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Sans convention depuis 2023

Les juristes de la CDPDJ envisagent la grève

1 9sept2026

Après avoir adopté un mandat de grève générale illimitée vendredi dernier, les avocates et les avocats de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) interpelleront les porte-paroles des différents partis politiques en matière de justice, qui prendront part cet après-midi à un débat organisé dans le cadre du Sommet québécois pour l’état de droit, à Montréal.

À quelques jours d’une intégration forcée au sein de la fonction publique entraînée par l’adoption du projet de loi 7, les avocates et les avocats de la CDPDJ n’ont toujours pas réglé leur convention collective pour la période allant du 1er avril 2023 à aujourd’hui.

Pour la vingtaine d’avocates et d’avocats de l’organisme, les répercussions de cette négociation sont majeures, signale la présidente du Syndicat des employé-es de la CDPDJ, Marie-Iris Légaré : « Non seulement elle doit fixer leur rémunération des trois dernières années, mais elle doit également déterminer comment se fera leur intégration dans la structure salariale de la fonction publique – et donc leur rémunération pour le reste de leur carrière. Dans le contexte de l’intégration forcée des avocates et avocats à la fonction publique, l’absence d’entente sur une convention collective échue depuis le 31 mars 2023 risque en outre de les priver de tout droit de négociation. »

Les positions patronales n’ont pas changé depuis plus de 18 mois malgré tous les efforts consentis par la partie syndicale à la table de négociation. Une prochaine rencontre de conciliation doit avoir lieu le 16 septembre. Si aucune avancée réelle vers une entente n’est enregistrée d’ici là, une grève générale illimitée pourrait être déclenchée dès le 18 septembre, prévient le syndicat.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, le gouvernement en place doit conclure cette négociation sans plus de délai. « Malgré nombre de critiques et de contestations légitimes, le gouvernement de la CAQ a décidé d’aller de l’avant en portant atteinte à l’indépendance d’une institution pourtant chargée de veiller à l’application de la Charte québécoise des droits et libertés. La moindre des choses serait de conclure la négociation entreprise avec ses salarié-es, qui attendent un nouveau contrat de travail depuis plus de trois ans. »

À propos

Le Syndicat des employé-es de la CDPDJ représente les 160 travailleuses et travailleurs de la Commission, dont 19 conseillères et conseillers juridiques. La convention collective de ces derniers est échue depuis le 31 mars 2023. Les avocates et avocats de la CDPDJ sont engagés, au quotidien, dans la promotion et la défense des droits et libertés de la personne. Ces juristes luttent contre la discrimination et pour l’égalité, travaillent contre l’exploitation des personnes âgées ou handicapées, défendent les droits fondamentaux — tels que la liberté d’expression ou le droit au respect de sa vie privée ― le droit à l’instruction publique gratuite, le droit au logement, etc. et veillent en outre au respect des droits des enfants, particulièrement des enfants parmi les plus vulnérables de la société en besoin de protection.

Le syndicat est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Pour information :François L’Écuyer Service des communications de la CSN 514 949-8973 francois.lecuyer@csn.qc.ca