Après 53 mois de frustration, le personnel de soutien de Concordia vote une grève
Après avoir massivement rejeté les offres contractuelles de l’administration de l’université, les membres du Syndicat des employé-es de soutien de l’Université Concordia (SESUC-CSN) ont choisi d’enclencher une série de moyens de pression musclés, dont des journées de grève.
Lors d’une assemblée générale extraordinaire, convoquée mardi à la suite d’une demande de l’Université faite en vertu du Code du travail du Québec, 88 % des membres présents ont refusé le projet de convention collective de l’employeur. Ensuite, 87 % d’entre eux ont voté pour des moyens de pression pouvant aller jusqu’à trois jours de grève.
La convention collective des employé-es de soutien de Concordia est échue depuis le mois de septembre 2002.
« Malgré le fait que durant quatre ans et demi nos membres ont travaillé sans hausse de salaire, ils restent déterminés à ne pas céder à l’intimidation patronale, a déclaré André Legault, président du SESUC. Tôt ou tard, l’administration de Concordia doit venir à la table et négocier pour vrai. »
L’offre de Concordia ne répond pas aux revendications des employé-es. Elle imposerait des reculs majeurs, entre autres concernant la sécurité d’emploi. Les membres de SESUC gagnent, en moyenne, 20 % de moins que leurs confrères et consurs des autres universités québécoises. Ils revendiquent donc un rattrapage salarial. Une autre de leurs priorités est le respect de l’ancienneté.
« Nos 445 membres travaillent fort pour les étudiants, les étudiantes et l’Université de Concordia, a résumé André Legault. Tout ce que nous demandons, c’est d’être traités avec le même respect que les autres travailleurs de soutien dans le secteur universitaire du Québec. »
Source : CSN – 22 février 2007
Pour renseignements : Lyle Stewart, Service des communications de la CSN, 514 796-2066.