Sous une formule originale et piquante, le comité LGBT+ a invité les congressistes de la diversité et leurs allié-es à un épisode des Pas’sages – Radio Queer, « faux-vrai podcast » animé par Moe Thibodeau et Francis Boudreault.
Plusieurs thèmes ont été abordés dans l’ouverture et la bienveillance, dont les fondements de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres. En naviguant dans l’actualité à suivre ou ne pas suivre, à travers le hockey du Canadien et de la Victoire, en passant par Sophie Durocher, qui fait la crise du bacon à cause d’Angine de Poitrine, nous avons exploré plusieurs sujets éclectiques.
L’histoire d’Albert Smith (voir ci-bas) a servi d’amorce à une série d’échanges sur le sexe biologique, sur l’identité de genre, sur la vaste pluralité de l’expression des gènes et des chromosomes X et Y, puis des caractéristiques sexuées qui peuvent aussi migrer durant la puberté. Une seule posture sera de mise : l’ouverture, toujours, même si l’on ne comprend pas toujours.
Les animateurs ont spontanément téléphoné à Bernard Drainville et Simon Jolin-Barrette pour leur suggérer respectivement de mettre de l’avant les toilettes publiques mixtes et de consulter la communauté LGBTQ+ quand ils décident de lancer des projets de loi qui touchent les membres de la diversité.
Le comité a tenu à souligner le départ à la retraite de Dominique Dubuc, militante aguerrie du comité ainsi que celui de Donald Picotte, également militant de longue date.
Même avec podcast, les membres de la diversité et leurs allié-es ont passé un super bon moment.
L’incroyable histoire d’Albert Smith
Dans un livre intitulé The Miracle Maid, Thom Racine, ancien policier de Cornwall en Ontario, enquête et retrace l’histoire étonnante d’Albert Smith, connu aussi sous le nom d’Albertine Lapensée, l’étoile des étoiles. En 1916, Albertine devient une vedette du hockey féminin canadien alors que la guerre de 1914-1918 éloigne les hommes des patinoires. Entre autres, le 27 janvier 1916, Lapensée se démarque lors d’un match en marquant 23 buts. En 2 saisons, 123 buts lui seront attribués.
À un moment, l’athlète disparaît. Racine retrouvera ses traces aux États-Unis, lieu de sa mort. Sur sa pierre tombale, son nom réel, Albert Smith, sera aussi retracé sur son acte de naissance révélant son sexe masculin. Cette légende nous révèle qu’Albert Smith était fort probablement une personne intersexe. Nous ne le saurons toutefois jamais, puisqu’il n’a jamais choisi son identité de genre.
Pour en savoir plus : https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/12820/albertine-lapensee-hockey-feminin-mystere-disparition-intersexualite