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Le syndicat dénonce la fermeture annoncée de la psychiatrie à l’Hôpital du Saint-Sacrement

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CIUSSS de la Capitale-Nationale (CSN) dénonce la fermeture annoncée de la psychiatrie à l’Hôpital du Saint-Sacrement. « Nous avons appris plus tôt cette semaine, en même temps que tout le monde, la fermeture planifiée de la psychiatrie à l’Hôpital du Saint-Sacrement », indique Richard Boissinot, président du syndicat. « Nous dénonçons cette mesure précipitée et improvisée qui ressemble fort à une forme de sous-traitance et de privatisation ».

L’employeur a annoncé la nouvelle mercredi aux salariés: l’urgence psychiatrique sera fermée le 17 novembre, suivront les unités de psychiatrie qui seront fermées en deux temps, soit une vingtaine de lits en janvier 2019 et le reste en juin 2019. Les employé-es ne savent pas encore ce qui leur arrivera à court et à moyen terme. De plus, le plan de la direction, pour remplacer l’hospitalisation et répondre aux réels besoins de la communauté en matière de psychiatrie est pour le moins flou. « On parle de suivi intense à domicile, mais on ne sait rien de ce qui sera organisé concrètement », dénonce Richard Boissinot, qui voit le recours annoncé à des ressources intermédiaires comme une forme de privatisation.

« C’est toujours la même chose en santé: on fait des annonces et on chambarde les services sans avoir de plan précis pour la suite », dénonce le président du syndicat. « Elle est où l’urgence de fermer la psychiatrie? Pourquoi ne pas avoir mis en place les nouveaux services, fait des tests, voir comment ça fonctionne concrètement plutôt que d’aller de l’avant sans savoir? On joue avec le monde, on prend des risques inutiles, tant pour les patients que pour les employés ».

Pour le syndicat qui représente les préposé-es aux bénéficiaires et les agentes administratives touchés par la fermeture, le discours de la direction du CIUSSS, voulant qu’il ne s’agisse pas d’une coupure et qu’il y aura des réinvestissements dans la communauté est un leurre. « On nous a fait le coup régulièrement dans le passé: on excuse des coupures en faisant miroiter un réinvestissement éventuel, mais ça ne se matérialise jamais, les coupures sont immédiates, mais le réinvestissement est hypothétique », résume le président. « La réalité concrète dans un an c’est qu’il y aura moins de lits en psychiatrie à Québec, la population ne sera pas mieux desservie, elle y perd au change ».

Le syndicat n’en restera pas là. « Dès la semaine prochaine, nous allons rencontrer les employé-es touchés afin de déterminer les suites », conclut M. Boissinot.