La Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM-CSN) à laquelle sont affiliés les syndicats représentants les travailleurs des usines d’Abitibi-Bowater de Kénogami, Alma, Clermont et Grand-Mère se dit satisfaite de l’adoption, par l’Assemblée nationale, de la loi 11 qui modifie la Loi sur les régimes complémentaires de retraite dans le secteur des pâtes et papier.
« L’adoption de cette législation était essentielle pour poursuivre la relance parce qu’elle scelle les ententes intervenues entre les différentes parties impliquées. Il est maintenant temps de regarder vers l’avant. Les efforts doivent désormais se concentrer sur la consolidation et le développement de l’entreprise et sur la protection des emplois », estime Alain Lampron, président de la FIM-CSN.
Dans ce contexte, comme ils l’ont déjà réclamé en commission parlementaire à Québec, les représentants des travailleurs d’Abitibi-Bowater demandent que soit mis en place le cadre législatif qui permettra la création d’un nouveau régime de retraite à risques partagés, tel que convenu dans l’entente intervenue entre les parties l’année dernière. « La mise en place du nouveau régime est retardée de façon indue. Les travailleurs qui ont contribué à hauteur de 17 % de leur rémunération globale pour relancer l’entreprise mérite qu’on s’occupe rapidement de cet aspect de la restructuration », dit Sylvain Parent vice-président la fédération syndicale.
La FIM-CSN tient à préciser qu’elle sera d’une très grande vigilance au cours des prochains mois voire des prochaines années afin, d’une part, de s’assurer que les ententes intervenues entre le gouvernement et Abitibi-Bowater soient respectées et d’autre part, d’analyser la profitabilité de l’entreprise et s’il y lieu, de réclamer des bonifications aux ententes négociées dans l’intérêt des retraités actuels et futurs.