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L’avenir de l’UQAR : N’oublions pas la formation de 1er cycle et la contribution des chargé-es de cours
À l’occasion de la présentation du mémoire de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) à la Commission parlementaire de l’éducation sur la qualité, l’accessibilité et le financement des universités au Québec, le syndicat des chargé-es de cours de l’UQAR (SCCCUQAR) aurait souhaité que la direction de l’université insiste davantage sur l’importance de la formation au premier cycle et la contribution des chargé-es de cours.
Dans son mémoire, l’UQAR a souligné l’apport des chargé-es de cours à sa mission de formation des étudiants. En effet, plus de la moitié des cours au premier cycle sont donnés par des chargé-es de cours. Pour Louise Bérubé, présidente du SCCCUQAR, il est important de souligner « que ce sont, en bonne partie, les chargées et chargés de cours qui donnent des cours dans toutes les régions desservies par l’UQAR ». Le SCCCUQAR aurait souhaité que l’université mette davantage l’accent dans son mémoire sur la pédagogie universitaire et ainsi faire ressortir l’importance du 1er cycle puisque 85 % des étudiantes et étudiants s’y retrouvent. « Malgré l’importance de la mission de recherche, il ne faut pas que cette dernière se fasse au détriment de la formation », a indiqué Louise Bérubé.
Le SCCCUQAR souscrit à l’objectif de l’UQAR d’« offrir des programmes innovateurs et avec l’assurance d’un encadrement pédagogique de haut niveau ». Par contre, l’université ne doit pas oublier d’y associer les chargé-es de cours. Ces derniers revendiquent une meilleure intégration à la vie académique. « Les chargés de cours veulent participer à la vie des programmes et ainsi assurer une plus grande cohérence des programmes de formation », a soutenu Louise Bérubé. L’intégration des chargé-es de cours passe aussi par des projets pédagogiques qui favorisent l’accueil et l’encadrement des étudiants.
Rappelons que, depuis plus de 20 ans, l’accès à la réussite des étudiants a toujours été au cur des préoccupations des chargées et chargés de cours de l’UQAR. « La reconnaissance de la contribution des chargées et chargés de cours passe certainement par une rémunération plus juste mais aussi par une meilleure intégration à la vie académique et par des conditions d’apprentissage adéquates », a conclu Louise Bérubé.
Source : FNEEQ– CSN – 11-03-2004
Pour renseignements : Louise Bérubé, présidente, Syndicat des chargées et chargés de cours à l’UQAR, (418) 750-1591 Marie Blais, coordonnatrice, Regroupement université à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), (514) 598-2448