Voici : taxonomy-csnqc_syndicat.php

Une catastrophe annoncée, selon la FEESP

L’ensemble des employé-es de soutien de la Commission scolaire de Montréal, affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), demandent aux élu-es de la CSDM de refuser toute forme d’ingérence du privé dans la construction et la gestion des écoles publiques de Montréal.

Un texte paru dans La Presse cette semaine faisait état de discussions entre la CSDM et le promoteur Christian Yaccarini pour la construction d’une école primaire dans le quartier Rosemont. Citant M. Yaccarini, le journaliste évoquait la possibilité que, à la suite de la construction de l’école par le promoteur, la CSDM s’engage à louer le bâtiment sur une période de 40 ou 50 ans. « Ce que nous avons lu cette semaine soulève beaucoup de questions. Qui assurera l’entretien de ces bâtiments qui seront loués par la CSDM ? Est-ce qu’on souhaite vraiment laisser l’entretien de nos écoles à des propriétaires privés ? » demande Gilbert Ducharme, président par intérim de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM).

Avec de nombreuses expériences catastrophiques dans les dernières années, la démonstration n’est plus à faire quant à l’échec des PPP. L’explosion des coûts et les dépassements de délais des chantiers du CHUM et du CUSM en sont les exemples les plus frappants. « Nous avons déjà, à l’intérieur de nos établissements, une infiltration sournoise du privé par la sous-traitance et ce que nous constatons, c’est que ça coûte plus cher et que le travail est donné au plus bas soumissionnaire, qui souvent néglige la qualité du travail. Nous devons absolument maintenir l’expertise dans le réseau public », affirme Rémi Desrosiers, président du Syndicat national des employées et employés de la Commission scolaire de Montréal (SNEE).

« La présidente de la CSDM, Mme Harel-Bourdon, dit défendre l’investissement public en éducation. D’ailleurs, pas plus tard que le 21 mars dernier, dans une entrevue à La Presse, elle disait vouloir passer par le budget fédéral des infrastructures pour obtenir du financement. Nous lui demandons aujourd’hui de ne pas céder à l’appel dangereux du partenariat public-privé, car des exemples récents de ce type d’alliance prouvent hors de tout doute que le public en sort toujours perdant. Nous sommes d’avis qu’il y a d’autres solutions, plus porteuses pour l’avenir des écoles montréalaises », affirme à son tour Michel Picard, président de l’Association professionnelle du personnel administratif (APPA).

Ces discussions en vue d’un premier PPP entre la CSDM et un promoteur privé surviennent après des années de compressions en éducation. « Nous sommes en plein dans la logique de l’austérité néolibérale du gouvernement de Philippe Couillard : affamer les institutions publiques pour permettre au privé de se positionner comme la seule alternative et ainsi favoriser le désengagement de l’État dans ses missions fondamentales. La CSDM ne doit pas tomber dans le piège », conclut Denis Marcoux, président de la FEESP-CSN.

À propos

L’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN), l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN) et le Syndicat national des employées et des employés de la Commission scolaire de Montréal (SNEE-CSN) représentent près de 7000 travailleuses et travailleurs pour les catégories d’emplois administratifs, techniques, paratechniques, d’adaptation scolaire, des services de garde, de même que les concierges ainsi que toutes les personnes salariées des services d’entretien de la CSDM. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

Les élèves font les frais des compressions imposées par Québec

Les représentants des trois syndicats CSN de la Commission scolaire de Montréal ont été rencontrés ces derniers jours par la direction des relations de travail qui les a informés de nouvelles coupes de postes à la CSDM. Les travailleuses et les travailleurs qui œuvrent au quotidien auprès des élèves sont très inquiets des impacts de ces nouvelles réductions de personnel. Ils craignent non seulement pour leurs emplois, mais ont aussi de grandes appréhensions quant aux conséquences directes sur les élèves. Au total, la CSDM prévoit abolir plus d’une centaine de postes dans divers titres d’emploi d’ici la fin de l’année scolaire.

« La CSDM est dans la mire du gouvernement depuis des années et souffre d’un sous-financement chronique. Ce sont les employé-es et les élèves qui font les frais des compressions successives auxquelles elle est confrontée et ce n’est certes pas la mise en tutelle envisagée par le ministre de l’Éducation qui va arranger les choses » estime Charles Allen, de l’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN), qui représente les employé-es de soutien administratif, technique, des services de garde et de l’adaptation scolaire.

La CSDM envisage de supprimer des postes de techniciennes et de techniciens en travaux pratiques, en documentation, en loisirs et en travail social, et des surveillants d’élèves, entre autres. Monsieur Allen s’oppose aux quelque 65 abolitions de postes proposées, qui s’ajoutent aux 142 abolitions des trois dernières années dans ces secteurs. Il estime qu’elles auront des effets sur la persévérance scolaire. « Ces coupes toucheront particulièrement les élèves du secteur régulier », explique le président de l’APPA-CSN. « Depuis plusieurs années, nous devons faire plus avec moins, mais là, c’est trop! Ces nouvelles suppressions auront une incidence certaine sur la réussite scolaire, tout cela alors qu’une mobilisation générale est engagée au Québec pour lutter contre le décrochage et pour promouvoir la persévérance scolaire », s’insurge le représentant syndical.

Juste répartition des ressources?

Plusieurs préoccupations sont aussi soulevées quant au partage des ressources pour les services spécialisés dans les écoles. La CSDM veut se lancer dans un projet de grande réorganisation de ses services en adaptation scolaire et semble se diriger vers une vision de gestion locale, école par école. Par exemple, des équipes de techniciens en éducation spécialisée seront appelées à se promener d’école en école, selon les besoins des quartiers. « En soi, cela semble positif, mais la CSDM a pour mission de garantir une juste répartition des ressources à travers toutes ses écoles. Qui déterminera les besoins les plus urgents? » questionne monsieur Allen. « Est-ce que ce sont les directions d’école les plus revendicatrices qui auront le plus de services? » s’inquiète le porte-parole syndical.

Avec ces nouvelles compressions, on craint également l’instabilité qui résultera des mouvements massifs de personnel. « L’école montréalaise doit composer avec des enjeux particuliers et spécifiques, notamment le fait qu’elle doive répondre à des clientèles variées. Cela demande du personnel stable, constant et compétent » poursuit le représentant syndical.

Même constat du côté du Syndicat national des employé-es (SNEE) de la CSDM qui devra composer avec une diminution importante de ses effectifs. Par exemple, en services alimentaires, 22 postes seront touchés tandis que 18 postes seront supprimés chez les ouvriers spécialisés. « La CSDM coupe directement dans les mesures alimentaires, un service direct à des milliers d’enfants dont les plus démunis » soutient Rémi Desrosiers, porte-parole du SNEE, qui s’inquiète également de l’entretien des écoles. À cet égard, les directions d’une cinquantaine d’écoles ont décidé d’amputer des heures d’entretien. « L’état de vétusté de dizaines d’écoles montréalaises fait les manchettes depuis des années et toutes ces nouvelles coupes nous empêchent d’améliorer les conditions de salubrité des écoles et ajoutent au retard des travaux de réparation et de rénovation urgents. » En outre, le représentant du SNEE estime que la CSDM n’aura d’autres choix que d’aller en sous-traitance, se privant ainsi d’une expertise importante qu’elle a développée. « Cela risque d’engendrer des coûts plutôt que de produire des économies », termine monsieur Desrosiers. Pour sa part, l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN) estime que les 6 postes de concierge qui seront éliminés vont alourdir le fardeau des employés qui, déjà, font face à plusieurs obstacles. « Il est clair que les problèmes de surcharge de travail vont s’aggraver », proteste Sylvain Paré, président de l’ACEDM. « Ça fait 20 ans qu’on nous coupe et on nous demande de faire un effort de plus. Trop, c’est trop! », fulmine le représentant syndical qui rappelle le rapport du vérificateur général du Québec, à l’automne 2012, qui pointait du doigt la piètre qualité de l’air dans certaines écoles de la CSDM. À l’époque, le vérificateur général avait notamment observé la présence de moisissures et des problèmes chroniques d’infiltration d’eau, pouvant « nuire à la santé des occupants, particulièrement celle des enfants, ainsi qu’à leur productivité ». Selon monsieur Paré, les coupes de postes de concierge auront un impact direct sur la propreté et la qualité de l’air des écoles.

À l’instar du comité de parents de la CSDM qui dénonce les compressions imposées par Québec à la commission scolaire, les trois syndicats entendent poursuivre la défense de l’école publique montréalaise.

À propos de l’APPA, du SNEE et de l’ACEDM

L’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN) compte environ 5200 employé-es de soutien administratif, technique, des services de garde et de l’adaptation scolaire, dont 3200 travaillant à la CSDM. Le Syndicat national des employé-es de la CSDM (SNEE-CSN) compte environ 800 membres, soit des travailleuses et des travailleurs aux cafétérias, des ouvriers d’entretien et des ouvriers spécialisés. L’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN) représente environ 200 concierges à la CSDM.

FEESP-CSN et CCMM-CSN

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) compte environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Son secteur scolaire représente environ 30 000 employés-es de soutien. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Une semaine de protestations

Une semaine de protestations contre la réforme des commissions scolaires

Toutes allégeances syndicales confondues, les syndicats des travailleuses et des travailleurs œuvrant à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) tiennent une semaine d’actions contre la réforme des commissions scolaires qu’entend effectuer le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc. Plusieurs scénarios sont envisagés et on ne connaît pas encore quelle sera la piste d’atterrissage de la réorganisation. Pourquoi ? Quand ? Où ? Comment ? Personne ne le sait réellement, même le ministre n’est pas en mesure de fournir des explications sur son objectif recherché… Le rouleau compresseur du gouvernement Couillard poursuit quand même son avancée implacable, coûte que coûte.

Aujourd’hui s’amorce dans toutes les écoles de la CSDM une opération signature de carte postale, laquelle expose les menaces qui planent sur le réseau de l’éducation avec le plan Bolduc. Des milliers de cartes postales signées par les personnes œuvrant à la CSDM seront ainsi envoyées au ministre pour lui signifier l’opposition unanime que suscite sa restructuration.

Les syndicats de la CSDM croient que le projet du ministre aura pour effet de déstabiliser les écoles, de réduire les services, d’augmenter les coûts et d’exclure des élèves. Les membres de l’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN), de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (CSN), du Syndicat national des employé-es de la CSDM (CSN), de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal (FAE) et du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (CSQ) participent à cette opération.

Dénonciation publique et manifestation

L’opposition à la réforme Bolduc se poursuivra mardi, alors qu’une dénonciation publique intersyndicale s’effectuera tandis que jeudi, pendant que le ministre doit rencontrer la Fédération des commissions scolaires du Québec, une manifestation organisée par les trois syndicats de personnels de la CSDM affiliés à la CSN aura lieu devant les bureaux du ministère de l’Éducation à Montréal, rue Fullum.

Il s’agit d’un enjeu qui touche les élèves au premier chef. Il faut s’opposer à la réforme Bolduc pour des motifs de démocratie, d’efficacité et financiers.

Une décision improvisée et incohérente du ministre Bolduc

Le rouleau compresseur du gouvernement Couillard continue son avancée implacable et c’est maintenant au tour des commissions scolaires de faire les frais du plan libéral.

Après des compressions de 150 M$ imposées lors du budget provincial de juin dernier, qui s’ajoutent aux efforts de 640 M$ depuis quatre ans , voilà que le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, veut procéder à un dépeçage en règle des commissions scolaires, faisant passer leur nombre de 72 à 46 à l’échelle provinciale. À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), cela se traduira par un transfert de 40 % des élèves vers la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.

« Cela a toutes les apparences d’être une vendetta contre la CSDM qui a refusé d’appliquer des compressions budgétaires supplémentaires, voulant éviter de pénaliser davantage les élèves en protégeant les services qui leur sont offerts », soutient Denis Marcoux, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). Il faut rappeler qu’en juillet dernier, avec l’aval du ministère de l’Éducation, la CSDM avait adopté son budget pour 2014-2015, qui anticipait un déficit de près de 30 M$. Toutefois, le ministère était revenu sur sa position, exigeant de la commission scolaire qu’elle retranche son budget de 9 M$, ce qu’elle a refusé de faire. « Il y a lieu de s’interroger sérieusement sur la démarche actuelle qui motive le ministre puisque des informations nous indiquent que la fusion des commissions scolaires, en 1998, avait été extrêmement onéreuse », ajoute monsieur Marcoux. Le quotidien Le Soleil nous rappelle, ce matin, que la fusion a occasionné des dépenses de 70 M$ plutôt que de produire les économies escomptées de 100 M$. « Quel est le véritable objectif de cette opération? », se questionne le président de la FEESP-CSN.

Du côté des syndicats qui représentent les travailleuses et les travailleurs de la CSDM, on est des plus préoccupés par les impacts de cette réorganisation. « Ça fait des années que nous sommes dans la mire du gouvernement, les compressions se succèdent et nous faisons face à des problèmes grandissants », se désole Charles Allen, président de l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN), qui représente près de 5300 membres, dont environ 3500 à la Commission scolaire de Montréal. Pour leur part, Normand Viau, du Syndicat national des employé-es de la CSDM (CSN), et Sylvain Paré, de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (CSN), craignent que ce nouveau découpage alourdisse encore plus le fardeau des employé-es, qui doivent composer avec une foule de difficultés, que ce soit la surcharge de travail, le manque d’équipement ou l’état de vétusté des écoles. « Il est clair que la fusion annoncée aura pour effet d’aggraver la situation », s’insurge monsieur Viau. « C’est une véritable catastrophe qui se prépare dans les commissions scolaires aux prises avec un sous-financement dramatique depuis plusieurs années », ajoute monsieur Paré.

Un portrait montréalais particulier

L’école montréalaise fait face à des défis particuliers et spécifiques puisqu’elle doit répondre à des clientèles variées : élèves de milieux défavorisés, élèves en difficulté d’apprentissage et élèves de l’immigration en apprentissage du français. « Le transfert de 40 % des élèves issus de la CSDM vers une autre commission scolaire aura, entre autres, pour impact d’accentuer la proportion d’élèves provenant de milieux défavorisés à la CSDM. La mission de la commission scolaire sera d’autant plus complexifiée compte-tenu de cette réalité socio-économique », insiste Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN.

« Est-ce vraiment prioritaire de procéder à une grande réorganisation des structures des commissions scolaires alors que cela risque d’affecter substantiellement les services aux élèves, surtout, qu’il n’y a vraisemblablement aucune économie au bout du processus ? », conclut madame Daigneault.

À propos

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) compte environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services public et parapublic. Le secteur scolaire représente environ 30 000 employés-es de soutien présents dans 31 commissions scolaires francophones et 2 commissions scolaires anglophones, notamment la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Pour sa part, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Les 7000 employé-es encore plus inquiets pour l’avenir de l’école montréalaise

Les syndicats représentant près de 7000 employé-es du personnel non enseignant de la CSDM se montrent très inquiets pour l’avenir de l’école montréalaise. En effet, à l’occasion de l’assemblée des commissaires tenue hier soir, des compressions budgétaires ont encore été décrétées, enfonçant ainsi dans le marasme le réseau scolaire, déjà aux prises avec un sous-financement et des compressions à répétition qui affectent directement les services aux élèves depuis des années.

« Nous sommes déçus de constater que les commissaires ont fait volte-face et ont acquiescé en grande partie à la commande politique et idéologique du ministre de l’Éducation et du ministre des Finances. La semaine dernière, la présidente de la CSDM avait plutôt indiqué vouloir mettre son pied à terre et refuser les compressions additionnelles de 9 millions », se désole d’entrée de jeu Charles Allen, président de l’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN). « Il n’y a plus rien à couper, la chair autour de l’os n’existe plus, il ne reste que l’os! Ainsi, parce que la CSDM est la plus grande commission scolaire du Québec, celle qui compte le plus d’élèves défavorisés, le plus d’élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage et le plus d’élèves allophones. Ces élèves ont besoin de services particuliers. Or, ces compressions additionnelles d’au moins 3,6 millions que l’on impose viendront directement sabrer ces services, ce qui est inacceptable », proteste Charles Allen.

L’annonce de la vente d’immeubles est bien accueillie par les leaders syndicaux, mais soulève plusieurs questionnements. « On prend quatre millions de dollars de la vente des immeubles pour réduire les compressions. C’est bien, mais où ira l’argent résiduel? Cela manque de transparence et de vision pour la suite des choses », se questionne Sylvain Paré, président de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN). Rappelons que la CSDM dispose d’un parc immobilier beaucoup plus âgé que partout au Québec, qui a souffert des compressions répétées ces dernières années. « La situation est déplorable : il y a un déficit d’entretien qui perdure, qui a occasionné des problèmes de qualité de l’air et qui a des conséquences catastrophiques sur la santé des élèves et du personnel. Assez, c’est assez! » fustige Sylvain Paré.

Les représentants syndicaux s’interrogent sur le choix du moment pour faire cette annonce, faite à un jour du déclenchement des élections scolaires. « On veut ménager la chèvre et le chou : accepter la commande idéologique de compressions additionnelles du ministre de l’Éducation, tout en tentant de dire du bout des lèvres que cela ne convient pas », décrie Normand Viau, président du Syndicat national des employées et des employés de la commission scolaire de Montréal (SNEE-CSN) « Et pendant qu’on impose ces coupes insensées et que l’on maintient le sous-financement de la CSDM, le ministre de l’Éducation maintient le financement public aux écoles privées. C’est indécent! » s’indigne Normand Viau.

« Les mesures de redressement imposées par ces compressions additionnelles précarisent tout le monde, tant au niveau des besoins pédagogiques qu’à celui de la santé, et hypothèquent de plein fouet les citoyens montréalais de demain », de conclure les trois leaders syndicaux.

À propos de l’APPA-CSN, l’ACEDM-CSN et le SNEE-CSN

L’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN), l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN) et le Syndicat national des employées et des employés de la Commission scolaire de Montréal (SNEE-CSN) représentent près de 7000 travailleuses et travailleurs pour les catégories d’emplois administratifs, techniques, para techniques, d’adaptation scolaire, des services de garde et de surveillance de dîner, de même que les concierges ainsi que toutes les personnes salariées des services d’entretien ménager et d’entretien physique, du transport et des cafétérias de la CSDM.

Rapport accablant de la Direction de santé publique

La Direction de santé publique de Montréal vient de publier un rapport accablant relativement à l’impact des moisissures et de la qualité de l’air de l’école Baril sur la santé des enfants et du personnel. Selon ce dernier, 75 % des membres du personnel et 58,5 % des élèves sont affectés par des problèmes de santé reliés à la qualité de l’air de l’école.

Les syndicats représentant le personnel de la CSDM, affiliés à la CSN, estiment que la situation est d’autant plus critique que l’école Louis-Riel, qui a servi à relocaliser les occupants de l’école Baril, est aussi à l’origine d’ennuis de santé, comme l’a démontré une étude effectuée en 2006. Le président de l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN), Charles Allen, précise que ce nouveau rapport de la DSP confirme qu’il est urgent que le gouvernement du Québec accorde de l’importance à la situation particulièrement critique du parc immobilier de la CSDM. « La protection de la santé du personnel et des élèves de la CSDM ne peut pas plus longtemps être mise de côté pour des considérations politiques ou financières. Nous avons besoin que la CSDM dispose de 100 millions de dollars par année, pendant 10 ans, pour régler les problèmes de moisissures et de qualité de l’air.  On ne parle pas ici de travaux esthétiques, mais bien d’assurer des lieux de travail et d’enseignement exempts de risques pour la santé des élèves et des employé-es. Plusieurs membres du personnel de la CSDM sont en contact régulier et depuis de nombreuses années avec des locaux contaminés. Ils risquent de connaître des séquelles pour le reste de leur vie. L’État a la responsabilité d’agir. »

Les représentants des employés de la CSDM affiliés à la CSN entendent poursuivre les efforts pour soutenir la commission scolaire afin qu’elle obtienne de Québec les sommes nécessaires à la réparation des écoles. Ils comptent aussi sur l’implantation d’un comité de vigie, conjointement avec la CSDM, pour mettre en place un suivi rigoureux des inspections de bâtiments, des analyses de qualité de l’air et des façons de faire lors des travaux et des relocalisations dans les écoles aux prises avec des problèmes de qualité de l’air.

Rappelons que l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN), le Syndicat national des employées et employés de la CSDM (CSN) et l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (CSN) font partie des organisations fondatrices de la Coalition pour des écoles saines à la CSDM avec le Comité central des parents de la CSDM, l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal et le Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (CSQ).

La coalition compte  plus de 50 organisations membres qui regroupent plus de 150 000 personnes.