« Tout le monde est brûlé. Tout le monde est en surcharge. On exige de nous que nous réalisions le travail de deux, trois personnes. Le chronomètre nous suit partout. On en est à restreindre le temps qu’on donne aux familles en deuil. Chronométrer le soutien
« Les mesures budgétaires du gouvernement sont complètement insensées. Un gel des subventions salariales pour les Contrats d’intégration au travail (CIT), c’est un appauvrissement pour les personnes vivant des situations de handicap. On coupe aussi dans les programmes d’adaptation de domicile et de soutien à domicile.
« L’austérité n’a pas pour but de rétablir l’équilibre des finances publiques. Ce n’est pas l’erreur de gouvernants qui ont lu les mauvais économistes, qui ont des “ornières idéologiques”. C’est un projet délibéré qui vise à détruire les structures de solidarité sociale que nous nous sommes
« Je le sais bien que la brutalité policière est omniprésente dans les manifestations et dans la société en général. Je regarde les images à la télévision et sur Internet et ça me dégoûte profondément. Mais lorsque c’est ton propre fils qui vient te dire qu’il
« Je suis agent de planification, de programmation, et de recherche à l’Agence régionale de la santé de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Avec l’entrée en vigueur de la loi 10, on n’avait aucune idée de ce qui arriverait à nos postes, nos dossiers et notre
« L’austérité, ce n’est pas nouveau pour la Cinémathèque québécoise. Ça fait plus de 20 ans qu’elle connaît un sous-financement chronique. On a beau lui reprocher d’être méconnue par le public, c’est justement un manque de financement qui limite sa capacité de propager son travail. La
« Je suis art-thérapeute. J’ai plusieurs contrats un peu partout à Montréal avec différents groupes communautaires et agences de santé. Il y a trois semaines, j’ai appris que les compressions budgétaires forçaient un de mes clients à abolir deux programmes de soutien envers des groupes marginalisés
« Je n’en peux plus de vivre sous le seuil de pauvreté. D’emprunter de l’argent à ma famille. Je veux être autonome. Je ne devrais pas être forcée de choisir entre mes médicaments et ma nourriture. Comment est-ce qu’un gouvernement peut se permettre de délaisser ses
« Je vivote, je calcule sans cesse, je coupe mes portions. Tout augmente, mais pas mes revenus. J’en suis malade. J’ai peur pour mon avenir. J’ai peur pour le bien-être des organisations communautaires qui me défendent. Ça ne se vit pas. J’en ai assez d’être toujours
« Moi, mon rêve dans la vie, c’est de payer des taxes. Depuis deux ans, j’essaie de reprendre ma vie en main, de refaire mon image, d’être «embauchable». Mais sans préavis, on m’a retiré mon admissibilité au programme de subvention salariale. C’est un programme qui encourage
« Personne ne veut se retrouver à l’hôpital. C’est l’endroit où nous vivrons probablement nos moments les plus pénibles, mais nous y vivrons également des moments de renouvellement et de guérison. Quand les gouvernements considèrent le réseau de la santé et des services sociaux comme une
« Les effets de l’austérité se font déjà sentir dans mon entourage. Avec la hausse de tarification des centres de la petite enfance, j’ai des amies qui doivent se priver de manger pour être en mesure de nourrir leurs enfants. Le système de santé, déjà affaibli
« Immigrer au Québec, ce n’est pas gratuit. J’ai dû économiser beaucoup d’argent pour m’installer ici, il y a trois ans. Mais c’est un choix que j’ai fait parce qu’on nous promettait une meilleure vie. Après, on arrive et il n’y a pas d’emploi. Personne n’embauche,
« Ma mère était sans emploi depuis plusieurs mois, elle prit alors la décision de retourner aux études pour améliorer son français. Le programme de francisation lui rembourse l’équivalent du salaire minimum qui, honnêtement, n’est aucunement suffisant pour une mère qui s’occupe de trois enfants, dont
« On nous parle souvent d’austérité comme si c’était un nouveau concept. Ce ne l’est pas. L’austérité, on en vit chez nous depuis plus de vingt ans déjà. Chaque année, on se serre la ceinture. On « coupe dans le gras ». Il n’y en a
« C’est bien que le ministre Bolduc se plie finalement aux voix des parents qui s’opposaient à son découpage improvisé de la Commission scolaire de Montréal. Mes enfants auraient pu voir leur école alternative “nature” démantelée, et ce, sans aucune explication. On s’est installés à Pointe-Saint-Charles
« Après avoir mis fin à une relation abusive, je me suis inscrite pour retourner aux études au printemps 2013. Vu l’état précaire de mes finances, j’ai fait une demande d’aide financière aux études (AFE), mais malgré le fait que je réside au Québec depuis plus
« C’était avec fierté que j’ai choisi de m’établir au Québec. On m’avait fait comprendre que c’était la seule province au Canada où il y avait du financement garanti pour les groupes communautaires qui ont comme mandat d’aider les nouveaux arrivants au Québec à s’intégrer, s’adapter
« J’utilise encore les services d’alphabétisation de Lettres en main 15 ans après mon inscription au programme. C’est important pour moi de continuer d’apprendre et de ne pas me fier aux notions acquises. Les organismes qui viennent en aide aux analphabètes ont déjà si peu de
« On nous annonce une annexion forcée de nombreuses écoles de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeois (CSMB), alors qu’aucune consultation auprès des parents concernés n’a été menée. Pourquoi ? La CSDM n’est pas parfaite, mais elle connaît bien notre territoire
« Tout le monde est brûlé. Tout le monde est en surcharge. On exige de nous que nous réalisions le travail de deux, trois personnes. Le chronomètre nous suit partout. On en est à restreindre le temps qu’on donne aux familles en deuil. Chronométrer le soutien
« Les mesures budgétaires du gouvernement sont complètement insensées. Un gel des subventions salariales pour les Contrats d’intégration au travail (CIT), c’est un appauvrissement pour les personnes vivant des situations de handicap. On coupe aussi dans les programmes d’adaptation de domicile et de soutien à domicile.
« L’austérité n’a pas pour but de rétablir l’équilibre des finances publiques. Ce n’est pas l’erreur de gouvernants qui ont lu les mauvais économistes, qui ont des “ornières idéologiques”. C’est un projet délibéré qui vise à détruire les structures de solidarité sociale que nous nous sommes
« Je le sais bien que la brutalité policière est omniprésente dans les manifestations et dans la société en général. Je regarde les images à la télévision et sur Internet et ça me dégoûte profondément. Mais lorsque c’est ton propre fils qui vient te dire qu’il
« Je suis agent de planification, de programmation, et de recherche à l’Agence régionale de la santé de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Avec l’entrée en vigueur de la loi 10, on n’avait aucune idée de ce qui arriverait à nos postes, nos dossiers et notre
« L’austérité, ce n’est pas nouveau pour la Cinémathèque québécoise. Ça fait plus de 20 ans qu’elle connaît un sous-financement chronique. On a beau lui reprocher d’être méconnue par le public, c’est justement un manque de financement qui limite sa capacité de propager son travail. La
« Je suis art-thérapeute. J’ai plusieurs contrats un peu partout à Montréal avec différents groupes communautaires et agences de santé. Il y a trois semaines, j’ai appris que les compressions budgétaires forçaient un de mes clients à abolir deux programmes de soutien envers des groupes marginalisés
« Je n’en peux plus de vivre sous le seuil de pauvreté. D’emprunter de l’argent à ma famille. Je veux être autonome. Je ne devrais pas être forcée de choisir entre mes médicaments et ma nourriture. Comment est-ce qu’un gouvernement peut se permettre de délaisser ses
« Je vivote, je calcule sans cesse, je coupe mes portions. Tout augmente, mais pas mes revenus. J’en suis malade. J’ai peur pour mon avenir. J’ai peur pour le bien-être des organisations communautaires qui me défendent. Ça ne se vit pas. J’en ai assez d’être toujours
« Moi, mon rêve dans la vie, c’est de payer des taxes. Depuis deux ans, j’essaie de reprendre ma vie en main, de refaire mon image, d’être «embauchable». Mais sans préavis, on m’a retiré mon admissibilité au programme de subvention salariale. C’est un programme qui encourage
« Personne ne veut se retrouver à l’hôpital. C’est l’endroit où nous vivrons probablement nos moments les plus pénibles, mais nous y vivrons également des moments de renouvellement et de guérison. Quand les gouvernements considèrent le réseau de la santé et des services sociaux comme une
« Les effets de l’austérité se font déjà sentir dans mon entourage. Avec la hausse de tarification des centres de la petite enfance, j’ai des amies qui doivent se priver de manger pour être en mesure de nourrir leurs enfants. Le système de santé, déjà affaibli
« Immigrer au Québec, ce n’est pas gratuit. J’ai dû économiser beaucoup d’argent pour m’installer ici, il y a trois ans. Mais c’est un choix que j’ai fait parce qu’on nous promettait une meilleure vie. Après, on arrive et il n’y a pas d’emploi. Personne n’embauche,
« Ma mère était sans emploi depuis plusieurs mois, elle prit alors la décision de retourner aux études pour améliorer son français. Le programme de francisation lui rembourse l’équivalent du salaire minimum qui, honnêtement, n’est aucunement suffisant pour une mère qui s’occupe de trois enfants, dont
« On nous parle souvent d’austérité comme si c’était un nouveau concept. Ce ne l’est pas. L’austérité, on en vit chez nous depuis plus de vingt ans déjà. Chaque année, on se serre la ceinture. On « coupe dans le gras ». Il n’y en a
« C’est bien que le ministre Bolduc se plie finalement aux voix des parents qui s’opposaient à son découpage improvisé de la Commission scolaire de Montréal. Mes enfants auraient pu voir leur école alternative “nature” démantelée, et ce, sans aucune explication. On s’est installés à Pointe-Saint-Charles
« Après avoir mis fin à une relation abusive, je me suis inscrite pour retourner aux études au printemps 2013. Vu l’état précaire de mes finances, j’ai fait une demande d’aide financière aux études (AFE), mais malgré le fait que je réside au Québec depuis plus
« C’était avec fierté que j’ai choisi de m’établir au Québec. On m’avait fait comprendre que c’était la seule province au Canada où il y avait du financement garanti pour les groupes communautaires qui ont comme mandat d’aider les nouveaux arrivants au Québec à s’intégrer, s’adapter
« J’utilise encore les services d’alphabétisation de Lettres en main 15 ans après mon inscription au programme. C’est important pour moi de continuer d’apprendre et de ne pas me fier aux notions acquises. Les organismes qui viennent en aide aux analphabètes ont déjà si peu de
« On nous annonce une annexion forcée de nombreuses écoles de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeois (CSMB), alors qu’aucune consultation auprès des parents concernés n’a été menée. Pourquoi ? La CSDM n’est pas parfaite, mais elle connaît bien notre territoire