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Lettre ouverte

Abandonnons le mirage de la privatisation de la SAQ

Confédération des syndicats nationaux

Martin Lachance

Président SEMB-SAQ (CSN)

La vente d’alcool fait partie des discussions de la présente campagne électorale provinciale, que ce soit parce qu’il s’agit de tarifs douaniers ou d’ouverture du marché. Jusqu’à maintenant, il a été possible d’entendre et de lire plusieurs opinions et promesses sur le sujet. Le SEMB SAQ (CSN) représente près de 5 000 travailleuses et travailleurs de la Société des Alcools du Québec provenant de partout à travers le Québec. À ce titre, nous souhaitons porter à votre connaissance notre idée en lien avec les changements proposés pour la Société des Alcools du Québec.

Nous comprenons que l’objectif de ces promesses est d’alléger le fardeau administratif et bureaucratique des distillateurs et les vignerons québécois. Nous croyons cependant qu’envisager l’évolution de l’offre des produits en succursales est une vision plus avantageuse pour tous.

Les 5 000 travailleuses et travailleurs spécialisés dans le domaine de la vente de produits alcoolisés que nous représentons sont passionnés, assoiffés de connaissance et ils seraient très heureux d’obtenir davantage de formation afin de mieux conseiller et vendre ces produits découlant de l’expertise québécoise. Ces travailleuses et travailleurs des quatre coins du Québec, travaillant dans l’une des 400 succursales de la société d’État, sont les mieux placés pour promouvoir et faire découvrir les produits d’ici, de manière responsable, à travers un espace dédié à ces produits à même les succursales de la SAQ.

De cette manière, les entrepreneurs du secteur de l’alcool au Québec pourraient gagner à faire connaître leurs produits à l’ensemble de la population québécoise, qu’elle soit en ville ou en région, tout en s’assurant que la SAQ demeure un fleuron du Québec qui offre des emplois et des produits de qualité partout à travers la province.

Rappelons qu’en 2022, l’IRIS avait publié une étude concernant les commerces spécialisés en vente d’alcool et en produits d’importation privée (cavistes). La conclusion de cette étude était sans équivoque : l’ouverture de telles boutiques aurait peu de bénéfices pour la majorité des régions de la province au profit de métropoles comme Québec et Montréal, en plus d’être peu rentable pour la plupart des petites et moyennes entreprises.

Comme travailleuses et travailleurs de la SAQ, nous suivons de près les propositions des partis politiques durant cette campagne. Notre souhait, c’est que le prochain gouvernement abandonne le mirage de la privatisation et œuvre avec nous à préserver et développer ce fleuron québécois.

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