Les syndiqués CSN de Recall-Québec rejettent les offres patronales et votent un débrayage de 24 heures
La trentaine de syndiqué-es CSN de la compagnie Recall-Québec, membres du syndicat affilié à la Fédération du commerce-CSN, réunis en assemblée générale hier, ont rejeté à l’unanimité les dernières offres patronales. Ils ont également voté à 87 % pour un mandat de grève de 24 heures à exercer au moment jugé opportun.
Leur convention collective est échue depuis le 3 juillet 2003 et la négociation a véritablement débuté le 26 novembre. La dernière rencontre de négociation n’a pas permis de trouver un terrain d’entente satisfaisant. Les travailleuses et les travailleurs de certaines catégories demandent un rattrapage salarial de 1 $ l’heure : 0,50 $ pour 2003, 0,25 $ en 2005 et 0,25 $ en 2006. Le syndicat désire une convention collective d’une durée de quatre ans assortie d’augmentations de salaire de 4 % annuellement, alors que l’employeur offre un contrat de travail de cinq ans et des augmentations de 2,5 % par année. Plusieurs clauses non pécuniaires ne sont pas réglées, notamment les dispositions concernant les libérations syndicales, le harcèlement psychologique, l’utilisation de la banque d’heures supplémentaires et l’utilisation des agences privées. Les travailleurs de Recall-Québec sont déterminés à améliorer leurs conditions de travail.
La compagnie, située au 1135, autoroute Chomedey, à Laval, se spécialise dans l’archivage de documents.
La Confédération des syndicats nationaux regroupe 2800 syndicats qui représentent 280 000 membres uvrant dans la plupart des secteurs d’activité.
Source : CSN – 18-05-2004
Pour renseignements : France Chantal, conseillère syndicale à la négociation (514) 598-2357