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68e Congrès

Bilan de la mobilisation : trois années de luttes, de gains et de solidarité

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En fin de journée, la vice-présidente responsable de la mobilisation, Katia Lelièvre, a rendu un hommage appuyé aux milliers de travailleuses et de travailleurs qui ont tenu tête à leurs employeurs au cours des trois dernières années. Son message : la mobilisation est plus qu’un mot à la CSN – elle est notre identité, notre moteur et notre force collective.

Depuis mai 2023, 800 syndicats ont vécu une grève ou un lock-out, un nombre sans précédent qui témoigne de l’intensité des luttes menées partout au Québec. Dans un contexte marqué par l’inflation, la pression sur le coût de la vie et les demandes patronales toujours voraces, les membres de la CSN se sont tenus debout pour défendre des conditions de travail justes et dignes.

Le discours a évoqué plusieurs conflits marquants du mandat, du Front commun dans le secteur public à la négociation coordonnée de l’hôtellerie, en passant par les CPE, les casinos, Metro, Presto Libre-Service, Olymel, General Dynamics, le Jardin de Robi, les employé-es d’entretien des sociétés de transport de Montréal et Québec ou encore des conflits de longue haleine comme ceux de Béton Provincial et de Renaud-Bray. Partout, un même fil conducteur : la solidarité. Celle qui permet de « tenir la minute de plus », sur les lignes de piquetage, dans les campagnes de financement et grâce à l’appui concret des conseils centraux, des fédérations et des salarié-es de la CSN.

La vice-présidente a également dénoncé l’offensive antisyndicale du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), notamment par l’adoption de lois visant à limiter le rapport de force syndical, et ce, de diverses manières. Malgré ces attaques, la CSN n’a pas reculé : elle s’est organisée, mobilisée et battue dans les milieux de travail, dans la rue et devant les tribunaux.

Au-delà des conflits de travail, le mandat a aussi été marqué par des campagnes sociales et politiques importantes. Qu’il s’agisse de défendre le caractère public du système de santé et de services sociaux, de soutenir les médias, de lutter contre les discours haineux, les inégalités, la crise du logement ou les reculs en immigration et en éducation, la CSN a multiplié les alliances avec des groupes progressistes, communautaires, féministes, écologistes et étudiants.

En conclusion, le discours invitait les membres à poursuivre cette tradition de solidarité qui anime la CSN depuis plus d’un siècle : continuer à « tenir la minute de plus » pour améliorer les conditions de travail, défendre les droits collectifs et bâtir un avenir plus juste pour les générations à venir. Parce que la CSN est syndicaliste. Point.

 

Pour plus d'information, contacter la CSN.