Secteur hôtellerie et loisirs de la CSN :
début des négociations à la Station Mont-Tremblant
Les représentants des 1500 travailleuses et travailleurs de la Station touristique Mont-Tremblant ont déposé, le 28 septembre, leurs demandes en vue du renouvellement de leur convention collective qui arrivera à échéance le 31 octobre prochain. L’employeur n’a encore fixé aucune nouvelle date de rencontre.
Ces demandes reposent principalement sur des revendications locales qui viendront corriger des disparités salariales entre certains des 150 titres de fonction afin d’en arriver à une équité interne de la politique des salaires, en plus de nombreuses modifications de textes et d’ajustement pour tenir compte de l’évolution du contexte existant à la station touristique. D’autre part, les revendications porteront sur celles adoptées par le secteur hôtellerie et loisirs de la Fédération du commerce de la CSN, soient, notamment, des augmentations salariales de 5 pour cent par année pour une convention collective de trois ans, une augmentation de la part de l’employeur au régime d’assurance collective, l’implantation d’un régime de retraite, plus de congés maladie, quatre semaines de vacances après sept ans, une plus grande protection contre la sous-traitance, une amélioration des avantages en faveur des salarié-es à statut précaire
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la station Mont-Tremblant (CSN) représente les salarié-es qui oeuvrent entre autres dans les secteurs suivants : administration, restauration. banquet, bars, entretien et remontées mécaniques, neige et damage, patrouilleurs, moniteurs de ski, intendance, hébergement, sécurité et stationnement, entretien des bâtiment, les golfs.
Cette ronde de négociation, qui s’amorce à Mont-Tremblant, suit celles survenues plus tôt cette année à Montréal, en Estrie et à Québec. Le droit de grève à la Station touristique Mont-Tremblant sera acquis dès le 12 décembre. Dépendant du déroulement des pourparlers, il se peut que des moyens de pression soient mis de l’avant pour les accélérer.
Pour le président du syndicat local, Benoit Filion, la présente négociation revêt une importance particulière face à l’expansion que prend la station touristique. « À Tremblant, souligne Benoit Filion, nous sommes entourés de richesse. La station attire la richesse. Nos gens sont les artisans-créateurs de richesse, pourtant ils sont souvent les otages de celle-ci. Ils doivent subir un coût de la vie très élevé et ils ne veulent pas être traités en citoyennes et citoyens de seconde ou troisième zone. Il est tout à fait normal que nous obtenions minimalement les conditions négociées cet été dans le secteur hôtellerie et loisirs de la CSN. »
La présidente du Conseil central des Laurentides de la CSN, Louise Jetté, assure les syndiqué-es de la Station Mont-Tremblant de l’appui des 12 000 membres CSN de la région regroupés dans 90 syndicats. « La Station touristique Mont-Tremblant est un élément de notre développement économique régional. Il est tout aussi important d’y retrouver des travailleuses et travailleurs qui y jouissent de conditions de travail et de vie de qualité. Et nous serons toutes et tous derrière eux pour qu’ils parviennent à acquérir les conditions qu’ils souhaitent. »
Jean Lortie, président de la Fédération du commerce de la CSN, insiste pour sa part sur la participation active du syndicat de la Station Mont-Tremblant à la négociation coordonnée menée depuis plus de 15 ans par le secteur hôtellerie et loisirs de son organisation. « Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Station Mont-Tremblant a adhéré à cette négociation coordonnée pour obtenir des conditions de travail similaires au secteur auquel il appartient. Ce syndicat participe pleinement aux travaux de cette négociation et nous entendons bien mettre tout en place pour que ses membres profitent des ententes intervenues cet été dans 25 établissements des régions de Montréal-Laval, l’Estrie et Québec. »
La négociation coordonnée dans du secteur hôtellerie et loisirs de la Fédération du commerce de la CSN a regroupé cette année 40 établissements et chez 25 d’entre eux des ententes ont été conclues. Pour un certain nombre, les dates d’échéance de convention collective sont plus tardives et les négociations sont toujours en cours.
Notons que, pour le moment, deux établissements hôteliers du Québec subissent un conflit de travail : le Manoir Richelieu, à La Malbaie/Pointe-au-Pic et le Gouverneur Vallé-des-Forts, à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Source : CSN – 12 octobre 2005
Pour renseignements : Yvan Sinotte, 514-979-6338 Entrevues : Jean Lortie, 514-897-3118