Une voix populaire contre la « réingénierie » de l’État
La « Coalition J’ai jamais voté pour ça » voit le jour à Montréal
À l’appel de la Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire (Trovep) de Montréal, un regroupement composé de groupes populaires, communautaires, altermondialistes et syndicaux de la région de Montréal a annoncé, hier, la création de la Coalition J’ai jamais voté pour ça , qui vise à contrer le plan de «« réingénierie » du gouvernement Charest. Cette coalition démontre que la résistance au projet de « réingénierie » de l’État ne se limite pas aux groupes syndicaux mais qu’un nombre croissant de mouvements sociaux sont en colère et s’unissent pour conjuguer un rapport de force contre ce gouvernement qui n’écoute et n’accepte comme seul lobby le patronat et ses représentants. La coalition exige le retrait ou du moins le report de l’adoption des projets de loi déposés cet automne. De plus, la coalition exige que ce gouvernement procède avec une réelle consultation publique.
Au-delà de toutes revendications sectorielles, le regroupement veut unir les forces populaires pour amorcer un blitz d’interventions contre cette démolition des acquis sociaux. Aussi, il en appelle la population à un grand rassemblement devant le bureau du premier ministre Charest le dimanche 14 décembre, à 13 h (rendez-vous à l’angle des rues McGill College et Sherbrooke).
La coalition veut rappeler que jamais la population n’a donné à Jean Charest le mandat dont il se réclame pour procéder à sa transformation de l’État. La campagne électorale de M. Charest était pleine de promesses : concernant le domaine de la santé et de l’éducation ; le maintien des garderies à 5 $, le soutien aux plus démunis, et le tout devait être empreint de compassion et d’une supposée écoute de la population… Les citoyennes et les citoyens, quel que soit leur vote du 14 avril dernier, sont de plus en plus nombreux à joindre les rangs de celles et ceux qui n’ont « jamais voté pour ça ». La volte-face du premier ministre et son entêtement à la poursuite de la « réingénierie » de l’État sans respecter la population a provoqué la fin de la paix sociale au Québec et, s’il continue en ce sens, il devra en payer le prix, car comme le dit si bien l’adage : « Qui sème le vent, récolte la tempête ».
Source : Conseil central du Montréal métropolitain– CSN – 08-12-2003
Pour renseignements : Claire Pagé, Conseil central du Montréal métropolitain – CSN, (514) 598-2012, claire.page@csn.qc.ca