Les paramédics syndiqués à la CSN en Abitibi-Témiscamingue débutent leurs moyens de pression, en appui à leurs négociations. En effet, au cours de la semaine débutant le 4 décembre sont apparues sur les portes arrière des véhicules ambulanciers des affichettes réclamant l’abolition de deux échelons dans l’échelle salariale qui s’établit sur seize ans pour en atteindre le maximum. Trop long au goût des syndiqué-es, aux dires de Serge Buttet, vice-président du syndicat CSN.
Les négociations ont débuté le 24 février dernier. Les revendications portent sur la professionnalisation, la liste de rappel, la santé-sécurité, le régime de retraite et les avantages sociaux. Une revendication touche les horaires de travail. Toutefois, elle ne vise aucunement le combat historique des horaires à l’heure. Il s’agit plutôt d’une demande assouplissant les règles de remplacement évitant de perdre des droits d’ancienneté. Les paramédics syndiqués à la CSN ont choisi de ne pas se servir de la présente négociation pour placer leur revendication historique des horaires à l’heure partout sur le territoire. Ils préfèrent attendre la conclusion de leurs négociations. Pour Serge Buttet, vice-président du syndicat des paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec-CSN : « Notre groupe appuie à 100 % nos collègues de la FTQ sur la bataille qu’ils mènent au sujet des horaires de travail. Cependant, nous sommes d’avis que ce dossier doit être traité autrement que par la présente table de négociation.»
Le comité de négociation provincial des syndiqué-es du secteur préhospitalier, affilié à la CSN, a entamé une tournée des assemblées générales à travers le Québec et sera à Amos le 15 décembre prochain pour faire le point sur les négociations avec le gouvernement. Lors de cette assemblée, les membres auront à se prononcer sur d’autres moyens de pression en appui à leur négociation.