La CSN est de la manifestation citoyenne du 24 septembre afin de réclamer la tenue d’une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction ainsi qu’une réforme des institutions démocratiques et du financement des partis politiques. « La CSN réclame depuis longtemps une telle commission d’enquête et depuis encore plus longtemps une réforme des institutions démocratiques, de rappeler Jacques Létourneau, vice-président de la CSN. Comme nous partageons ces deux objectifs, nous avons décidé de participer, avec les citoyennes et les citoyens qui, comme nous, souhaitent exprimer leur mécontentement devant l’inertie du gouvernement. »
Pour le représentant de la CSN, ce n’est pas étonnant que la population décide de se mobiliser, car le refus obstiné du gouvernement Charest d’instituer une telle commission, malgré qu’elle soit réclamée haut et fort par tant de monde, accroît la perte de confiance à son égard. « Fraude, corruption, collusion, perte d’expertise. Tout ce qui se trame dans l’industrie de la construction n’est pas sans conséquences sur les fonds et les services publics.
Le gouvernement doit reprendre le contrôle de la situation et nous considérons que la seule façon d’y parvenir, c’est de mettre à jour, à la face de toute la population, non seulement les combines douteuses de cette industrie, mais les noms de celles et de ceux qui permettent à un tel système de se maintenir, qu’ils soient dans l’industrie, dans la fonction publique ou au sein des partis politiques », d’affirmer Jacques Létourneau.
Outre cette commission d’enquête, la CSN souhaite que le gouvernement accélère ses travaux législatifs afin de mettre au jeu les modifications législatives portant sur les relations de travail dans l’industrie de la construction mais aussi celles concernant la Régie du bâtiment.
La CSN, fondée en 1921, représente 300 000 membres répartis dans les secteurs public et privé.