Sans contrat de travail depuis le 1er novembre 2012, les employé-es du Loblaws de Place Rouanda, syndiqués à la Fédération du commerce-CSN, ont déclenché une grève depuis cet après-midi. Amorcées le 4 décembre 2012, les négociations tenues en fin de semaine n’ont pas permis de faire progresser les pourparlers de façon significative et les travailleuses et les travailleurs ont fait ce triste constat dimanche, en assemblée générale, lors de la présentation de l’offre finale de l’employeur, valide jusqu’au 9 juin à minuit. Pour le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec, Donald Rheault, il s’avère évident que Loblaws n’avait aucun intérêt à convenir d’un règlement avant la période des vacances. « Après plus de six mois de discussions, le syndicat fait toujours face à des demandes de reculs », explique le président du conseil central. La stratégie de Loblaws est fort simple, en janvier, la compagnie a proposé de nombreux reculs et depuis ce temps, certains sujets sont revenus au statu quo, certains avec quelques minces améliorations, tandis que d’autres n’ont même pas bougé. Dans les circonstances, après trois mois de moyens de pression permettant le maintien du service à la clientèle, le syndicat a décidé que le temps était venu de passer à autre chose, de poursuivre Donald Rheault. Dans la région, trois renouvellements de convention collective ayant tous un point commun : aucune reconnaissance du travail effectué par les travailleuses et les travailleurs depuis de nombreuses années et aucune sensibilité de Loblaws envers la clientèle, privée d’épicerie, si ce n’est un discours public pour protéger une image. Les travailleuses et les travailleurs n’acceptent pas de revenir en arrière dans leurs conditions de travail. Dans ce dossier, comme dans les autres, les syndiqué-es sont prêts à faire certains compromis, acceptant même quelques reculs, mais il est clair que ceci ne se fera pas seulement dans un sens. La porte est toujours ouverte pour la négociation, en fait, pour que celle-ci s’amorce réellement.