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Un conflit qui aurait pu être évité

Les profs-pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy déclenchent la grève

photo pompiers

C’est aujourd’hui que les enseignantes et enseignants du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN passent à l’action. Après plus d’un an de négociations et trois ans sans convention collective, les profs-pompiers déclenchent une grève de deux jours à compter d’aujourd’hui.

Ce conflit aurait pourtant pu être évité. La semaine dernière, les membres ont lancé un ultimatum clair à l’employeur : une entente devait intervenir avant le 9 septembre, à défaut de quoi une grève de deux jours serait déclenchée.  Mais, l’employeur n’a toujours pas convoqué le syndicat à une séance de négociation.

« L’employeur avait une semaine pour nous convoquer et négocier. Il avait une semaine pour trouver des solutions. Il n’a rien fait. Et maintenant, il essaie de jouer à la victime, alors qu’il refuse simplement d’assumer ses responsabilités, dénonce le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret. Ça fait plus d’un an qu’on négocie. On aurait pu régler cette convention collective depuis longtemps si l’employeur avait réellement voulu avancer. Nos membres ont été patients. Ils ont fait leur part. Maintenant, c’est terminé, demain, nous serons en grève. »

Une organisation du travail qui n’est plus acceptable

Au cœur du conflit : un manque de prévisibilité dans l’organisation du travail qui impose une pression inutile aux enseignantes et enseignants.

Les profs-pompiers doivent pouvoir connaître leurs horaires et leur charge de travail suffisamment à l’avance pour être en mesure de planifier leur travail, préparer leurs cours et assurer un enseignement de qualité. Pourtant, les problèmes de planification persistent.

La situation s’est détériorée à tel point qu’à seulement une semaine du début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas précisément leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais pas quand ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient, ni comment leur semaine serait organisée.

Ce n’est pas une façon acceptable d’organiser le travail de professionnel-les de l’enseignement.

« On parle ici de personnes qui doivent préparer des cours, organiser leur travail et assurer la formation de futures pompières et de futurs pompiers. On ne peut pas leur demander d’être disponibles sans leur donner la moindre prévisibilité sur leur propre horaire, affirme la vice-présidente responsable par intérim du regroupement privé de la FNEEQ–CSN, Saleha Hedaraly. Les enseignantes et enseignants ont été patients et ont négocié de bonne foi. L’employeur, lui, avait encore une occasion de démontrer qu’il voulait régler. Il a choisi de ne pas la saisir. »

Plus d’un an à attendre des solutions

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) appuie sans réserve les profs-pompiers dans leur décision de déclencher la grève.

« Ces enseignantes et enseignants n’ont pas demandé la lune. Ils demandent de pouvoir effectuer leur travail dans des conditions qui permettent une organisation normale et prévisible du travail pour améliorer la qualité de l’enseignement. Après trois ans sans convention collective et plus d’un an de négociations, ils ont assez attendu, affirme le vice-président au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Pierre Emond. L’employeur avait le temps de négocier. Il avait été prévenu. Il connaissait la date de la grève. Il avait toutes les cartes en main pour éviter le conflit. Il a choisi de ne pas agir. Maintenant, les membres passent à l’action et nous serons avec eux. »

Les enseignantes et enseignants sont disponibles pour négocier et souhaitent toujours parvenir à une entente. Mais après plus d’un an de négociations, plusieurs années sans convention collective et l’inaction de l’employeur depuis l’annonce du mandat de grève, les membres considèrent que la grève est devenue nécessaire.

La grève se terminera demain, le jeudi 10 septembre en fin de journée.

Pour information :Jérôme Godbout, conseiller à l’information 581 398-0093 jerome.godbout@csn.qc.ca