Une vigile de 24 heures pour les services publics devant l’Assemblée nationale

À l’aube de la fin des travaux parlementaires à Québec, plusieurs centaines de travailleuses et de travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux, de celui de l’éducation et des organismes gouvernementaux se sont installés ce matin devant l’Assemblée nationale pour une vigile de plus de 24 heures.

Alors que les travaux se poursuivent intensivement aux tables de négociation, le personnel des services publics affilié à la CSN, sans convention collective depuis plus d’un an, veut envoyer un message clair au premier ministre et à la présidente du Conseil du trésor : malgré la crise qui sévit dans les réseaux depuis trop longtemps, nous sommes toujours là pour la population du Québec, de jour, de soir et de nuit. Le gouvernement doit maintenant être là pour nous. C’est urgent, car, sans nous, le secteur public est hors service.

Citations

« Des services publics qui s’écroulent après des décennies de sous-financement; c’est ce qu’est venue mettre en lumière la pandémie. Maintenant, il faut reconstruire. Au cours des derniers jours, il y a eu certains mouvements intéressants aux tables de négociation, notamment quant à la revendication de la CSN d’accorder une attention particulière aux bas salarié-es. Cependant, malgré ces avancées, il manque encore des morceaux importants, particulièrement aux tables sectorielles, là où se négocient les enjeux qui touchent les conditions de travail, pour que l’offre actuelle du gouvernement soit satisfaisante. »

– Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN

« Il manquait déjà du personnel dans tous les secteurs des services publics bien avant la crise sanitaire et la situation s’est aggravée au cours de la dernière année. Pour relever les réseaux, il n’y a pas 36 000 solutions : il faut reconnaître à sa juste valeur l’apport des travailleuses et des travailleurs des services publics en améliorant leurs conditions de travail et leurs salaires. Si le gouvernement ne le fait pas, l’exode du personnel se poursuivra et c’est toute la population du Québec qui en subira les conséquences. »

– Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec – Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN)

« Pour l’ensemble des secteurs et regroupements que nous représentons à la FEESP–CSN, soit le soutien scolaire et le soutien collégial, les traversiers, l’aide juridique ainsi que le Parc olympique, les négociations demeurent encore incomplètes. Si le gouvernement souhaite toujours régler rapidement, il va devoir passer le message à ses représentants. De plus, les membres de la FEESP sont au cœur des services à la population en éducation et dans les organismes gouvernementaux et ils sont parmi les plus bas salarié-es du secteur public. Leur travail doit être reconnu à sa juste valeur. »

– Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN)

« Nous avons fait un énorme travail afin de prioriser nos revendications. La balle est vraiment dans le camp du gouvernement. Il doit bonifier la rémunération de nos collègues à statut très précaire qui enseignent à la formation continue, tout comme il doit octroyer les moyens dont nous avons besoin pour nous permettre de mieux encadrer les étudiants en situation de handicap (trouble d’apprentissage, TDAH, etc.) et à faible moyenne générale au secondaire. Enfin, il y a de besoins criants dans les programmes de techniques lourdes de la santé, par exemple, soins infirmiers. Nos enseignantes et nos enseignants sont à bout de souffle et un ajout de ressources est essentiel. »

– Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN)

 « Alors que les rencontres se poursuivent, les représentants patronaux ont encore de la difficulté à mettre sur la table de véritables engagements pour les professionnel-les et les techniciennes et techniciens de la santé. Pourtant, nous tentons par plusieurs moyens de trouver des solutions pour en arriver à une entente qui comporte des mesures structurantes sur la charge de travail, la santé psychologique et pour les centres jeunesse. L’attraction et la rétention du personnel demeurent des enjeux cruciaux pour une offre de services de qualité auxquels la population est en droit de s’attendre. Il faut nécessairement agir sur la qualité de vie au travail, notamment sur les quarts de soir et de fin de semaine, le télétravail ainsi que sur les congés. »

– Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN)

 « Des problèmes de pénurie de main-d’œuvre, il y en a dans toutes les catégories de personnel du réseau de la santé et des services sociaux, pas seulement pour un ou deux titres d’emploi. Un changement de cap est nécessaire pour que le réseau soit plus à même d’attirer la relève et pour réparer les conditions de travail du personnel. »

– Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN)

Avancées importantes dans les négociations du personnel de soutien scolaire FEESP–CSN

À la suite de progrès significatifs aux tables de négociations, les syndicats représentant le personnel de soutien scolaire affiliés à la FEESP–CSN annulent les journées de grève prévues les 14, 15 et 16 juin prochains.

« À la table sectorielle, nous nous sommes entendus sur des éléments importants pour le personnel de soutien scolaire et à la table centrale, les négociations avancent positivement, notamment sur la revendication de la CSN d’accorder une attention particulière aux bas salarié-es. La grève des 14, 15 et 16 juin est donc annulée », mentionne Annie Charland, présidente du secteur scolaire FEESP–CSN.

« La mobilisation exceptionnelle du secteur scolaire des 26 et 27 mai derniers fait bouger les choses aux tables de négociation. Les discussions se poursuivent intensivement. C’est pourquoi le personnel de soutien scolaire choisit de laisser toute la place à la négociation. Les membres seront consultés lorsque nous aurons en main une entente globale », rajoute Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN

La CSN réussit à conclure une entente pour les secrétaires d’école ou de centre et les techniciennes en service de garde 

Après des années à revendiquer des correctifs salariaux pour que les secrétaires d’école ou de centre et les techniciennes en service de garde soient rémunérées à leur juste valeur en fonction de l’évaluation de leur emploi, la Fédération des employées et employés de services publics de la CSN (FEESP-CSN) obtient enfin gain de cause.

« C’est une victoire importante pour toutes ces travailleuses du soutien scolaire qui vivaient une injustice depuis de nombreuses années. Enfin, elles sont reconnues pour l’ensemble du travail qu’elles accomplissent au quotidien dans nos écoles et nos centres de services », affirme Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP-CSN.

Ces deux catégories d’emploi, qui faisaient l’objet de plaintes déposées par la FEESP-CSN dans le cadre de l’exercice de maintien de l’équité salariale de 2010, seront donc maintenant replacées dans la structure salariale du secteur public au rangement se situant au-dessus de leur rangement actuel. Ainsi, les secrétaires d’école ou de centre passeront du rangement 9 au rangement 10 et les techniciennes en service de garde, du rangement 13 au rangement 14. Cette entente venant corriger une iniquité vécue par ces travailleuses depuis plus de 10 ans, celles-ci recevront d’importantes sommes basées sur des correctifs salariaux remontant rétroactivement au 31 décembre 2010.

Lorsque l’entente sera entérinée par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), elle s’appliquera à l’ensemble des 3438 secrétaires d’école ou de centre, parmi lesquelles 1500 sont membres de la FEESP-CSN, et aux 1773 techniciennes en service de garde, parmi lesquelles 682 sont membres de la FEESP-CSN. Cette entente prévoit également que la plainte de maintien 2010 à l’égard des techniciennes en administration demeure active et elle ne dispose pas des plaintes déposées dans le cadre de l’exercice de maintien de l’équité salariale de 2015. La FEESP-CSN poursuivra activement ses représentations à cet effet.

À propos

La Fédération des employées et employés de services publics représente plus de 65 000 membres, regroupés au sein de 425 syndicats affiliés, œuvrant dans de multiples secteurs d’activité, tels que l’éducation, le transport, l’énergie, l’environnement, la sécurité, les sociétés d’État, ainsi que les milieux municipal et communautaire.

Les travailleuses et les travailleurs du RTC veulent contribuer au succès du projet

S’ils saluent le projet de réseau de transport structurant de la capitale, et notamment l’implantation d’un tramway, les syndicats CSN du RTC sont néanmoins inquiets pour l’avenir et les membres demandent à être rassurés quant au recours à la sous-traitance par le RTC et son impact sur leur emploi. Le report d’un an du projet de tramway semble être l’occasion idéale pour les inclure dans le projet et solliciter leur contribution.

« Les gens sont inquiets avec les changements annoncés dans le transport en commun à Québec, il y a beaucoup de cachettes, » déplore Hélène Fortin, présidente du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain inc. (CSN), qui représente les chauffeurs du RTC. « Malheureusement, plutôt que d’être consultés sur les nouveaux projets, on est souvent mis devant un fait accompli, le report d’un an du projet de tramway nous semble l’occasion idéale de mettre les employé-es dans le coup, » ajoute Kevin Roy, président du Syndicat des salariés (ées) d’entretien du RTC (CSN), qui représente les employés des garages.

Ils citent en exemple le cas du Flexibus, l’une des composantes du réseau de transport structurant. « Nous n’avons jamais été impliqués dans les discussions entourant ce projet malgré des demandes répétées, » explique Hélène Fortin, « pire, il y a une grande différence entre ce qui nous a été présenté initialement et ce qui sera finalement réalisé. » Flexibus est présenté comme un service de transport à la demande s’ajoutant à l’offre du RTC, or, il s’agit plutôt d’un système parallèle. Flexibus comptera 24 véhicules d’ici quatre ans, selon ce qui est prévu dans l’appel d’offre, opérés par taxi-coop.

Ils s’inquiètent aussi en ce qui concerne le tramway. « L’appel d’offre original était limpide : le consortium choisi devait non-seulement construire le tramway mais obtenait également l’entretien et les pièces pendant 30 ans, » révèle Kevin Roy, « on le sait que la motivation du privé c’est de faire des profits, ça nous questionne sur le type d’entretien qui sera effectué et sur l’état dans lequel sera rendu le réseau quand il deviendra public. » Selon le syndicaliste, la rédaction d’un nouvel appel d’offre offre l’opportunité de corriger cette lacune et de rapatrier l’entretien à l’interne.

Ils craignent que les nouveaux projets n’entraînent des coupures de services du côté des autobus et des pertes d’emplois à terme par attrition. On priverait ainsi la ville de Québec de bons emplois déplorent-ils. « En mai 2019, l’employeur nous avait mentionné qu’avec l’implantation du Trambus, il n’y aurait pas de perte d’emploi or nous constatons que le Trambus ne fait plus parti des projets, » explique Hélène Fortin. De plus, il n’y a actuellement aucune garantie que le tramway soit conduit par des chauffeurs du RTC. « En coulisse, on nous dit que pour avoir les opérateurs du tramway dans nos rangs, il va falloir que notre convention collective soit ‘’sexy’’, ce n’est vraiment pas rassurant, ça nous prend des garanties que nos membres ne seront pas laissés de côté, » révèle Hélène Fortin.

« On doit malheureusement dénoncer le manque de transparence des autorités dans le dossier du réseau de transport structurant de la capitale, » déclare Daniel Carbonneau, président du secteur transport de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). « La Ville et le RTC auraient avantage à miser sur nos forces et notre expertise au lieu de nous donner l’information au compte-goutte. » Le secteur transport se surprend que l’on ne mobilise pas plus les employé-es, qui devraient pourtant être la richesse première et la force vive de l’organisation. « Le transport en commun, ça nous connaît, ça fait plus de 100 ans que nos syndicats sont présents dans l’entreprise et qu’ils accompagnent tous les changements, » rappelle Daniel Carbonneau.

« On est pour le développement du transport en commun et pour l’implantation d’un tramway, il n’y a pas de doutes là-dessus. C’est un projet fort emballant, » poursuit Ann Gingras, la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « mais il ne faudrait pas que ça serve de paravent pour camoufler la sous-traitance. On ne fait jamais une bonne affaire comme société quand on laisse trop de place au privé dans les services publics. Le RTC est une richesse collective qui appartient à la communauté, on ne peut pas le laisser partir à la dérive et en céder des morceaux au privé. On a l’occasion de corriger la situation, il faut la saisir et affirmer haut et fort le caractère public du transport en commun. »

Les syndicats demandent une rencontre avec le directeur général du RTC, M. Alain Mercier, et avec les décideurs des différents projets pour faire le point. « Le slogan de l’employeur est ‘’Je suis au cœur du mouvement’’, nous lui répondons que c’est le respect qui est au cœur du changement, » concluent Hélène Fortin et Kevin Roy.

À propos

 Le Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain inc. regroupe 950 chauffeurs tandis que le Syndicat des salariés(ées) d’entretien du RTC (CSN) regroupe 350 travailleuses et travailleurs des garages. Ils sont affiliés à la FEESP–CSN, qui regroupe 65 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics ainsi qu’au Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 300 000 membres syndiqués provenant tant des secteurs privé que public.

Plus de 400 participants à l’ouverture du 28e Congrès de la FEESP-CSN

Le 28e Congrès de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), qui réunit jusqu’à vendredi 400 participantes et participants, a été lancé aujourd’hui en mode virtuel sous le thème « Essentiel-le-s plus que jamais! ».

Les 65 000 membres FEESP-CSN œuvrent au quotidien auprès de la population, notamment dans les secteurs municipal, de l’éducation, du transport public, scolaire et de marchandises, de la sécurité du public et des organismes gouvernementaux. « Ces travailleuses et ces travailleurs ont un rôle si indispensable que pratiquement tous les secteurs de la fédération ont été déclarés “services essentiels” au cours de la pandémie », a rappelé la présidente de la fédération, Nathalie Arguin, lors de son mot d’ouverture.

Que ce soit dans les milieux scolaires, au sein des services municipaux ou encore en matière de transport et de sécurité publique, « les membres de la FEESP étaient là pour trouver des solutions alors qu’il n’y en avait pas! », a rappelé la militante syndicale. Pendant que les ministères, la CNESST, la santé publique et d’autres organismes se renvoyaient la balle, ce sont les travailleuses et les travailleurs de services publics qui ont dû faire preuve d’imagination et de résilience pour trouver les solutions les plus appropriées afin de maintenir les services à la population, et ce, de façon sécuritaire pour toutes et tous. »

Au cours de la semaine, les congressistes auront à débattre et à adopter les orientations soumises par le comité exécutif de la fédération ainsi que la proposition budgétaire pour le prochain mandat. Des séances de travail en ateliers permettront aux membres de se prononcer sur les enjeux de santé et sécurité au travail, de télétravail, de mobilisation et de vie syndicale, ainsi que ceux reliés à la relance post-COVID. Les délégué-es auront également l’occasion d’échanger cette semaine sur deux dossiers chauds de l’actualité politique : les négociations des membres du secteur public ainsi que la réforme des lois en matière de santé et sécurité au travail.

Le 28e Congrès de la FEESP-CSN se conclura vendredi avec l’installation des nouveaux dirigeants et dirigeantes de la fédération.

Le Regroupement des traversiers CSN, prêt à exercer la grève cet été!

Le Regroupement des traversiers affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) annonce un été chaud par son intention d’exercer la grève, si les négociations concernant le renouvellement de la convention collective, échue depuis le 31 mars 2020, n’avancent pas.

« Nos syndicats ont voté très fortement en faveur d’un mandat de grève de cinq jours, à exercer au moment opportun. Considérant que nous sommes trois syndicats au sein du regroupement, nous avons donc 15 jours en banque et nous allons cibler des moments très précis pour exercer nos mandats de grève au cours de l’été », disent d’une même voix Patrick Saint-Laurent et Émilie Bourgie-Côté, tous deux porte-parole du Regroupement des traversiers CSN.

« Nos membres sont en faveur de cette grève, parce que notre structure salariale date d’une autre époque! Elle est plus basse que celles actuellement en vigueur dans les autres secteurs, tant public que parapublic. Nous assurons un service fondamental aux citoyens, mais les salaires ne sont pas au rendez-vous, et ce, depuis bien des années », reprennent-ils.

« Cette réforme nécessaire relève d’une double responsabilité, celle de la Société des traversiers du Québec et celle du Secrétariat du Conseil du trésor. Ils doivent prendre acte des problèmes d’attraction et de rétention du personnel et faire les efforts nécessaires pour régler cette importante problématique », rajoute Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP-CSN).

 

Profil du Regroupement des traversiers de la FEESP-CSN

Le Regroupement des traversiers réunit les syndicats CSN des traverses Sorel-Tracy–Saint-Ignace-de-Loyola, Québec–Lévis et Matane–Baie-Comeau–Godbout. Ces syndicats représentent près de 200 membres qui occupent principalement les emplois de préposé passerelle et quais, caissier, matelot, gardien-matelot et soudeur. Ils sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) qui regroupe 425 syndicats, représentant environ 65 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic.

Les agents correctionnels maintiennent la pression sur le gouvernement

Les agents des services correctionnels ont continué à mettre de la pression sur le gouvernement dans le cadre des négociations pour une nouvelle convention collective en manifestant devant le palais de justice de Montréal et les établissements de détention de Saint-Jérôme, de Sherbrooke, de Hull et de Sept-Îles ce vendredi 4 juin 2021.

« Le gouvernement semble vivre sur une autre planète, tonne Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN). Il semble être le seul à ne pas comprendre la tension psychologique et les risques avec lesquels les agentes et agents doivent composer au quotidien dans l’exercice de leurs fonctions. »

Effectivement, selon un sondage commandé à la firme Léger par le SAPSCQ–CSN, 88 % des Québécoises et Québécois considèrent que le métier d’agents des services correctionnels présente un niveau de risque élevé et 92 % de la population estime que la profession est difficile psychologiquement. Ce sondage conclut également que 87 % des répondants trouvent anormal le fait que les agents québécois aient un salaire inférieur de 20 % à celui des agents fédéraux et des agents provinciaux ontariens.

« Les nombreuses manifestations qui ont lieu dans les établissements de détention partout à travers la province depuis quelques semaines démontrent bien le ras-le-bol qui règne au sein du personnel, affirme la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Nathalie Arguin. Il est temps que le gouvernement reconnaisse la contribution essentielle des agentes et des agents. »

« Ça fait plus qu’un an que le gouvernement se traîne les pieds à la table de négociation, s’insurge M. Lavoie. Un moment donné, on épuise la patience des travailleuses et des travailleurs. Il va falloir que le gouvernement montre qu’il prend nos revendications au sérieux et qu’il est prêt à mettre en place les solutions qui s’imposent. »

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

Le personnel de soutien scolaire affilié à la FEESP–CSN annonce deux journées de grève en juin

Les 35 000 membres CSN du personnel de soutien dans les centres de services scolaires francophones et les commissions scolaires anglophones annoncent qu’ils seront en grève à partir de midi le 14 juin jusqu’à midi le 16 juin, partout dans la province.

« Le gouvernement doit comprendre que notre décision d’annoncer une nouvelle grève est directement liée à notre volonté de régler la pénurie de main-d’œuvre et d’augmenter l’attraction et la rétention du personnel de soutien », souligne Annie Charland, présidente du secteur scolaire FEESP–CSN. « Notre but, c’est d’améliorer les services aux élèves et, pour se faire, nous devons nous assurer d’avoir davantage de personnel de soutien dans les écoles et les centres et ça passe par les salaires! », ajoute-t-elle.

« Les discussions se poursuivent. Nous sommes toujours en négociation pour en arriver à conclure le meilleur règlement possible pour les travailleuses et les travailleurs des services publics qu’on représente, notamment sur la question salariale qui est un enjeu incontournable, considérant qu’une grande part du personnel de soutien gagne moins de 25 000 $ par année », affirme Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN.

Campagne de vaccination dans les écoles
Les syndicats du secteur scolaire tiennent à rassurer la population; les journées de grève n’entraveront en rien les opérations de vaccination qui pourraient survenir les 14, 15 et 16 juin dans certaines écoles.

Le personnel de soutien scolaire affilié à la FEESP–CSN est en grève, les écoles sont fermées!

Les 35 000 membres CSN du personnel de soutien dans les centres de services scolaires francophones et les commissions scolaires anglophones sont en grève aujourd’hui à partir de midi, jusqu’à demain midi, le 27 mai, partout dans la province. Le recours à la grève est lié à l’absence de volonté du gouvernement Legault d’offrir des conditions salariales justes et équitables au personnel de soutien scolaire, ainsi qu’à sa vision obtuse du milieu de l’éducation.

Le personnel de soutien, essentiel aux conditions d’apprentissage des élèves
« Nous ne souhaitions pas en arriver là, mais, dans les circonstances, nous n’avons pas le choix de déclencher la grève », mentionne Annie Charland, présidente du secteur scolaire FEESP–CSN. « Lorsqu’il y a une pénurie de personnel de soutien dans les écoles, ce sont les conditions d’apprentissage des élèves qui en souffrent. Le gouvernement Legault doit comprendre qu’il y a une multitude de corps d’emploi qui soutiennent l’ensemble des élèves. La grève du personnel de soutien démontre qu’une école ou un centre de services scolaire ne peut même pas ouvrir ses portes sans nous. Pas de service de garde, pas d’entretien, pas de secrétariat, pas de soutien direct aux élèves. C’est tout ça, l’absence du personnel de soutien », renchérit Mme Charland.

« Le travail du personnel de soutien scolaire au quotidien est fondamental. Dès le début de la crise sanitaire, il a été au front pour soutenir les travailleuses et les travailleurs essentiels, notamment par la mise en place des services de garde d’urgence. Pourtant, malgré le caractère essentiel de leur apport à la société, la reconnaissance gouvernementale n’est toujours pas au rendez-vous », signale Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN. « S’il est vrai que le premier ministre veut faire de l’éducation une priorité, il doit réfléchir l’école en tenant compte de l’ensemble du personnel et non pas seulement en fonction de ses priorités électorales », rajoute Mme Arguin.

Pour les travailleuses et les travailleurs de soutien scolaire, la question salariale revêt un caractère particulièrement important, puisque la grande majorité d’entre eux gagne moins que le salaire moyen du Québec. Souvent contraint à jongler avec des horaires brisés sur l’ensemble de la journée et, dans la plupart des cas, à temps partiel, une grande part du personnel de soutien gagne moins de 25 000 $ par année.

Un gouvernement qui fait passer le béton avant les humains
« Le 2 mai dernier, en voulant justifier ses maigres augmentations salariales de 5 % sur trois ans, M. Legault nous a ramené la même cassette, qui revient à chaque négociation : le Québec n’a pas la capacité de payer davantage pour ses services publics. Deux semaines plus tard, le 17 mai, il annonçait en grande pompe des investissements de 10 milliards pour creuser un tunnel entre Québec et Lévis. C’est la démonstration ultime que la gestion des finances publiques, c’est une question de choix. Et présentement, en refusant de reconnaître les besoins criants des réseaux, le gouvernement choisit de priver les Québécoises et les Québécois des services auxquels ils ont droit », conclut Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

Les agents correctionnels du Québec s’impatientent

Les agents de services correctionnels ont manifesté devant les établissements de détention de Rivière-des-Prairies et de Rimouski vendredi matin pour exprimer leur frustration envers l’attitude du gouvernement à la table de négociation.

« Le gouvernement est complètement déconnecté de la réalité, déplore Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN). On est aux prises avec de graves problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre depuis plusieurs années, mais l’employeur continue de jouer à l’autruche. Il préfère continuer de payer des heures supplémentaires ad vitam aeternam plutôt que de nous offrir des conditions qui nous permettraient d’attirer et de retenir les effectifs dont nous avons besoin. »

Alors que les offres patronales demeurent sensiblement inchangées depuis maintenant plus d’un an, on compte maintenant plus de 400 postes vacants au sein des services correctionnels québécois.

« Ça fait un an que le gouvernement reste campé sur ses positions et qu’il ne démontre aucune volonté de faire avancer les négociations, s’insurge M. Lavoie. Comment espère-t-il réussir à attirer et à retenir la main-d’œuvre dont il a besoin s’il ne propose absolument rien pour faire un rattrapage et faire concurrence aux autres métiers qui recrutent dans le même bassin de main-d’œuvre? »

Dans l’espoir d’accélérer le progrès des négociations, le syndicat a décidé d’accentuer les moyens de pressions. Ainsi, une autre manifestation semblable avait eu lieu la veille à Trois-Rivières. De plus, les agentes et agents porteront désormais une casquette à l’effigie de la négociation dans l’exerice de leurs fonctions.

« En public, le gouvernement dit vouloir régler au plus vite, mais arrivé aux tables de négociations, il se traîne les pieds, affirme la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Nathalie Arguin. Il est temps qu’il fasse des offres sérieuses et qu’il reconnaisse le travail des agentes et agents de la paix qui maintiennent le réseau correctionnel du Québec à bout de bras. »

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

Sans nous, les cégeps ferment leurs portes

Les syndicats représentant le personnel de soutien dans les cégeps entament aujourd’hui trois journées consécutives de grève, partout au Québec. Ils constatent que, malgré les sorties médiatiques du premier ministre qui dit vouloir en arriver rapidement à une entente, les représentants patronaux ne se sont pas engagés dans le mouvement et n’ont toujours pas les mandats nécessaires pour négocier de réelles améliorations, tant sur le plan des conditions de travail que sur celui des salaires.

Des patrons qui ne sont pas au rendez-vous de la négociation
« Depuis l’annonce du premier ministre, le 2 mai dernier, les représentants patronaux n’ont donné que très peu de disponibilités. Après quelques séances prometteuses, ils ont quitté la table », mentionne Martine Moreau, présidente du Secteur soutien cégeps FEESP-CSN. Leur attitude n’a finalement pas réellement changé, si on se réfère à ce que nous avons observé dans la dernière année. Pour les satisfaire, nous devrions accepter leurs demandes de reculs, ce qui aurait pour effet d’augmenter la précarité du personnel; c’est donc totalement inacceptable pour nous! Pour réussir à attirer le personnel dans les cégeps, il faut donner de bonnes conditions de travail à celles et ceux qui viennent d’y commencer leur carrière. Ce sont les conditions d’apprentissage des étudiantes et des étudiants qui sont en jeu », ajoute-t-elle.

 Des conditions de travail pour l’avenir du réseau collégial
« Le gouvernement se magasine des problèmes pour le futur, s’il continue de négliger les membres du personnel de soutien dans les cégeps, car le réseau collégial leur doit son bon fonctionnement. C’est nous qui nous occupons de garder les bâtiments en bon état et qui assurons le soutien à l’enseignement », signale Nathalie Arguin, présidente de la FEESP-CSN. « Nous le disons souvent et depuis longtemps : le gouvernement doit cesser d’avoir les yeux rivés sur seulement deux ou trois titres d’emploi et considérer les réseaux dans leur ensemble. S’il ne le fait pas, les pénuries de personnel dans les cégeps vont augmenter et elles auront inévitablement des impacts sur la qualité de l’enseignement supérieur », renchérit-elle.

 Des services publics portés par l’ensemble des travailleuses et des travailleurs
« C’est déplorable que le gouvernement refuse toujours d’agir pour relever les services publics. En ramenant encore une fois, et ce, depuis plus d’un an et demi, les mêmes offres insuffisantes d’augmentations salariales de 5 % sur trois ans, il nous fait la démonstration qu’il ne saisit pas l’ampleur de la crise qui sévit dans les réseaux. On le disait déjà en 2019, et, malheureusement, on doit le répéter encore aujourd’hui : il manque de monde partout pour assurer les services à la population. Pour remédier à la situation, il faut améliorer significativement les conditions de travail et les salaires des travailleuses et des travailleurs des services publics. C’est urgent! », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

Le personnel de soutien scolaire affilié à la FEESP–CSN annonce 2 demi-journées de grève en mai

Exaspérés par le blocage des négociations, les 35 000 membres CSN du personnel de soutien dans les centres de service scolaire francophones et les commissions scolaires anglophones annoncent qu’ils seront en grève à compter de midi le 26 mai jusqu’à la même heure le 27 mai, et ce, partout dans la province.

Au cours des dernières semaines, les syndicats du Secteur scolaire affiliés à la FEESP–CSN se sont dotés, en assemblées générales, de mandats de débrayage de cinq jours à exercer au moment jugé opportun.

Des demandes patronales pour faire reculer nos conditions de travail
« Ça fait plus d’un an que le personnel de soutien scolaire porte le réseau sur son dos », mentionne Annie Charland, présidente du Secteur scolaire FEESPCSN. « Dès le début de la crise sanitaire, nous avons été au front pour permettre la mise en place des services de garde d’urgence et assurer tout le travail supplémentaire de désinfection et d’entretien. Nous avons redoublé nos efforts pour pallier l’extrême fragilité de notre réseau, causé par des décennies de sous-financement. Or, les comités patronaux de négociation souhaitent tout de même imposer des reculs dans les conditions de travail du personnel de soutien, notamment en augmentant la précarité du personnel et en réduisant les droits des travailleuses et travailleurs. Tout ceci n’augure rien de bon pour les années à venir. Le gouvernement devrait en prendre acte plutôt qu’attendre que la pénurie de personnel fasse des dommages irréversibles », renchérit Mme Charland.

Toujours ouverts à négocier
« Lors de son annonce du 2 mai dernier, le premier ministre a annoncé vouloir régler les conventions collectives dans les prochaines semaines. C’est possible de le faire, signale Nathalie Arguin, présidente de la FEESPCSN. Mais le fait est que le personnel est épuisé et que la reconnaissance du gouvernement n’est pas là. Il se contente de quelques priorités ciblées et n’a pas de vue d’ensemble. Pourtant, on va se le dire franchement : sans le personnel de soutien, les élèves ne peuvent recevoir aucun service. Si le gouvernement cesse de regarder l’arbre qui cache la forêt et qu’il prend enfin acte de l’importance du personnel de soutien, je suis certaine que nous pouvons arriver rapidement à un règlement satisfaisant pour nos membres », rajoute-t-elle.

Des services publics portés par l’ensemble des travailleuses et des travailleurs
« L’ampleur de la crise actuelle dans les réseaux le démontre comme jamais; pour que la population ait accès à des services de qualité, il faut remédier au plus vite aux graves problèmes d’attraction et de rétention qui sévissent dans tous les secteurs », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

« Depuis quelques semaines, M. Legault tente de manipuler l’opinion publique à coup de campagne publicitaire. En maquillant les chiffres, il essaie de faire croire à la population que ses offres sont généreuses. Dans les faits, ce que son gouvernement propose actuellement, c’est 5 % sur trois ans. C’est insuffisant pour réussir à freiner l’exode du personnel », conclut Mme Senneville.

Le personnel de soutien des cégeps affilié à la FEESP-CSN annonce 3 journées consécutives de grève en mai

Exaspérés par le blocage des négociations, les syndicats représentant le personnel de soutien dans les cégeps annoncent qu’ils seront en grève du 19 au 21 mai inclusivement, partout dans la province. Au cours des dernières semaines, les assemblées générales des syndicats du Secteur soutien cégeps affiliés à la FEESP-CSN, représentant près de 6300 membres, se sont dotés de mandats de débrayage de cinq jours à exercer au moment jugé opportun.

Des demandes patronales pour faire reculer nos conditions de travail
« Le gouvernement ne le dit pas dans ses conférences de presse, mais la partie patronale nous a déposé des demandes de reculs dans nos conditions de travail. Ainsi, non seulement il nous offre des montants insuffisants en termes de salaire, mais ses demandes feraient en sorte d’augmenter la précarité d’emploi vécue par beaucoup de nos membres », mentionne Martine Moreau, présidente du Secteur soutien cégeps FEESP-CSN. « Depuis des mois, nous nous présentons à la table de négociation et les représentants patronaux ne font que répéter leurs demandes et ne démontrent aucune ouverture aux priorités du personnel de soutien. En ce moment, nous n’assistons pas à un processus de négociation, mais plutôt à une tentative d’imposer unilatéralement des reculs sur les conditions de travail », ajoute-t-elle.

2-3 semaines pour régler
« Lors de son annonce du 2 mai dernier, le premier ministre a annoncé vouloir régler les conventions collectives dans les prochaines semaines. Nous nous inscrivons dans cette volonté », signale Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP-CSN. « Toutefois, encore faut-il que le gouvernement adopte une vue d’ensemble quant aux différentes situations et problématiques ayant cours dans les secteurs public et parapublic, notamment dans les cégeps, où la pénurie de personnel se fait déjà sentir dangereusement pour les classes d’emploi de soutien. Il est encore temps d’agir et nous sommes prêts à négocier jour et nuit s’il le faut! »

Des services publics portés par l’ensemble des travailleuses et des travailleurs
« M. Legault doit cesser de tout regarder à travers le seul prisme de ses priorités électorales. L’ampleur de la crise actuelle dans les réseaux le démontre comme jamais; pour que la population ait accès à des services de qualité, il faut remédier au plus vite aux graves problèmes d’attraction et de rétention qui sévissent dans tous les secteurs. Et ce n’est pas avec 5 % d’augmentation salariale sur 3 ans et des investissements insuffisants pour les conditions de travail qu’on va y arriver », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN. 

 Notons qu’à ce stade, seulement les membres du Secteur soutien cégeps affiliés à la FEESP-CSN seront en grève. Les autres secteurs et regroupements de la FEESP-CSN sont encore en consultation sur un mandat identique de 5 jours de grève à exercer au moment jugé opportun.

 Profil du Secteur soutien cégeps de la FEESP-CSN
Le Secteur soutien cégeps regroupe près de 6300 membres (39 accréditations) répartis dans 34 établissements collégiaux et un centre informatique, situés dans onze régions administratives sur les treize que compte le Québec. Il représente notamment les manœuvres, l’ensemble du personnel technique (travaux pratiques, administration, informatique, etc.), les agentes et agents de soutien administratif ainsi que les ouvrières et ouvriers spécialisés. Le Secteur soutien cégeps est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics de la CSN.

Liste des syndicats concernés

Syndicat du personnel de soutien du Cégep de Baie-Comeau CSN
Syndicat des employés de soutien du Cégep de Sept-Îles (CSN)
Syndicat du personnel de soutien du Cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé
Syndicat des employé-e-s du Centre spécialisé en pêches de Grande-Rivière (CSN)
Syndicat des employés de soutien du Cégep des Îles (CSN)
Syndicat des employés et employées de soutien du Campus de Carleton-sur-Mer
Syndicat des employés(es) de soutien du CEGEP de l’Outaouais – CSN
Association soutien du Collège Héritage (Heritage College Support Staff Association) CSN
Syndicat du personnel de soutien du Cégep régional de Lanaudière-CSN
Syndicat du personnel de soutien du Collège Lionel-Groulx
Syndicat des employés(es) de soutien du Cegep de St-Jérôme
Syndicat des employés et employées du Cégep du Vieux Montréal (CSN)
Syndicat des employés du Cégep Rosemont CSN
Syndicat des employé(e)s de soutien du C.E.G.E.P. de Saint-Laurent
Syndicat des employés du Cégep Montmorency (CSN)
Syndicat des employés de soutien du Cégep André Laurendeau (CSN)
Syndicat des employées et employés du Collège Gérald-Godin – CSN
Syndicat du personnel de soutien du Cégep de Lévis-Lauzon (CSN)
Syndicat du personnel de soutien du Cégep de Sainte-Foy
Syndicat du personnel de soutien du Collège de Limoilou
Syndicat du personnel de soutien du Cégep Beauce-Appalaches – CSN
Syndicat du personnel de soutien du Cégep de Rimouski (CSN)
Syndicat national des employés du Cégep de Rivière-du-Loup
Syndicat du personnel de soutien du Cégep de Matane (CSN)
Syndicat du personnel de soutien du Cégep de La Pocatière
Syndicat des employé(e)s de soutien du Cégep de Jonquière (CSN)
Syndicat des employées et employés de soutien du Cégep d’Alma
Syndicat des employés de soutien du Cégep de Saint-Félicien
Syndicat des employé.es de service du Collège de Chicoutimi
Syndicat des employé(e)s de soutien du Cégep de Sorel-Tracy (CSN)
Syndicat des employé(e)s de soutien du Cégep de Saint-Hyacinthe (CSN)
Syndicat des employés du Cegep St-Jean-sur-Richelieu
Syndicat des employé(e)s de soutien du Cégep Champlain Campus St-Lambert (CSN)
Syndicat des employé(e)s de soutien du Cégep de Drummondville (CSN)
Syndicat des employés du Cégep de Trois-Rivières (CSN)
Syndicat du personnel de soutien du Collège de Shawinigan

 

Manifestation de respect au cimetière Notre-Dame-des-Neiges

En ce jour de la fête des Mères, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN ont manifesté leur respect à la clientèle de leur milieu de travail.

« Nous sommes venus aujourd’hui afin de manifester notre respect à la clientèle de notre cimetière en leur remettant une rose blanche. Nous savons très bien que si nous ne manifestons pas cette marque de reconnaissance à celles et ceux qui viennent honorer leurs défunts, notre employeur ne le fera pas. La preuve en est qu’aujourd’hui même, en cette fête des Mères fortement achalandée, la direction a décidé de ne garder qu’une seule porte d’accès au cimetière, de souligner Benoît Simard, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN. Parlant de respect, nous avons récemment appris que l’employeur n’avait pas l’intention de respecter le plancher d’emploi de 62 employé-es réguliers qui s’occupe de l’entretien du cimetière. En plus des 26 abolitions de postes du 17 mars dernier, la direction a annoncé jeudi dernier un important virage vert en vertu duquel notre joyau montréalais n’aurait tout simplement plus du tout besoin d’entretien. Nous avons bien compris que la Fabrique Notre-Dame qui gère le cimetière veut tout simplement envoyer nos emplois en sous-traitance. »

Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2018, le syndicat est en négociation depuis le mois de novembre 2019. Les négociations étant au point mort, le 26 mars dernier, le syndicat s’est doté d’une banque de dix jours de grève.

« Lorsque les négociations arrivent, la haute direction invoque toujours des problèmes financiers pour justifier ses décisions irrationnelles et ses abolitions de postes. Nous aimerions bien connaître sa situation financière pour comprendre, mais l’employeur refuse toujours, après deux demandes, d’ouvrir ses livres comptables. Plusieurs épisodes d’intimidation de l’employeur envers les membres du syndicat s’ajoutent à ce portrait peu reluisant. Les derniers développements confirment cette volonté de briser les membres d’un syndicat qui devra à nouveau se battre pour se faire respecter. Et nous serons fièrement à leurs côtés », de déclarer Jean-Pierre Bourgault, vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

« Dans cette tradition de manque de respect, souvenons-nous qu’en 2007, les membres du STTCNDDN ont lutté férocement contre ce même employeur lors d’un lock-out cruel de 17 semaines. Et ils sont sortis debout de ce difficile conflit, la tête haute, obtenant satisfaction pour la majorité de leurs revendications. Pour sa part, l’employeur avait été forcé d’accepter une entente à l’amiable d’une valeur de 1,2 million intervenue entre les familles et les concessionnaires du cimetière et la Fabrique Notre-Dame, pour compenser la fermeture forcée du lieu de culte par l’employeur. Depuis toujours, les salarié-es mettent tout en œuvre pour offrir un service respectueux aux familles endeuillées et cette journée est le reflet de cet engagement envers les familles qui sont ici aujourd’hui », de conclure Chantale Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN rassemble 125 membres.

Les agents correctionnels du Québec exigent davantage de reconnaissance

Les agents de services correctionnels ont manifesté devant les établissements de détention de Québec et de Laval mardi matin pour exprimer leur frustration envers le gouvernement au moment où les représentants patronaux et syndicaux reprenaient les négociations en vue du renouvellement de la convention collective.

« Ça fait un an que le gouvernement reste campé sur ses positions et qu’il ne démontre aucune volonté de faire avancer les négociations, s’insurge Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN). Il est temps de lui faire comprendre qu’il doit faire des offres sérieuses et reconnaître le travail des agentes et agents de la paix qui maintiennent le réseau correctionnel du Québec à bout de bras. »

Après avoir observé le refus du gouvernement de négocier de bonne foi lors de la négociation soi-disant accélérée du printemps 2020 et de la tentative avortée de reprise de la négociation « normale » l’automne dernier, le syndicat a été insulté de voir que les offres patronales étaient restées essentiellement inchangées le 31 mars dernier.

« Le gouvernement et le Conseil du trésor sont complètement déconnectés de la réalité, déplore M. Lavoie. On est aux prises avec de graves problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre depuis plusieurs années, mais l’employeur continue de jouer à l’autruche et ne propose absolument rien pour améliorer la situation. »

« En public, le gouvernement dit vouloir régler au plus vite, mais arrivé aux tables de négociation, il se traîne les pieds, affirme la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Nathalie Arguin. Les agentes et agents des services correctionnels mettent leur santé et leur sécurité à risque chaque jour au service du gouvernement et de la société québécoise. Il est impératif que ces sacrifices soient enfin reconnus. Et cela passe par une convention collective et des conditions dignes du travail périlleux que le personnel des services correctionnels du Québec effectue au quotidien. »

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

M. Legault, la patience des travailleuses et des travailleurs du secteur public a ses limites

« M. Legault nous a conviés, encore aujourd’hui, à une autre déplorable opération médiatique aux dépens des travailleuses et des travailleurs des services publics. Depuis plus de 18 mois, nous sommes présents aux tables de négociation et on nous sert encore le même message, la même offre. Notre patience aussi a ses limites. » C’est le constat que fait la CSN au sortir de la rencontre qui s’est tenue cet après-midi, à Montréal, entre les organisations syndicales et le premier ministre du Québec.

La CSN, qui représente 160 000 travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux, celui de l’éducation et des organismes gouvernementaux, déplore l’entêtement du gouvernement qui refuse toujours de bonifier ses offres pour répondre aux besoins réels des réseaux. « Ce qui est sur la table présentement, on l’a déjà rejeté, deux fois plutôt qu’une. Si M. Legault veut que les choses aillent plus vite, c’est très simple, il suffit que l’argent et les mandats soient au rendez-vous pour améliorer les salaires et les conditions de travail », lance Caroline Senneville, 1re vice-présidente de la CSN.

L’organisation syndicale affirme que les travailleuses et les travailleurs des réseaux ne sont pas dupes et qu’ils ne se laisseront pas berner par les beaux discours du gouvernement. « Sur les salaires, le premier ministre et la présidente du Conseil du trésor ont beau essayer de maquiller les chiffres, dans les faits, ce sont, encore et toujours depuis décembre 2019, les mêmes augmentations qu’ils proposent. Ce qu’il y a sur la table, ce n’est pas 8 % d’augmentation, mais plutôt des augmentations de salaire de 5 % sur 3 ans et des montants forfaitaires qui sont des mesures éphémères et qui n’améliorent pas les salaires », ajoute Mme Senneville.

Alors qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre et que la rémunération du personnel des services publics accuse un retard de plus de 9 % par rapport à l’ensemble des autres salarié-es du Québec, la vice-présidente de la CSN réitère qu’il faut poursuivre les négociations pour mettre en place des mesures pérennes. « Si on veut réussir à régler les graves problèmes d’attraction et de rétention qui frappent tous les secteurs et qui plombent les services publics, il n’y a pas 36 000 solutions : ça prend de meilleurs salaires pour toutes et tous et des investissements significatifs pour améliorer les conditions de travail. »

En attendant que le gouvernement montre qu’il est prêt lui aussi à négocier, il est clair pour la CSN que la mobilisation se poursuit. La centrale syndicale consulte actuellement ses membres sur un mandat de grève à exercer au cours des prochaines semaines, si le gouvernement reste campé sur ses positions. « Les mandats de grève s’accumulent, tant en santé et services sociaux qu’en éducation et dans les organismes gouvernementaux; nous en sommes déjà à plus de 100 syndicats dont les membres ont voté pour la grève. Nous avons d’ailleurs annoncé jeudi dernier que les 15 000 enseignantes et enseignants de cégep affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) débrayeront du 11 au 13 mai, si le gouvernement continue à faire la sourde oreille », ajoute Mme Senneville.

La CSN a tenu à conclure avec une mise en garde pour le premier ministre : « un règlement rapide passe par une réelle volonté du gouvernement d’améliorer les services à la population, à défaut de quoi, il y aura d’autres mouvements de grève, dans plusieurs secteurs. Ça ne peut plus continuer comme ça. Nous allons agir pour toutes les Québécoises et tous les Québécois, pour qu’ils aient accès aux services auxquels ils ont droit. »

Malgré 173 morts, le gouvernement s’entête à faire reculer le Québec

En cette Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail, le Québec pleure les 173 personnes qui ont perdu la vie en 2020 en tentant de la gagner. La province se souvient aussi de tous ceux et celles qui se sont blessés en travaillant. En cette année de pandémie, la CSN exprime également sa solidarité avec les victimes de la COVID-19, virus souvent propagé au travail.

« Ayons une pensée pour les 40 000 personnes des secteurs de la santé et des services sociaux, et tout le personnel qui participe à l’éducation de nos enfants, bien souvent des femmes, qui ont contracté le virus. N’oublions pas, non plus, les milliers de travailleuses et de travailleurs du secteur privé qui ont souffert de la maladie », rappelle David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN. Pour l’ensemble de ces gens, la CSN encourage ses membres, ses syndicats et ses organisations affiliées à observer une minute de silence à 10 heures, aujourd’hui, dans tous les milieux de travail.

«C’est quand même ironique qu’au cœur de cette funeste tragédie sanitaire, le gouvernement ne profite pas de l’occasion pour aller plus loin en matière de protection avec sa réforme en santé-sécurité. Le PL-59 fait reculer les droits des travailleuses et des travailleurs en limitant l’indemnisation et en reculant sur des acquis en prévention pour certains secteurs », s’indigne David Bergeron-Cyr.

En effet, la réforme va compliquer et judiciariser la réadaptation des victimes en échange de trop maigres avancées en prévention. Pire encore, l’abolition des groupes prioritaires prévus par la loi actuelle privera les milieux de travail industriels des mécanismes éprouvés depuis les 40 dernières années.

« La prévention, c’est non négociable. Ce qu’il faut, pour que le Québec cesse d’être le cancre en matière de santé-sécurité au Canada, est plutôt de ne pas seulement étendre les mécanismes de prévention à l’ensemble des milieux de travail, mais également leur donner tous les outils nécessaires à leur prise en charge. Les travailleuses et les travailleurs ne doivent pas devenir les victimes de la réforme qui semble plutôt vouloir économiser sur leur dos », déplore le vice-président de la centrale.

Des conséquences pour longtemps  

Il est minuit moins une pour bonifier le projet de loi 59, toujours à l’étude. À quand, par exemple, une vraie reconnaissance des problèmes d’épuisement au travail ? Quand va-t-on répandre les mécanismes de prévention efficaces, décentralisés avec des moyens encadrés pour les faire fonctionner ? Quand va-t-on admettre que lorsque le travail nous blesse, physiquement et psychologiquement, il faut le reconnaitre, sans tracasseries administratives ?

« Il aura fallu 40 ans pour accoucher d’une nécessaire réforme en santé-sécurité au travail. Nous sommes en train de rater un rendez-vous historique. Les conséquences du PL-59 risquent de nous affliger collectivement pour longtemps. Cette réforme ne doit pas être un affront à la mémoire des disparu-es dont nous nous souvenons en ce 28 avril », conclut-il.

Le mouvement syndical du Québec n’oublie pas la crise climatique

À l’occasion du Jour de la Terre, le mouvement syndical québécois lance le Réseau intersyndical pour le climat, qui a pour objectif d’unir nos efforts vers une transition énergétique juste pour les Québécoises et les Québécois. La crise sanitaire dans laquelle nous sommes plongés depuis plus d’un an ne doit pas nous faire perdre de vue l’urgence climatique. Toutes deux sont d’ailleurs liées. Sans surprise, les mêmes phénomènes causent les changements climatiques et augmentent les risques de pandémie. Des scientifiques mandatés par l’ONU en pleine pandémie mondiale nous avertissent d’ailleurs que des crises sanitaires encore plus graves sont à prévoir si la dégradation de la nature se poursuit. Alors que la crise de la COVID-19 devrait avoir une durée limitée, les dérèglements climatiques, eux, vont se poursuivre longtemps encore et risquent de s’aggraver : il n’y aura pas de vaccin contre la crise climatique… Le remède est connu, il faudra toutefois l’appliquer avec autant d’énergie et de diligence que la lutte contre la pandémie pour atténuer les effets de la catastrophe annoncée.

Pour contrer la menace des changements climatiques à l’échelle mondiale, des transitions vers des économies sobres en carbone doivent s’opérer. Au Québec, nous avons la chance d’être dans une position particulièrement choyée pour réussir rapidement une telle transition énergétique.

Au-delà du secteur de l’énergie, la crise climatique entraînera des transformations majeures dans l’ensemble de l’économie et dans le monde du travail. Faisons alors en sorte que la transition soit juste pour les travailleuses et travailleurs de même que pour la santé des écosystèmes.

Partout, nos organisations syndicales veilleront à ce que les transformations dans les milieux de travail n’entraînent pas de précarisation, mais bien une amélioration des conditions de vie des travailleuses et des travailleurs, ainsi que de leurs communautés. Nous visons une transition juste.

Dans les secteurs où il y a aujourd’hui la plus haute intensité d’émissions de gaz à effet de serre, il faut permettre aux travailleuses et aux travailleurs de participer avec d’autres acteurs de leur communauté à la recherche et à la mise en place de solutions locales concrètes ; la transition deviendra alors préventive et non seulement réactive. Nos modèles de travail seront à repenser pour ouvrir des perspectives de diversification économique pour nos régions. Il faudra évidemment prévoir des programmes de formation pour la requalification des travailleuses et des travailleurs qui verront leur emploi se transformer. Les travailleuses et les travailleurs ne doivent pas être laissés à eux-mêmes en raison de nos choix collectifs de transition. Il en va de notre responsabilité commune.

Pour rendre l’économie du Québec viable au regard du défi climatique, il faudra de plus favoriser les emplois d’utilité sociale et environnementale, dont les emplois du secteur public. Non seulement ils ont en général une empreinte carbone faible, mais ils ont aussi pour effet de renforcer l’accessibilité et la qualité des services publics permettant ainsi de rendre le Québec plus résilient quant aux crises, tout en favorisant une transition juste. Nous refusons en ce sens toute politique d’austérité et de privatisation des services publics. Pour soutenir une transition énergétique juste, nous revendiquons une politique fiscale plus progressiste qui redistribue mieux les richesses et qui finance adéquatement les services publics en privilégiant des initiatives porteuses pour relever le défi climatique.

Finalement, qu’importe le secteur d’emploi, les travailleuses et les travailleurs devront être informés des transformations nécessaires à la transition et prendre part activement aux décisions quant à ces changements. Du petit comité dans le milieu de travail jusqu’à celui à l’échelle québécoise et au-delà, les syndicats auront un rôle clé à jouer dans la transition.

C’est pourquoi nous avons décidé de former une alliance pour unir nos efforts en ce sens : le Réseau intersyndical pour le climat. Forts de cette alliance, nous allons partager nos expériences et déployer des initiatives conjointes pour favoriser une transition écologique juste pour le Québec. Nous souhaitons vivement que l’après-crise sanitaire soit l’occasion de refonder notre économie sur des bases plus justes et plus viables. La portée du plan de relance devrait être fondée sur cet objectif.

La planète mérite mieux. Les travailleuses et les travailleurs du Québec méritent mieux. Le Québec mérite mieux.

Andrée Poirier, présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
Sonia Ethier, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain — CSN (CCMM-CSN)
Marc-Édouard Joubert, président du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain (CRFTQMM)
Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
Nancy Bédard, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
Christian Daigle, président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)
Line Lamarre, présidente du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

STT des centres aquatiques du Québec

STT des centres aquatiques du Québec, section St-Roch
Grève discontinue: 1er, 6, 7 et 10 mars 2021

STT des centres aquatiques du Québec, section Lasalle
Grève discontinue: 1er, 5, 7 et 10 mars 2021

STT des centres aquatiques du Québec, section Varennes
Grève discontinue: 1er, 3, 5 et 10 mars 2021

Syndicat des sauveteurs et moniteurs de SODEM projet St-Laurent – CSN
Grève discontinue: 1er, 4, 6 et 10 mars 2021

 

 

Un budget intéressant, mais qui ne va pas assez loin

La CSN voit d’un assez bon œil certaines mesures annoncées aujourd’hui dans le budget fédéral attendu depuis deux ans. Elle estime toutefois que plusieurs de ces mesures ne vont pas assez loin et qu’elles empiètent sur les champs de compétence du Québec.

« Nous sommes soulagés de constater que le gouvernement entend continuer de soutenir les ménages et les entreprises en prolongeant les programmes d’aide. Le contraire aurait contribué de façon inacceptable à l’accroissement des inégalités au pays. De plus, le contexte de la COVID nous a mis en pleine figure les lacunes du régime d’assurance-emploi, le gouvernement doit réformer ce programme en profondeur », a souligné le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Transferts en santé et dans les services de garde
La CSN salue par ailleurs les sommes annoncées pour les services de garde à l’enfance qui viendront en aide aux familles du Québec et du Canada. « Cet investissement aidera les femmes à investir le marché du travail et donnera la chance aux ménages en attente d’une place en CPE, notamment aux ménages à faible revenu, de se prévaloir de services de garde de qualité. Cependant, le gouvernement du Québec devra recevoir sa part de ce nouveau transfert fédéral et l’utiliser pour parachever son réseau de services de garde subventionnés. Il faut arrêter d’ajouter des places au compte-gouttes », précise Jacques Létourneau.

Le président de la CSN souligne en outre que les transferts en santé sont encore bien en deçà du 35 % demandé récemment par le Conseil de la confédération pour permettre aux provinces d’améliorer la performance de leur réseau public. « Les besoins créés par la pandémie et par le vieillissement de la population sont énormes. Le gouvernement fédéral a une grande responsabilité à cet égard, mais avec son annonce d’aujourd’hui, les provinces peineront encore à répondre à la demande au cours des prochaines années. Bien entendu, c’est la population tout entière qui va en écoper. »

Relance économique
Le gouvernement aurait dû profiter du budget pour s’attaquer résolument à une autre crise tout aussi inquiétante que la COVID : celle des changements climatiques. « L’annonce d’aujourd’hui concernant les investissements dans les transports collectifs et les nouvelles technologies est une bonne nouvelle en soi, mais l’urgence climatique nécessite des interventions beaucoup plus musclées de la part du gouvernement. En ce sens, l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta qui continue d’être au cœur de la stratégie de développement économique du gouvernement fédéral est un réel problème. »

Le président de la CSN reproche également au gouvernement de ne pas avoir annoncé officiellement l’intégration du chantier Davie à la Stratégie nationale de construction navale (SNCN). « Avec ses huit sites de production, le chantier Davie est le plus grand au Canada. Or, depuis 2011, il n’a eu droit qu’à des contrats de conversion et d’entretien ponctuels de la part du fédéral. Il est grand temps qu’il reçoive sa part des contrats fédéraux dans le cadre de la SNCN, d’autant plus que les chantiers Irving à Halifax et Seaspan à Vancouver n’arrivent pas à respecter l’échéancier de livraison des navires. »

Finalement, la CSN regrette que la stratégie de relance économique du gouvernement fasse l’impasse sur des mesures importantes qui auraient eu le mérite de rapporter de nouveaux revenus dans les coffres de l’État. « On ne peut pas s’en remettre uniquement à la croissance économique pour générer de nouveaux revenus. Les multinationales du numérique exercent une concurrence déloyale depuis trop longtemps aux entreprises canadiennes et québécoises. Avec la COVID, leur chiffre d’affaires a explosé. Le gouvernement aurait dû profiter de la situation pour les contraindre enfin à assumer leurs charges fiscales. »

Jacques Létourneau salue néanmoins la limitation de la possibilité de déduire les options d’achat d’action, mais estime que Justin Trudeau aurait également pu choisir d’aller chercher une source de revenus intéressante en augmentant les impôts des contribuables à haut revenu et en empêchant les entreprises d’échapper à leurs obligations fiscales. « Le FMI lui-même recommande aux pays d’augmenter l’impôt des plus riches. Pourquoi les libéraux refusent-ils d’y voir ? Le gouvernement pourrait aussi trouver une source de revenus non négligeable en mettant fin à la possibilité, pour les entreprises, de rapatrier des dividendes en franchise d’impôt à partir de paradis fiscaux. Il n’a malheureusement pas démontré le courage politique nécessaire pour aller en ce sens. »