirait pas gagnante d’une privatisation des services postaux. Avant de procéder à une telle modification, le gouvernement doit s’engager à ouvrir un large débat », de conclure le président de la CSN.
La CSN regroupe 300 000 membres répartis dans les secteurs privé et public.