La Confédération des syndicats nationaux (CSN) déplore la nature de l’intervention et le manque de discernement des militaires lors de l’abordage du Tahrir, lundi soir, sur les côtes de la Grèce. Le Tahrir faisait partie d’un convoi qui devait emmener de l’aide humanitaire, principalement des médicaments, aux Palestiniens de la bande de Gaza, territoire isolé par un blocus d’Israël. Les militaires grecs ont utilisé la force pour prendre le contrôle du navire et le forcer à faire demi-tour en direction de la Grèce. « Cette action totalement injustifiée du gouvernement grec fait suite à l’intimidation d’Israël, dénonce Louis Roy, président de la CSN. Le Conseil de sécurité des Nations unies, avec la résolution 1860, dit que le blocus contre la bande de Gaza est illégal et que le blocus israélien devrait être levé. La résolution va même plus loin:elle invite la population et les organisations du monde entier à créer de nouveaux canaux d’approvisionnement pour la population de Gaza. Le gouvernement grec contrevient à cette demande. »
La CSN estime que le gouvernement Harper ne peut demeurer les bras croisés devant une telle action militaire dont ont été victimes des civils canadiens. Le devoir du gouvernement canadien est de défendre les droits et les intérêts des citoyens canadiens qui ne posent aucun geste illégal. Leur démarche est d’ordre humanitaire. La CSN considère que le Canada se doit d’avoir un rôle plus constructif et moins partisan dans le conflit israélo-palestinien.
Rappelons en terminant que l’action de la flottille de la liberté vise à mettre fin au blocus imposé par le gouvernement israélien à la population de Gaza, dont l’économie est volontairement maintenue au bord du gouffre.