Au Centre de réadaptation en déficience intellectuelle Gabrielle-Major
La direction réclame un médiateur et maintient sa décision
Pour bien illustrer l’incohérence du discours de la direction qui avait réclamé la nomination d’un médiateur, acceptée par les syndicats, tout en maintenant sa décision de bouleverser les horaires actuellement en vigueur, quelque 75 employé-es de l’établissement ont pris le petit déjeuner dans la salle à manger des bureaux administratifs de 8 h 30 à 10 h 30, ce matin.
Devant l’attitude intransigeante de l’administration du Centre, le président de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, Pierre Lamy, présent à cet événement, s’est engagé à intervenir personnellement auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux pour lui signaler la rigidité incompréhensible de la direction et indiquer les pistes de solutions envisageables avec un report de la mise en vigueur de la décision prise. Les nouveaux horaires seront imposés à compter du dimanche 9 février prochain.
En effet, c’est face à l’intransigeance d’une direction qui refuse de les consulter et de négocier l’entrée en vigueur de nouveaux horaires de travail qui bouleversent grandement la vie de près de la moitié du personnel que les 500 salarié-es du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle Gabrielle-Major, qui dessert tout l’Est de la métropole, à partir d’une cinquantaine de points de service, dont 30 résidences, ont entrepris, depuis quelques semaines, des moyens de pression afin de faire obstacle aux modifications imposées unilatéralement. Ces moyens de pression épargnent cependant les usagers du centre.
Ainsi, à l’occasion de la tenue du conseil d’administration, le lundi 20 janvier dernier, les représentants des salarié-es de l’institution ont déposé une pétition signée par les employé-es qui s’opposent à l’imposition de nouveaux horaires de travail. Cette pétition va dans le même sens qu’un sondage mené par la direction du centre Gabrielle-Major, l’automne dernier, qui indiquait qu’un peu plus de 80 p. cent des employé-es s’objectaient à des horaires fixes comme souhaite les implanter la direction.
TROIS SYNDICATS UNANIMES
Présentement, les 250 éducateurs et intervenants en milieu résidentiel travaillent selon un principe d’alternance, effectuant leur travail une semaine pendant la journée et la semaine suivante en soirée. La direction du centre, devant certaines difficultés éprouvées à administrer sa liste de rappel sur cette base, a décidé, malgré le refus du personnel concerné, d’imposer des horaires fixes. Cette décision a suscité tellement de mécontentement que les trois syndicats présents au centre (deux affiliés à la CSN et un au SQES – local 298 de la FTQ) font front commun pour contrer cette volonté de la direction.
C’est le 7 novembre dernier que la direction avise son personnel de son intention d’imposer des horaires fixes à compter du 12 janvier. La direction devait cependant reculer devant la réaction négative des trois assemblées générales des unités de négociation qui ont rejeté unanimement la décision administrative. Elle repoussait ainsi l’entrée en vigueur des nouveaux horaires au 9 février. Le 7 janvier, pas moins de 87 personnes ont investi le bureau de la directrice générale du centre pour lui faire savoir leur opposition à son projet. Peine perdue, la direction persiste.
Les trois syndicats ont bien l’intention de maintenir la pression sur la direction du centre si elle persiste dans sa volonté malgré les démarches en cours.
Rappelons que le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle Gabrielle-Major résulte de la fusion de trois centres: Charleroi-Boyer, Les Maronniers et La Croisée.
Source : CSN 06-02-03 Renseignements : Yvan Sinotte (514) 598-2378