La centaine de salarié-es de l’épicerie IGA de Lavernière débrayent pour la troisième fois en autant de semaines. Cette fois-ci, ils entament une séquence de trois jours qui se terminera le 17 juillet en soirée.
« Je pense qu’on est dû pour parler de respect. L’argent est là. C’est le CA de l’épicerie qui a décidé que les travailleuses et les travailleurs ne méritaient pas de gagner plus. Pourtant, tout le monde a droit à la dignité », s’exclame David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.
Dans les dernières années, l’IGA Coop l’Unité a affiché des surplus annuels allant de 1,2 à 1,5 million de dollars, ce qui représente un total de 8 426 405 $, uniquement pour la période de 2020 à 2025.
« C’est simple, si j’étais seule je ne pourrais pas faire vivre ma famille avec ce salaire. Comment est-ce qu’on peut justifier de maintenir des gens qui travaillent à temps plein sous le seuil de la pauvreté ? », demande Patricia Prince, présidente du syndicat.
« Après deux jours de conciliation, on avance à pas de tortue. Le CA a le pouvoir de mettre fin à la grève si seulement il décide de donner des mandats de négociation sérieux », explique Steeve Bouchard, trésorier de la Fédération du commerce–CSN.
« Cette troisième séquence de grève est tout à l’honneur des salarié-es qui se sont tenus debout de façon exemplaire jusqu’ici. Ils sont déterminés sur les lignes de piquetage et on sent que la population est massivement derrière les grévistes », ajoute Nolan Boudreau, vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.