L’Alliance sociale lance sa première déclaration commune

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Un autre Québec est possible !

L’Alliance sociale lance sa première déclaration commune

Déterminée à contrer le discours de droite de plus en plus présent sur la scène publique, une nouvelle force vient de voir le jour au Québec. L’Alliance sociale lance aujourd’hui sa première déclaration commune intitulée Un autre Québec est possible !

Cette nouvelle force participera activement aux débats qui ont cours au Québec et invite tous les groupes progressistes à s’unir autour de cette déclaration pour faire front commun en vue du prochain budget afin de mettre au jeu d’autres solutions en matière de finances publiques et de développement économique.

Mantras répétitifs et portrait déformé de la réalité

L’Alliance sociale s’inquiète d’assister, depuis plusieurs années au Québec, à l’expression d’une pensée dominante qui a pour fétiche le désengagement de l’État, la privatisation des services publics, le laisser-faire économique et l’idéologie du marché-roi, et qui a pris de l’ampleur à la faveur de la dernière crise financière et économique. Crise, faut-il le rappeler, provoquée de toutes pièces par les spéculateurs financiers de tout acabit. Et il faudrait maintenant s’appauvrir davantage afin qu’ils puissent poursuivre leurs activités comme auparavant. Nous disons non à un tel scénario.

La nouvelle alliance s’insurge également contre le portrait pessimiste et déformé voulant que le Québec vive au-dessus de ses moyens, qu’il ne soit pas suffisamment riche et qu’il soit trop endetté pour continuer à se payer les services publics actuels et des programmes sociaux plus étendus.

Infléchir la trajectoire du prochain budget

Pour les membres de l’Alliance, ce discours mensonger est colporté à la faveur de la privatisation et de la tarification des services, sur la base du principe d’utilisateur-payeur, dans le but de faire reposer directement sur les épaules des usagers une part croissante du financement de services pourtant publics. Une orientation lourde de conséquences puisqu’elle engendrerait davantage de privations pour les gens moins fortunés, affectant ainsi leurs droits sociaux et économiques fondamentaux.

Dans ce contexte, les membres de l’Alliance sociale ont décidé de s’unir afin de faire contrepoids à ce discours de droite alarmiste en faisant la démonstration qu’il est nécessaire d’avoir un État fort qui s’appuie sur une fonction publique mobilisée et compétente si l’on veut une économie dynamique et une meilleure redistribution de la richesse.

Un budget dont le cours doit être changé

En fait, l’Alliance ne vise rien de moins que l’abandon, dans le prochain budget, des mesures régressives, comme la franchise santé, présentées par Raymond Bachand le printemps dernier. On réclame la fin des compressions budgétaires tous azimuts qui mettent en péril les services à la population ainsi que des investissements publics majeurs en santé, en éducation, de même que dans les services à la petite enfance et aux personnes âgées. L’Alliance se prononce également en faveur d’un délai plus long pour retrouver l’équilibre budgétaire au Québec. « Si l’ampleur de la dette que nous léguons aux générations futures doit être prise en compte, nous devons aussi nous préoccuper de l’état dans lequel nous leur laisserons les services publics et les programmes sociaux. Cela aussi fait partie de l’équité entre les générations », écrivent les représentants du nouveau mouvement.

Des mesures économiques

Plusieurs autres souhaits animent la nouvelle alliance : l’exploitation de nos ressources naturelles dans une perspective de développement durable et de retombées économiques ; le rehaussement substantiel de la contribution du gouvernement fédéral pour soutenir les provinces tout en respectant leur champ de compétences ; des mesures fortes pour assurer la vitalité économique du Québec. Le gouvernement doit aussi valoriser le savoir-faire québécois et soutenir les entreprises de services. Ces mesures doivent être accompagnées d’un dialogue social favorisant la contribution des travailleuses et des travailleurs au développement de l’organisation du travail et de l’innovation dans les entreprises. Les employeurs devraient aussi s’engager résolument à investir dans la formation pour assurer le maintien et la création d’emplois de qualité.

Des réponses réalistes aux difficultés actuelles

Pour l’Alliance sociale, les défis du Québec sont clairs. « Nous sommes conscients des difficultés et des défis auxquels la société québécoise est confrontée, particulièrement en matière de conciliation entre économie et environnement. Nous ne laisserons pas saccager nos services publics et nos programmes sociaux et nous favoriserons le renforcement des leviers d’intervention économique de l’État. »

Autres actions publiques à venir

Outre la publication de cette Déclaration commune, les membres de l’Alliance entendent mener au cours des prochaines semaines diverses actions publiques afin d’informer et de sensibiliser la population du Québec à propos de l’alternative au discours dominant sur les finances publiques. Prochaine activité au programme : Le Rendez-vous de l’éducationqui aura lieu le 7 novembre à Montréal. On y abordera notamment la question des droits de scolarité. De plus, d’ici le printemps, des actions communes seront organisées régionalement et nationalement pour donner écho aux idées défendues par les membres de l’Alliance sociale.

Texte de la déclaration commune de l’Alliance sociale

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