C’est à 97 % que les travailleuses et travailleurs du IGA d’Alma ont adopté une entente de principe prévoyant une hausse salariale de 1,50 $ l’heure la première année, leur permettant ainsi de dépasser le seuil des 20 $ au sommet de l’échelle. Il s’agit de la première entente à survenir dans la négociation coordonnée des marchés d’alimentation de la CSN.
« C’est une hausse significative dans le domaine des supermarchés, on est habitués à quelques sous de hausse alors là, ça va paraître à la fin du mois », explique la présidente du syndicat, Sylvie Bergeron.
Les syndiqué-es obtiennent également une modification importante quant au fonctionnement de leur échelle salariale. Traditionnellement, les hausses du salaire minimum provoquaient systématiquement un recalcul des échelons, ce qui ramenait les employé-es vers le bas de la grille. Les travailleuses et les travailleurs pourront désormais atteindre le sommet de l’échelle en quatre ans. Plusieurs d’entre eux ne réussissaient toujours pas à s’y rendre après plus de 16 000 heures travaillées.
« Les travailleuses et travailleurs du IGA d’Alma viennent instaurer un nouveau seuil minimal pour cette ronde de négociation. Partout à travers le Québec, on veut mettre en place un meilleur standard pour les gens dans les épiceries », explique le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.
« Au Saguenay, on a beaucoup d’épiceries syndiquées CSN. On se serre les coudes, ça nous permet d’avoir un meilleur rapport de force face aux employeurs. Notre mission c’est de faire connaître ça partout au Québec », conclut la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay.
La négociation coordonnée des marchés d’alimentation de la CSN regroupe 16 autres syndicats d’épiceries au Saguenay–Lac-Saint-Jean, aux Îles-de-la-Madeleine, à Chibougamau, dans Québec–Chaudière-Appalaches et au Cœur-du-Québec. Ces derniers négocieront dans les deux prochaines années avec leurs employeurs respectifs et porteront une plateforme de demandes communes.







