Les conductrices et conducteurs de véhicules scolaires exigent une hausse de leur salaire pour « sauver le transport scolaire »

En cette période d’octroi des contrats de transport scolaire, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) réclame du gouvernement Legault une amélioration rapide des conditions de travail des conductrices et conducteurs de véhicules scolaires pour mettre fin à la pénurie de main-d’œuvre et assurer le transport sécuritaire de tous les écoliers et écolières du Québec.

Samedi, des centaines de conductrices et de conducteurs de véhicules scolaires, autobus comme berlines, ont manifesté dans les rues de Québec et devant l’Assemblée nationale pour « sauver » le transport scolaire. (En vidéo)

Pour garantir le droit à l’éducation

« Pour les 500 000 élèves qui vont à l’école en autobus, le droit à l’éducation passe par le droit au transport scolaire, a déclaré la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Pour réussir en classe, encore faut-il se rendre à l’école. De toute urgence, le gouvernement doit rétablir les services. »

« À l’heure actuelle, il manque environ 1 500 conductrices et conducteurs pour assurer la couverture de toutes les régions du Québec, a expliqué la présidente du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Josée Dubé. Or, le gouvernement ne leur offre qu’un salaire moyen de 20 000 $ par année, soit trois fois moins que ce que les conducteurs de sociétés de transport en commun gagnent au pays, sans compter l’absence de régime de retraite et d’assurances collectives. Celles et ceux qui prennent soin de la sécurité de nos enfants méritent mieux. »

Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) Photo : Simon Clark

Une enveloppe « dédiée » de 90 millions $

« Cela fait des années que nous le répétons : ce qu’il faut pour régler la crise de pénurie de main-d’œuvre qui continue de sévir dans le transport scolaire partout au Québec, c’est une enveloppe dédiée exclusivement à l’amélioration des salaires, a précisé Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN. Il faut investir 70 millions $ par année, en plus des 20 millions $ octroyés par Québec par le biais de son programme d’aide financière qui n’a pas suffi à empêcher la démission de centaines de conductrices et de conducteurs jusque-là dévoués à leur travail, encore moins à en attirer de nouveaux. »

« Le transport scolaire est un service essentiel dans la région, a souligné de son côté la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Barbara Poirier. Or, le gouvernement refuse de le financer à la hauteur des besoins. Les salaires sont si bas que ça provoque des pénuries et des ruptures de service. C’est indécent ! Il est temps de régler le problème une fois pour toutes. »

Une pétition à l’appui

La CSN invite le public à soutenir la cause des conductrices et conducteurs de véhicules scolaires en signant la pétition mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale à l’initiative du Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN. Déjà près de 3 000 citoyennes et citoyens ont appuyé cette initiative parrainée par la députée de Sherbrooke et porte-parole de Québec solidaire en matière d’éducation, Christine Labrie. Il reste 24 heures pour appuyer l’augmentation du financement du transport scolaire.

 À propos

Le Secteur du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) regroupe 63 syndicats totalisant plus de 3 000 conductrices et conducteurs de véhicules scolaires travaillant dans une dizaine de régions administratives du Québec. La Fédération compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Photo : Simon Clark

LIENS UTILES :

www.feesp.csn.qc.ca/secteurs/transport-scolaire

www.assnat.qc.ca

La CSN refuse la vision « Amazon » de la SAQ

Sans faire trop de bruit, la SAQ accélère la priorisation de son offre en ligne et une automatisation des commandes dans son principal entrepôt de Montréal. Cette vision « à la Amazon » affecte déjà les employé-es de la succursale SAQ.com et risque d’en avoir un peu partout au Québec à moyen terme, à mesure que les clients se tournent vers ce service en ligne. Le SEMB-SAQ–CSN dénonce cette approche centralisatrice qui laisse moins de place aux régions et moins de place au service-conseil offert par les salarié-es.

« Nous voulons être consultés : nous avons des solutions qui permettraient un développement plus humain de la SAQ, avec de bons emplois dans toutes les régions du Québec et de bons conseils pour les clients. Nous ne voulons pas travailler pour un Amazon québécois de l’alcool ! », affirme Lisa Courtemanche, présidente du SEMB-SAQ–CSN.

La SAQ a déjà commencé à retirer de ses succursales certains produits de niche qui feront partie de l’offre de 20 000 alcools en ligne qu’elle préconise. Des communications internes montrent également son intention d’agrandir son entrepôt principal de Montréal et de se doter d’une nouvelle machine qui n’existe pas encore ailleurs dans le monde pour automatiser la préparation des commandes.

Les premiers employé-es touchés seront ceux de la succursale SAQ.com qui préparent les commandes en ligne et dont le transfert sur le site de l’entrepôt principal a été annoncé à partir du mois de septembre. « Il n’y a pas de garantie de poste pour l’ensemble des 53 employé-es réguliers et encore moins pour les 150 à temps partiel. C’est inadmissible ! Pourquoi manifester un tel manque de respect pour nos employé-es d’expérience ? La restructuration de la SAQ commence très mal », dénonce la présidente. La proposition initiale de la SAQ, refusée par le conseil général de novembre 2021, n’aurait permis qu’à une fraction de ses 200 travailleuses et travailleurs d’être transférée dans les nouvelles installations.

Des emplois dans toutes les régions

Le SEMB-SAQ–CSN propose une approche alternative basée sur la décentralisation des opérations, et qui reposerait sur un regroupement des produits vendus par la SAQ dans des succursales pivots dans chaque région du Québec. Encore plus simple qu’une machine distributrice, il suffirait que la SAQ mette en place un système qui permettrait aux clients d’acheter en ligne des produits disponibles dans les succursales près de chez eux. Cette façon de faire éviterait de faire venir de Montréal des bouteilles qui sont souvent déjà disponibles en région sous prétexte que quelques spécialités sont disponibles seulement à Montréal. « Notre proposition permettrait de conserver et même de créer de bons emplois en région, ce qui est une approche que le gouvernement de la CAQ préconise lui-même en voulant décentraliser des emplois d’organismes gouvernementaux. Pourquoi la SAQ ferait-elle l’inverse de ce que le gouvernement souhaite ? », s’interroge Lisa Courtemanche, qui se dit ouverte à discuter avec la direction d’une façon de faire qui aurait des objectifs similaires à ceux du syndicat. Le SEMB-SAQ–CSN demande une réelle ouverture aux solutions de remplacement dans les prochaines semaines, avant que la SAQ investisse des dizaines de millions de dollars à Montréal et qu’ils se retrouvent devant le fait accompli. Les membres du SEMB-SAQ–CSN veulent continuer à jouer un rôle central dans le commerce des boissons alcooliques, que ce soit en ligne ou en personne.

La centralisation est risquée et polluante

Le SEMB-SAQ–CSN ne comprend pas l’approche centralisatrice de la SAQ, qui va multiplier les transports de commandes à partir de Montréal, alors qu’une bonne partie des bouteilles sont déjà en région et qu’il serait possible d’y conserver les produits et les spécialités nécessaires pour combler la demande en ligne. « Concentrer les opérations à Montréal va générer plus de GES par le transport et ça comporte un risque beaucoup plus grand en cas de panne ou de sinistre qui surviendrait dans le seul entrepôt responsable de toutes les commandes en ligne », ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain. Cette dernière souligne par ailleurs que même Amazon n’a pas fait l’erreur de concentrer tous ses entrepôts du Québec sur un même site.

Nouvelle manifestation au cimetière Notre-Dame-des-Neiges

En ce jour de la fête des Mères, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges (CSN) ont à nouveau manifesté leur respect à la clientèle visitant leur milieu de travail.

« Encore une fois, en ce jour de la fête des Mères, nous sommes venus aujourd’hui manifester notre respect à la clientèle de notre cimetière en lui remettant une rose. À la fin de cette année, ça fera quatre ans que notre contrat de travail est échu et trois ans qu’on tente de le renégocier de bonne foi. Dans ce contexte de rareté de main-d’œuvre, nos demandes salariales ont été déposées récemment et, avec l’inflation qui nous frappe comme tout le monde, nous avons le désir de régler ça le plus tôt possible, toujours sans affecter le service à la clientèle. Nous avons toujours pris soin des proches des défunts qui reposent en paix ici et voilà pourquoi nous sommes encore là, en ce beau dimanche de printemps, pour les accueillir dans notre respect habituel », de souligner Patrick Chartrand, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges (CSN).

Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2018, le STTCNDDN est en négociation depuis le mois de novembre 2019.

« Depuis l’abolition de cinq postes de représentants durant la pandémie, nous vivons une surcharge constante répartie sur toute l’équipe. Cette réalité quotidienne compromet notre capacité à soutenir les familles endeuillées dans cette étape importante de leur processus de deuil et nous le déplorons chaque fois où nous sentons que nous ne pouvons pas donner le meilleur de nous-mêmes. À l’image de nos collègues qui s’occupent du cimetière, nos salaires sont gelés depuis la fin de 2017 et nous nous appauvrissons à chaque paie. Nous voulons également régler cette négociation qui traîne et le plus tôt sera le mieux », de renchérir Éric Dufault, président du Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (CSN).

Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2017, la négociation du SEEBCNDDN piétine.

« Chaque fois que des négociations arrivent, la Fabrique Notre-Dame invoque toujours des problèmes financiers pour justifier ses maigres offres ou ses réductions de plancher d’emploi. L’employeur nous expose constamment sa situation financière supposément difficile sans jamais ouvrir ses livres comptables en complète transparence. Nous savons toutefois que la Fabrique Notre-Dame est rentable, puisque ses affaires vont bon train, mais nous n’avons jamais pu savoir dans quelle mesure », de déclarer Frédéric Brun, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

« Les membres des syndicats prouvent à nouveau leur bonne foi envers la clientèle du cimetière et le disent haut et fort qu’ils ne veulent surtout pas que ce soit elle qui paie pour l’immobilisme de leur employeur. Mais toute cette bonne volonté ne les aide pas à acquitter leurs obligations financières, à payer leur loyer ou leur hypothèque et à mettre leur pain et leur beurre sur la table. Des salaires gelés depuis trois à cinq ans en ces temps d’importante inflation, ça n’a juste pas de sens. L’employeur devra tenir compte de cette variable incontournable dans la négociation des salaires de ses travailleuses et de ses travailleurs et le plus tôt sera le mieux », d’ajouter Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« Nous le répétons : nous ne voulons surtout pas revivre des événements semblables à 2007 durant lesquels les membres du STTCNDDN ont lutté férocement contre ce même employeur lors d’un lock-out cruel de 17 semaines. Ces conflits laissent toujours des cicatrices profondes qui affectent tout le monde. Les membres sont sortis debout de ce difficile conflit, la tête haute, obtenant satisfaction à la majorité de leurs revendications. Pour sa part, l’employeur avait été forcé d’accepter une entente à l’amiable d’une valeur de 1,2 million intervenue entre les familles et les concessionnaires du cimetière et la Fabrique Notre-Dame, pour compenser la fermeture forcée du lieu de culte par l’employeur. Tout cet argent aurait pu aller dans des bonifications des conditions de travail. Depuis toujours, les salarié-es mettent tout en œuvre pour offrir un service respectueux aux familles endeuillées et cette journée est le reflet de cet engagement envers les familles qui sont ici aujourd’hui », de conclure Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges rassemble 125 membres et le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges en compte 19.

STT du Groupe Le Mistral–CSN

À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 4 avril 2022, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Groupe Le Mistral–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les chauffeurs d’autobus, salarié-es au sens du Code du travail. »

De nombreuses raisons ont poussé ces travailleuses et travailleurs à quitter les Teamsters pour joindre les rangs de la CSN. Avec ce syndicat adverse, ils étaient mal représentés et accusaient entre autres un énorme recul monétaire par rapport à l’autre syndicat des chauffeurs de la même entreprise qui est affilié à la CSN. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Groupe Le Mistral–CSN pourra maintenant accéder à une meilleure représentation et à de meilleures conditions de travail.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, au Conseil central de Lanaudière et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Manifestation des conductrices et conducteurs d’autobus scolaire de la région

Les membres du Syndicat du transport scolaire du Saguenay–CSN, du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du transport scolaire Lac-Saint-Jean-Est–CSN et du Syndicat national du transport écolier du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN s’unissent pour faire part des préoccupations de leurs membres quant à l’avenir du transport scolaire.

Pour ce faire, une centaine de conductrices et conducteurs ainsi que leurs autobus scolaires se sont réunis pour un point de presse. Les présidences des syndicats se rendront ensuite au bureau de la ministre Andrée Laforest pour solliciter une rencontre.

Le secteur du transport scolaire subit actuellement une pénurie de main-d’œuvre historique
« La principale raison qui explique la pénurie est liée à la faiblesse des salaires. Les conductrices et conducteurs de véhicules scolaires gagnent en moyenne 20 000 $ par année, ce qui est très loin de correspondre aux exigences et aux responsabilités de nos emplois », explique Jean-Sébastien Allard, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du transport scolaire Lac-Saint-Jean-Est–CSN.

Afin de faire pression sur le gouvernement pour régler la problématique, le secteur du transport scolaire de la FEESP–CSN a adopté récemment un plan de mobilisation au niveau provincial et chacune des régions du Québec est appelée à réaliser une action.

« Dans notre région, on trouvait ça vraiment important d’être les trois syndicats ensemble pour parler de nos réalités », déclare Jean-Denis Simard, président du Syndicat national du transport écolier du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN. « Nos membres vivent des situations relativement similaires. Beaucoup de responsabilités nous incombent, autant au niveau de la conduite du véhicule que de la sécurité de nos jeunes à l’intérieur de l’autobus. La COVID-19 n’a fait qu’ajouter des complexités à un travail déjà exigeant et sous-payé ».

Une pétition est lancée et supportée par Québec solidaire afin qu’elle soit présentée à l’Assemblée nationale en mai 2022, période de renouvellement des enveloppes budgétaires des compagnies de transport scolaire. Cette pétition demande au gouvernement d’injecter de l’argent pour augmenter de façon importante les salaires dans le secteur. Cette pétition a trois objectifs : exiger un refinancement immédiat du transport scolaire, préserver le droit d’accès à l’éducation et sauver le transport scolaire au Québec dans l’intérêt de la sécurité des jeunes.

« Il est temps de cesser les demi-mesures et de régler le problème pour de bon, sans quoi le service fiable et sécuritaire du transport scolaire sera en péril. Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge se doit d’agir maintenant ! », signale Daniel Lajeunesse, secrétaire du Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN.

« Nous demandons à la population d’être solidaire en signant la pétition et en la partageant massivement auprès de leurs proches et de leurs familles afin de nous aider à sauver le service public du transport scolaire », conclut Donald Simard, président du Syndicat du transport scolaire du Saguenay–CSN.

Lien de la pétition : /  https://bit.ly/3NTiUFY

Lien vers la vidéo du secteur transport scolaire : https://bit.ly/3vlpQEx

La CSN et le SCFP dénoncent les manœuvres antisyndicales de la SQDC

Alors que les deux organisations syndicales négocient actuellement le renouvellement de leurs conventions collectives respectives, la Société québécoise du cannabis (SQDC) multiplie les manœuvres antisyndicales s’apparentant à de la négociation de mauvaise foi.

D’une même et unique voix, les présidences des organisations syndicales, Maxime Nadeau du syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et David Clément du syndicat affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) déclarent « qu’en pleine négociation, alors qu’aucune entente n’a été adoptée par les membres, l’employeur utilise des éléments négociés à nos tables respectives pour les offrir à ses salarié-es non syndiqué-es, ce qui menace de faire complètement déraper les processus de négociation en cours. Ces manœuvres sont tout simplement inacceptables et ne seront pas tolérées par nos syndicats. Notre employeur n’a aucun respect pour nos processus de négociation et méprise les salarié-es à son emploi ».

Depuis le début des pourparlers, les deux organisations syndicales font face à la même attitude fermée et méprisante aux tables de négociation. Les contentieux juridiques des deux organisations préparent présentement le dépôt de plaintes de négociation de mauvaise foi et d’ingérence contre la SQDC. Le SCFP 5454 détient déjà un mandat de grève générale illimitée à déclencher au moment opportun et le SEESQDC–CSN se réunira en assemblée générale sous peu.

« N’oublions pas que notre employeur est une société d’État qui relève directement du gouvernement du Québec. Voir la SQDC utiliser de telles tactiques déloyales et illégales à nos tables de négociation, des stratégies rétrogrades qui sont généralement le lot des pires employeurs du secteur privé, nous apparaît terriblement inquiétant puisque cela mine l’existence même de notre droit à la syndicalisation. Surtout, cela vient détruire le peu de confiance que nous pouvions avoir envers notre employeur et son comité patronal », de conclure les deux représentants syndicaux.

À propos

Le Syndicat des employées et employés de la SQDC–CSN et le Syndicat des employé-e-s de la SQDC (SCFP 5454) représentent près de 500 syndiqué-es répartis dans plus de 40 succursales.

La FEESP–CSN réclame d’urgence une hausse des salaires des conductrices et conducteurs du transport scolaire

Après des années de revendications infructueuses auprès du ministère de l’Éducation pour tenter de régler le grave problème de pénurie de main-d’œuvre qui continue de sévir dans le transport scolaire partout au Québec, le Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) a déposé vendredi une pétition, accessible dès maintenant sur le site de l’Assemblée nationale, afin de réclamer d’urgence une hausse significative des salaires des conductrices et conducteurs de véhicules scolaires, autobus comme berlines. Cette pétition est parrainée par la députée de Sherbrooke et porte-parole du deuxième groupe d’opposition en éducation, Christine Labrie.

Des milliers de trajets annulés
« Au cours des dernières semaines, la pénurie de conductrices et conducteurs de véhicules scolaires a atteint un sommet inégalé. Uniquement au Centre de services scolaires des Affluents, plus de 2600 parcours ont dû être annulés à ce jour en raison du manque de conducteurs. Au Centre de services scolaires des Samares, la situation est similaire, avec environ 3500 parcours qui ont dû être annulés depuis le début de l’année scolaire. Pour ces deux Centres de services scolaires seulement, cela équivaut à plus de 1500 élèves qui n’ont pas de service chaque jour. C’est absolument inacceptable », a déploré Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN et présidente du Syndicat des travailleurs des Autobus Gil-Ber–CSN.

Cette situation n’est pas propre à la région de Lanaudière; elle touche l’ensemble des régions du Québec. À l’heure actuelle, on estime qu’il manque environ 1200 conductrices et conducteurs pour endiguer la pénurie, ce qui constitue un frein à l’accès à l’éducation, car plusieurs élèves manquent l’école quotidiennement, faute de transport scolaire.

Un besoin évalué à 90 M$
« Aujourd’hui, nous mettons en ligne une pétition pour revendiquer une enveloppe dédiée exclusivement à l’amélioration des salaires des conductrices et conducteurs. Il s’agit d’un besoin criant qui est évalué à environ 70 M$ par année, en plus des 20 M$ déjà affectés au Programme d’aide financière pour la rétention des conducteurs d’autobus scolaire (PAFCAS), qui n’a démontré aucun effet sur l’attraction ni la rétention de personnel, puisqu’il ne modifie pas substantiellement les conditions salariales de l’emploi », a déclaré Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN.

Accentuation des moyens de pression et appel à la mobilisation
D’autres actions de mobilisation seront effectuées d’ici la fin mai pour faire pression sur le gouvernement. En ce sens, la sortie des nouvelles règles budgétaires pour le transport scolaire est l’occasion parfaite pour régler le problème. « Il est temps de cesser les demi-mesures et de régler le problème pour de bon, sans quoi le service fiable et sécuritaire du transport scolaire sera en péril. Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge se doit d’agir maintenant ! », a ajouté la présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN, Patricia Rivest.

« Aujourd’hui, j’appelle les conducteurs et conductrices des quatre coins du Québec à se mobiliser, à faire circuler la pétition et à interpeller les élu-es de leurs régions. On invite aussi les parents, premières victimes de la pénurie de conducteurs et conductrices, à se mobiliser en vue d’un refinancement du transport scolaire pour préserver le droit à l’accès à l’éducation de leurs enfants », a conclu Josée Dubé.

Lien vers la pétition
https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-9581/index.html

Entente de principe pour le SAPSCQ–CSN

Une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (CSN) et le gouvernement dans la nuit de vendredi à samedi.

Celle-ci sera bientôt présentée aux instances syndicales qui se prononceront sur tout son contenu. Aucune entrevue ne sera accordée d’ici là.

À propos
Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics de la Confédération des syndicats nationaux depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

Les employé-es municipaux de Bonaventure obtiennent une première convention

Trois ans après avoir rejoint les rangs de la CSN, les employé-es de la municipalité de Bonaventure ont finalement signé mercredi leur toute première convention collective.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la municipalité de Bonaventure (CSN) a obtenu son accréditation syndicale en avril 2019 et les négociations ont débuté l’année suivante. Une entente de principe est finalement intervenue en octobre 2021.

Mais avant cette fin heureuse, les deux parties ont fait appel à médiateur mandaté par le ministère du Travail. Et les syndiqué-es ont dû brandir la menace d’une grève pour obtenir un déblocage à la table des négociations.

La solidarité démontrée par les employé-es a permis d’obtenir de meilleures conditions d’emploi, a expliqué le président Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Serge St-Pierre. « Ils méritent le plus grand respect », a-t-il souligné.

Cette première convention collective, pour la petite municipalité de 2700 habitants du sud de la péninsule gaspésienne, sera en vigueur jusqu’en décembre 2026.

La CSQ, la CSN et la FTQ annoncent la formation d’un front commun

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) annoncent la constitution du Front commun en vue des négociations pour le renouvellement des conventions collectives des travailleuses et des travailleurs du secteur public. Les trois centrales soulignent également que cette annonce coïncide avec le 50e anniversaire de la formation du premier front commun de 1972.

« Il y a de quoi être fiers aujourd’hui! Unir nos voix et joindre nos forces en formant un front commun, une demande qui vient des membres. C’est ce qui est notamment ressorti des consultations menées : les membres ont exprimé leur volonté que l’on travaille en alliance pour envoyer un message clair au gouvernement devant l’ampleur de la tâche à venir », de déclarer Éric Gingras, président de la CSQ, François Enault, premier vice-président de la CSN et responsable de la négociation du secteur public et parapublic, et Daniel Boyer, président de la FTQ.

« Nous avons à peine terminé une négociation hier que déjà, demain, nous en entamerons une autre, mais le contexte est bien différent, cette fois!, poursuivent les leaders syndicaux. Pour nous, il est clair que les résultats de la dernière négociation, menée dans un contexte extraordinairement difficile, ne sont qu’un tremplin pour celle qui vient. Cette fois, il faut s’attaquer aux problèmes de fond, nos membres ont été très clairs là-dessus. On en parle beaucoup, et depuis longtemps; c’est le temps d’agir concrètement, et des solutions, nous en avons. Et à ce chapitre, nous rappelons au gouvernement que ça passe nécessairement par les négociations! »

Au nombre des différents défis à relever, notons l’amélioration des conditions de travail et de pratique, l’attraction et la rétention du personnel et l’amélioration des conditions salariales – pour tenir compte notamment de l’inflation qui frappe durement les travailleuses et les travailleurs –, qui feront évidemment partie des éléments soulevés par le Front commun. De façon plus précise, les revendications syndicales du Front commun seront constituées à partir des consultations menées auprès des membres, un processus qui s’enclenchera au cours des prochains mois.

Ces problèmes, déjà présents avant la pandémie, se sont exacerbés au cours des deux dernières années, tout particulièrement dans le contexte de la crise sanitaire qui a secoué davantage les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux, de l’enseignement supérieur et des organismes gouvernementaux. Sans compter les enjeux liés à la pénurie de main-d’œuvre qui frappe de plein fouet les réseaux publics, notamment en raison des conditions de travail non concurrentielles et difficiles.

« C’est un message de solidarité et d’unité qui émane de ce front commun. Au cours des derniers mois, nos trois organisations ont parlé à plusieurs reprises de l’importance du dialogue social afin de trouver, ensemble, des solutions qui amélioreront les conditions de travail et d’exercice d’emplois de celles et de ceux qui œuvrent au quotidien dans les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux et de l’enseignement supérieur. Nous sommes les porte-parole de celles et ceux qui offrent les services et les soins à la population et nous allons nous assurer qu’on les écoute et qu’on prend en considération leurs besoins. Bref, ces solutions sont urgentes pour donner de l’air à notre monde, qui en a besoin, et pour pérenniser nos réseaux à long terme. On a largement dépassé l’étape des mesures temporaires », lancent les chefs syndicaux, en conclusion.

Après avoir mené des consultations auprès des membres, le Front commun déposera ses demandes au Conseil du trésor à l’automne prochain. Rappelons également que les conventions collectives viendront déjà à échéance dans un an, soit le 31 mars 2023.

Profil du Front commun
Ensemble, la CSQ, la CSN et la FTQ représentent plus de 355 000 travailleuses et travailleurs de l’État québécois dans les secteurs publics, en éducation, en santé et dans les services sociaux ainsi qu’en enseignement supérieur.

Le STT de la municipalité de Bonaventure–CSN signe sa première convention collective

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la municipalité de Bonaventure peuvent enfin pousser un soupir de soulagement ! La première convention collective a enfin été signée hier, après plusieurs années d’impasse.

L’objectif premier de la syndicalisation en avril 2019 était d’obtenir le respect et cette première convention permettra d’avoir les outils pour l’imposer. De plus, les syndiqué-es peuvent se féliciter d’avoir amélioré leurs conditions salariales et leurs conditions de travail en général.

Rappelons que face à l’impasse, les parties ont dû avoir recours, pendant plusieurs mois et jusqu’à la toute fin, à un médiateur nommé par le ministère du Travail. Le syndicat s’était également doté d’un mandat de grève unanime. La grève n’a finalement pas été exercée, mais le niveau de mobilisation des membres a certainement permis un déblocage à la table de négociation.

« Cette négociation ne s’est pas faite sans heurts et les syndiqué-es ont démontré beaucoup de solidarité et de courage. Ils méritent le plus grand respect », affirme Serge St-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Cette première convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026.

SEE de la Société québécoise du cannabis–CSN

À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 1er mars 2022, le Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exclusion des agents de sécurité, des assistants-directeurs et des directeurs à l’emploi de l’établissement situé au : 22 800, chemin Dumberry, Vaudreuil-Dorion»

Les travailleuses et travailleurs de la succursale de Vaudreuil- Dorion ont choisi de rejoindre la CSN pour son expertise dans les sociétés d’État, sa combativité et pour la force du syndicat régional. Ce groupe constitue la 18e succursale de la SQDC qui opte pour la CSN.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés des services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des travailleuses et travailleurs du YMCA du Parc–CSN, section Les YMCA du Québec

À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 14 octobre 2021, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du YMCA du Parc–CSN a été accrédité pour représenter :

« Toutes les salariées et tous les salariés au sens du Code du travail, monitrices-sauveteuses et moniteurs-sauveteurs. »

Les travailleuses et les travailleurs ont décidé de se regrouper et de se syndiquer pour se faire respecter par Les YMCA du Québec. Le respect de l’ancienneté, des normes du travail et l’amélioration de leurs conditions de travail sont au coeur de leur décision de joindre la CSN !

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de secteurs publics, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

 

La CSN demande l’intervention de Bruno Marchand

À la suite des récentes tensions entre la direction et les membres du Syndicat des salariés(ées) d’entretien du RTC–CSN, la Confédération des syndicats nationaux demande à Bruno Marchand, maire de Québec, d’intervenir.

« Nous savons que les tensions entre le RTC et ses salarié-es durent depuis plusieurs années. Le syndicat a tenté à plusieurs reprises de remédier à ce climat malsain, mais malheureusement, ses tentatives se sont toutes soldées par des échecs. Or, dans tous les milieux de travail, quand il y a des tensions ou des conflits, le travail d’assainissement repose sur les épaules des deux parties, précise Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Voilà donc pourquoi nous demandons au maire de Québec d’intervenir afin de faire entendre raison à la direction du RTC. »

« Pour tenter de régler ces importants problèmes de relations de travail, le syndicat a présenté un énoncé de principe à l’employeur en 2014. Or, le RTC n’a finalement signé le document qu’en mai 2020, dans le cadre d’une médiation et depuis, la direction agit comme si cette lettre d’entente n’existait tout simplement pas, de dénoncer Simon Mathieu Malenfant, vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Et depuis mai 2020, l’employeur n’a pas respecté sa signature et il allègue même que le syndicat n’avait rien à dire sur les questions disciplinaires, ce qui n’a tout simplement aucun bon sens. »

Pour donner une seconde chance au processus, au début de l’année 2020, le comité exécutif du syndicat a proposé à l’employeur la création de quatre tables visant à assainir les relations de travail. Malheureusement, les récents événements confirment que l’employeur préfère la confrontation et la judiciarisation des relations de travail.

« Malgré les récentes attaques de la direction du RTC à notre égard, le comité exécutif du syndicat réaffirme qu’il demeure toujours disponible et surtout prêt à s’assoir avec l’employeur pour chercher des solutions concrètes aux mauvaises relations de travail. Ces tensions et cette situation toxique ont assez duré et le tout doit impérativement se régler si nous voulons vraiment un milieu de travail sain », conclut Kevin Roy, président du SSERTC–CSN.

À propos

Le Syndicat des salariés(ées) d’entretien du RTC–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Fondée en 1947, la FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Il est également affilié au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN qui a été fondé en 1918 et qui regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Nouvelle convention collective pour les salarié-es du Palais des congrès

Réunis en assemblée générale le 8 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs du Palais des congrès de Montréal ont entériné les termes de leur nouvelle convention collective.

Ces 159 salarié-es membres de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) avaient précédemment adopté un mandat de grève qui devait être appliqué à compter de demain. L’entente permet donc d’éviter le conflit de travail. Le syndicat se réjouit notamment d’avoir pu obtenir intégralement les gains salariaux négociés par la CSN dans le secteur public. Leur nouveau contrat de travail viendra à échéance le 31 mars 2023, soit à la même date que toutes les conventions collectives du secteur public.

« On voudrait ne jamais avoir à exercer la grève. C’est un moyen ultime et nous sommes bien contents d’avoir pu éviter un conflit de travail, explique le président des deux syndicats CSN du Palais des congrès, Daniel Potvin. Dans le contexte où les activités reviennent à la normale, il était extrêmement important pour nous de nous assurer que personne ne serait laissé derrière. Je salue la détermination et le courage de nos membres qui ont envoyé un message clair à l’employeur en votant la grève. »

Pour la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Stéphanie Gratton, c’est là une belle démonstration du rapport de force des syndicats dans cette négociation. « Grâce à la persévérance et à la solidarité des membres des deux syndicats du Palais des congrès, l’employeur s’est finalement rangé derrière leurs revendications légitimes. Ces gains sont donc tout à leur honneur ! »

Ces travailleuses et travailleurs du Palais des congrès veillent à la planification des salles, à l’organisation des événements, de même qu’à l’accueil des congressistes et au bon déroulement des activités qui s’y tiennent. Ils sont réunis au sein de deux unités, soit Le Syndicat des préposé-e-s aux événements du Palais du Congrès (CSN) et le Syndicat des employé(e)s de la Société du Palais des Congrès de Montréal (CSN).

Ils sont affiliés au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) ainsi qu’à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Cette dernière représente plus de 65 000 membres, regroupés au sein de 425 syndicats affiliés, œuvrant dans de multiples secteurs d’activité tels que l’éducation, le transport, l’énergie, l’environnement, la sécurité, les sociétés d’État ainsi que les milieux municipal et communautaire.

Le syndicat du RTC rectifie les faits

À la suite d’un article publié le 5 mars 2022 dans le Journal de Québec, le Syndicat des salariés(ées) d’entretien du RTC–CSN tient à rectifier les faits.

« Pour nous, il n’y a rien de nouveau sous le soleil : nous faisons face à un employeur qui ne fait absolument rien pour assainir les relations de travail et qui orchestre des sorties médiatiques pour faire porter le poids de sa mauvaise gestion à ses salarié-es, de dénoncer Kevin Roy, président du SSERTC. Pour tenter de régler ces importants problèmes de relations de travail, en 2014, nous avons présenté un énoncé de principe à l’employeur. Or, le RTC n’a finalement signé le document qu’en mai 2020, dans le cadre d’une médiation et depuis, il agit comme si cette lettre d’entente n’existait tout simplement pas. »

L’histoire se répète

« Non seulement l’employeur n’a pas respecté sa signature de mai 2020, mais il allègue maintenant que le syndicat n’a pas à se prononcer sur les questions disciplinaires. Pour donner une seconde chance au processus, au début de l’année 2020, le comité exécutif du syndicat a proposé à l’employeur la création de quatre tables visant à assainir les relations de travail. Malheureusement, nous en sommes encore témoins, l’employeur a préféré la confrontation et la judiciarisation des relations de travail. S’il y a une chose de vraie dans ce que dit l’employeur, c’est que les officiers syndicaux se font intimider et accuser de manœuvres illégales alors qu’aucun recours juridique n’a été déposé devant les tribunaux en lien avec ces accusations gratuites. Plus que jamais, nous croyons que derrière ces attaques non fondées, le RTC cherche à nous faire porter le poids de ses mauvaises décisions », de poursuivre le président du syndicat.

Mauvaise gestion au RTC ?

« Au contraire de ce qu’affirme l’employeur, nous tentons de tout mettre en œuvre afin d’offrir un service impeccable aux usagers du RTC. Nous sommes conscients qu’un mauvais service éloignerait la clientèle du réseau et que cette désertion nuirait grandement à nos emplois. Malgré nos efforts en ce sens, nous contestons grandement plusieurs décisions sous la responsabilité du RTC qui nuisent à notre travail », de souligner monsieur Roy.

Des exemples concrets

« Depuis le jeudi 3 mars dernier, au centre Métrobus, les dix vérins qui nous servent à lever les autobus pour leur entretien sont verrouillés et inutilisables à cause d’un manque d’entretien. Or, en mai 2019, nous avions déjà signalé de graves problèmes menaçant notre santé-sécurité en lien avec au moins un de ces vérins qui montrait des signes de défaillance lorsqu’un autobus y était monté. Il va sans dire que dans les prochains jours et les prochaines semaines, ce problème majeur aura des impacts sur notre capacité à entretenir les véhicules. Aussi, 40 % des 64 véhicules de type Midibus – qui ne sont pas reconnus pour leur fiabilité – sont continuellement à l’arrêt, ce qui affecte le service offert par le RTC. Ajoutons qu’il y a un manque de formation sur les nouvelles technologies. Même si plus de la moitié de la flotte du RTC comprend désormais des véhicules hybrides, à ce jour, les mécaniciens ne sont pas tous formés sur les systèmes d’hybridation, ce qui nuit à notre productivité. Finalement, comme dans tous les milieux de travail, la rareté de main-d’œuvre pose plusieurs problèmes, au point où l’employeur nous a rencontrés le 10 février dernier pour nous préciser qu’il prévoyait des coupures de service l’été prochain dû au manque de personnel d’entretien. Tous ces faits sont connus par les salarié-es du RTC et les nombreux départs et arrêts de travail du personnel nous démontrent que la toxicité de ces relations de travail est néfaste pour tout le monde », de conclure Kevin Roy.

Bien que le RTC semble vouloir continuer à jeter de l’huile sur le feu, le Syndicat de l’entretien demeure toujours prêt et est résolu à s’assoir avec l’employeur pour chercher des solutions aux enjeux liés aux relations de travail. Il ne donnera cependant pas d’entrevues sur le sujet, car il croit que cette situation doit se régler avec l’employeur et non dans les médias, sur la place publique.

À propos

Le Syndicat des salariés(ées) d’entretien du RTC–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

Nouveau coup d’éclat des agents correctionnels

Ce mercredi matin, les agents des services correctionnels du Québec ont à nouveau déployé une immense bannière au bureau de la circonscription de Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique afin de maintenir leur pression sur le gouvernement visant à conclure leur négociation.

« Notre contrat de travail est échu depuis près de deux ans et nous espérons toujours que le Conseil du trésor prendra rapidement la juste mesure des problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre qui minent les services correctionnels du Québec, de déclarer Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN). Nous sommes des travailleuses et des travailleurs essentiels et nous exerçons un métier difficile et dangereux. Nous méritons davantage de reconnaissance de la part du gouvernement. »

Le Conseil du trésor a invité les porte-paroles syndicaux à revenir à la table de négociation la semaine dernière, après que ceux-ci aient mis fin aux négociations en décembre parce qu’ils jugeaient les offres salariales du gouvernement nettement insuffisantes.

« Parce qu’ils travaillent dans l’ombre, les agents correctionnels figurent parmi les oubliés de la pandémie de COVID-19, explique Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Les nombreuses éclosions de coronavirus vécues dans leurs milieux de travail ont ajouté un poids considérable au travail excessivement stressant et dangereux qu’elles et ils accomplissent dans les établissements de détention québécois. »

Un sondage commandé à la firme Léger par le SAPSCQ–CSN confirme que moins du quart de la population québécoise accepterait de travailler comme agente ou agent de services correctionnels, ce qui explique en partie les difficultés de recrutement et de rétention.

« Ce nouveau coup d’éclat expose encore une fois toute l’exaspération des agents correctionnels, ajoute Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Nous demandons donc au gouvernement de prendre ses responsabilités et d’enfin donner un mandat clair au Conseil du trésor afin que celui-ci règle leur négociation, et ce, dans les plus brefs délais. »

Rappelons qu’en novembre dernier, les membres du SAPSCQ–CSN ont voté à 97 % en faveur d’un mandat de moyens de pression lourds afin d’exercer leur influence au moment jugé opportun.

Les salarié-es du Palais des congrès en grève du 10 au 13 mars

Le Syndicat des préposé-e-s aux événements du Palais du Congrès (CSN) et le Syndicat des employé(e)s de la Société du Palais des Congrès de Montréal (CSN) déclencheront une grève de 72 heures à compter du jeudi 10 mars 2022, dès 6 h.

Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, ces 159 travailleuses et travailleurs réclament les mêmes conditions que celles négociées par la CSN dans le secteur public, notamment en ce qui a trait aux augmentations de salaire, pour un contrat de travail d’une durée de trois ans. Traditionnellement, le Palais des congrès, une société d’État, a toujours accepté d’octroyer ces mêmes conditions par l’entremise d’une clause dite « remorque ». Les syndicats s’expliquent bien mal que la partie patronale refuse cette façon de faire cette fois-ci.

Soulignons que la Palais des congrès s’apprête à reprendre ses activités normales, à la suite des assouplissements des mesures sanitaires de la Santé publique. Un premier grand événement, le Salon national de l’habitation, se tiendra d’ailleurs du 10 au 13 mars.

Pour le président des deux syndicats CSN, Daniel Potvin, le Palais des congrès est responsable de la situation. « Du côté syndical, nous avons fait notre part en proposant de reconduire le statu quo de la convention collective, explique-t-il. Pour nous, c’est majeur de nous assurer que les salaires demeurent en phase avec ceux qui sont versés aux autres salarié-es de l’État, et ceci pour la même durée que dans le secteur public. Tout ce que nous demandons au Palais des congrès c’est de reconduire ce modèle qui a fait ses preuves jusqu’à maintenant, notamment d’éviter les conflits de travail ». Rappelons que les négociations se déroulent en présence d’un conciliateur.

Ces travailleuses et travailleurs veillent à la planification des salles, à l’organisation des événements de même qu’à l’accueil des congressistes et au bon déroulement des activités qui s’y tiennent.

Si la grève doit être déclenchée, des piquets de grève seront érigés devant les entrées du Palais des congrès et des activités de visibilité se tiendront autour du plus important centre de congrès de la métropole.

Les agents correctionnels marquent la reprise des négociations avec un coup d’éclat

Les agents des services correctionnels du Québec ont déployé une immense bannière sur l’édifice abritant les bureaux du Conseil du trésor à Montréal vendredi matin, afin d’accentuer la pression sur le gouvernement au moment où reprenaient les négociations entre les parties syndicale et patronale.

« Nous espérons que le Trésor nous démontrera finalement qu’il comprend toute l’étendue des problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre qui minent les services correctionnels », affirme Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN). « Les agentes et agents des services correctionnels sont des travailleurs essentiels qui exercent un métier difficile et dangereux. Ils méritent plus de reconnaissance de la part du gouvernement. »

Le Conseil du trésor a invité les porte-paroles syndicaux à revenir à la table de négociation cette semaine, après que ceux-ci aient mis fin aux négociations en décembre parce qu’ils jugeaient les offres salariales du gouvernement largement insuffisantes.

« Parce qu’ils travaillent dans l’ombre, les agents correctionnels figurent parmi les oubliés de la pandémie de COVID-19, explique Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). L’exercice de leur travail, déjà excessivement stressant et dangereux, l’est devenu encore plus avec le coronavirus qui continue de faire des ravages dans les établissements de détention. »

D’ailleurs, selon un sondage commandé à la firme Léger par le SAPSCQ–CSN, moins du quart des Québécoises et des Québécois affirment qu’ils accepteraient de travailler comme agente ou agent de services correctionnels, ce qui explique en partie les difficultés de recrutement.

« Le coup d’éclat d’aujourd’hui démontre que les agents en ont vraiment ras le bol, tonne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain (CCMM–CSN). Leur convention collective est échue depuis bientôt deux ans ; il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités et leur témoigne la reconnaissance qu’ils méritent. »

En novembre dernier, les membres du syndicat ont d’ailleurs voté à 97 % en faveur d’un mandat de moyens de pression lourds afin de faire monter la pression au moment jugé opportun.

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la FEESP–CSN et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

Les travaux en prévision de la négociation 2023 débutent

Rassemblés devant l’Assemblée nationale, des dizaines de travailleuses et de travailleurs des services publics ont marqué le coup d’envoi des travaux entourant leur négociation avec le gouvernement, dont les pourparlers devraient débuter à l’automne. Elles et ils ont été rejoints virtuellement par plusieurs centaines de leurs collègues qui sont réunis aujourd’hui et demain dans le cadre d’instances du secteur public CSN, pour discuter des enjeux entourant le prochain renouvellement de leurs conventions collectives.

En présence de Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN), de Caroline Senneville, présidente de la CSN, ainsi que de François Enault, premier vice-président de la CSN, les délégué-es en ont profité pour dévoiler leur slogan du secteur public CSN pour cette prochaine négociation : Du bon bord.

Vaste consultation
Une partie des travaux en prévision du dépôt des demandes syndicales – prévu en octobre 2022 – est déjà entamée; la vaste consultation menée par la CSN du 17 janvier au 6 février a permis de récolter plus de 25 000 réponses de la part des travailleuses et des travailleurs œuvrant en santé et en services sociaux, en éducation et en enseignement supérieur. Les résultats alimenteront la réflexion entourant l’élaboration des demandes d’ordre salarial ainsi qu’en matière de régime de retraite et de disparités régionales, notamment. Des consultations supplémentaires auront lieu au cours des prochains mois afin de préparer les demandes touchant aux conditions de travail et de pratique.

Instances du secteur public CSN
Les instances, qui se tiennent en mode virtuel jusqu’au 25 février, regroupent des centaines de membres du personnel des réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux ainsi que des organismes gouvernementaux dont les syndicats sont affiliés à la Fédération des Professionnèles (FP–CSN), à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) ainsi qu’à la Fédération des employées et employés des secteurs publics (FEESP–CSN).

Rappelons qu’avec plus de 170 000 travailleuses et travailleurs issus des réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux et des organismes gouvernementaux, la CSN est la centrale la plus représentative dans le secteur public au Québec.

Citations
« C’était primordial pour nous d’écouter nos membres et nous sommes extrêmement satisfaits d’avoir réussi à rejoindre 25 000 répondantes et répondants. Cette participation exceptionnelle, qui se situe au-delà de nos attentes, démontre l’importance qu’ils accordent à leur négociation. Il ne fait aucun doute que nous n’avons pas à être gênés de demander une rémunération et des conditions de travail et de pratique à la hauteur de l’importance des services publics, incluant des hausses de salaire permettant de mieux vivre. Les travailleuses et les travailleurs sont du bon bord, celui des services publics forts, au service des Québécoises et des Québécois » – François Enault, premier vice-président de la CSN.

« Après deux ans de pandémie, les travailleuses et les travailleurs des services publics sont en droit de s’attendre à une réelle reconnaissance de la part du gouvernement. Après avoir louangé leur dévouement au fil des différentes vagues de la pandémie, ce dernier devra faire la démonstration que la vraie reconnaissance de leur travail, essentielle au bon fonctionnement de notre société, passe par une rémunération et des conditions de travail attrayantes » – Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« Cette pandémie aura permis de démontrer à l’ensemble des Québécoises et des Québécois à quel point le travail du personnel des services publics est crucial. Sans des réseaux solides, ce sont des centaines de milliers de personnes qu’on risque d’échapper, des gens à la santé fragile jusqu’aux étudiantes et étudiants en difficulté, aux élèves aux besoins particuliers, en passant par toutes celles et tous ceux qui ont besoin de soutien et de services. Il faut des travailleuses et des travailleurs en nombre suffisant qui veulent venir y travailler et y rester grâce à des conditions satisfaisantes » – Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN).